IL n’y a pas de cabinet noir.

Cela fait maintenant deux mois que ça dure. J’avais eu l’occasion de mentionner mes considérations au sujet des sentiments « éthiques » qui semblent animer par dessus tout les tenants de la bonne conduite, ceux qui sont prêts à sanctionner tout de suite tout manquement à la tartufferie/morale. Il y a plus, maintenant, et on vient de franchir un nouveau stade.

L’histoire du « cabinet noir », bouton sur lequel peut être on tarda à appuyer, mais le livre n’est sorti qu’hier, active une nouvelle étape, un nouvel élan, comme on dit en politique.

Je parle bien sur de « Bienvenue place Beauveau », cité par François Fillon le 23 Mars.

Les interviews des auteurs du livre semblent similaires à ceux des auteurs des confidences variées du président mais révèlent de nouveaux aspects, qui furent, il me semble, cachés par l’apparente transparence absolue des « déballements » précédents. Le caractère organisé, explicite et contrôlé des confidences précédentes, qui décrédibilisèrent si fortement le pauvre monarque déjà bien mal en point ne contenaient évidemment rien des informations précises que récoltait l’appareil d’état au service de son chef. Rien sur les écoutes menées manifestement à charge et exposées maladroitement au public par une grosse prétentieuse traitée de guenon par une justiciable renvoyée devant  un tribunal guyanais (on n’est jamais trop impartiale dans ces matières). Rien sur les remontées systématiques des données financières de toutes sortes, rien sur le contrôle des oppositions, sur celui des ennemis politiques proches.

Rien bien sur, mais cela ne sera pas dit tout de suite, sur les nominations de « magistrats » à un parquet (soumis au pouvoir) « financier » dont la lutte contre la corruption semble acharnée: des centaines d’affaires, toutes plus importantes les unes que les autres, dont la succession Wildenstein (un échec total, au fait), les affaires Guéant et Dassault et qui concernent surtout des affaires de fraude fiscale, élément fondamental de l’accusation et de la répression, l’état spoliateur devant se défendre, il y a tracfin pour ça.

Ce parquet financier fut instauré à la suite de l’affaire Cahuzac et posa un problème au juristes, certains auraient préféré un renforcement des moyens existants, un bras supplémentaire à la pieuvre étatiste du parquet qui il faut le rappeler n’est PAS indépendant pouvant sembler forcé, pour le moins. La majorité vota la chose. Point de fronde ici.

On passera sur l’affaire Cahuzac, la justice n’ayant pu démontrer, malgré la prison ferme infligée, la nature de l’enrichissement, celle ci trouvant sa source dans une corruption de grande ampleur liée à la gestion du remboursement des médicaments dans la suite des politiques de santé généreuses mises en oeuvre dans les années quatre vingt. Mis en cause de manière sporadique (un éclat seulement, pour solde de tout compte) le cadavre encore fumant de Rocard fit justice de la grande corruption socialiste, celle qu’un magistrat nommé par Taubira, bien sur absolument intègre, impliquée et surtout proche de la retraite est chargée de solder avant de s’intéresser, sur la fin, à beaucoup plus grave.

Pour finir, la preuve de l’absence du cabinet noir serait l’aplomb de Cahuzac qui dénoncé par médiapart réussi à « mentir »4 mois (Décembre 2012-Mars 2013) au président avant de démissionner. Tu parles ! Défendu par les  amis de Valls et de Strauss Kahn (Fouks, Hommel), avant et après, il est la preuve vivante, au contraire,  de l’efficacité du cabinet à nommer puis à maintenir en fonctions un corrompu notoire…

Mais la victime principale de l’activisme hollandais dans ses chiottes obscures pendant toutes ces années fut Nicolas Sarkozy. Responsable manifeste, et cela ne semble pas faire de doutes, d’une signature de comptes de campagne parfaitement excessifs, en violation manifeste de la loi. Attaqué de toutes parts, avec un nombre d’affaires incroyable, rien ne lui a vraiment nui pourtant. Les juges qui hésitèrent des mois, voire des années pour le mettre en examen, puis  au tribunal pour ces questions, décidèrent dans l’heure de ruiner l’inqualifiable, l’activité insuffisante, puis excessive, de Pénélope. Une seule raison pour l’urgence, explicitée par le juge: le candidat peut être élu et échapper à la justice.

Car bien sur il ne convient de dénoncer les turpitudes de l’adversaire qu’au bon moment. Gardé au frais pour la bonne bouche (la veille de l’élection), le renvoi de Sarkozy devant les tribunaux passé inaperçu a du être remplacé dans l’urgence. Ce n’est pas un cabinet c’est un orchestre doté d’un chef.

Y a t-il un seul média qui nous informe de cela ? Aucun. De temps en temps des journalistes publient des livres avec des articles refusés. Qu’en disent les médias après avoir passé rapidement sur les accablantes démonstrations ? Qu’il n’y a pas de cabinet noir, d’où le titre.

Une émission avec des journalistes, le C dans l’air d’après l’accusation contre Hollande, avec Ghislaine Ottenheimer rédacteur en chef du merdia « Challenges » révèle un aspect de ce qui justifie la justice tout à fait intéressant.

D’abord les lapsus: on a un inconscient puissant qui parle. Au sujet d’Angot, Fillon n’a pas été très bon, euh elle n’a pas été très bon (35:30). Et l’accusation se déclanche. Il y a quand même « eu une instruction » (une enquête par le parquet, suivie d’une mise en examen immédiate, sans travail du juge), et les preuves n’ont pas été produites (aux merdias, seuls juges bien sur) du travail de l’épouse.

Mon utilisation du mot « merdia » peut sembler outrée, outrageante, ou excessive. Elle ne l’est pas et nous en sommes là: la frénésie haineuse inconsciente d’une journaliste sans nuances ni doutes, éperdue à manipuler, à expliquer. Par exemple, et c’est tout à l’honneur du caractère « économique » du torche cul que cette salope administre (appartenant au groupe Perdriel, il est le magazine économique cousin de l’Obs, en chute d’audience constante depuis des années), elle évoque la « révolte du peuple », devant « l’homme qui veut faire souffrir quand même les petits ».

Une telle profondeur de l’analyse de l’état de son pays, de son économie, des propositions faites pour la changer saisit l’attention. Où sommes nous? Dans quel monde vivons nous?

Toutes les justices se mélangent donc, y compris la justice sociale et nous y sommes ce sont celles de mon pays.

Et moi je n’ai pas droit d’évoquer le viol de la dame par mes chiens ? Ce fantasme là me procure autant de plaisir que celui qu’elle semble manifester à aligner ses « opinions » mais la société est tolérante seulement envers certaines de ses déviations.

Une précision: cette attitude n’est pas celle de Bruce Toussaint, plus dans son rôle d’animateur ironique, qui qualifie les « moments de télévision » plus que les regrets que cela « n’ait pas marché » (ghislaine, tu est un peu désappointée, hein grosse truie pourrave?).  Cela pour dire que ma conception du journalisme est celle de l’analyste détaché, attaché à son indépendance, la vraie, pas celle du partisan caché qui n’exprime que les relents de ses organes. Connue pour ses conflits avec la droite, la connasse déjantée hystérique qui me navre déshonore son sexe, son métier et son parti. Pour finir, elle informe: il est impossible de faire campagne, ils se font arracher leur tracts… Qu’il y n’y ait AUCUN incident de ce type rapporté, cela est sur, est sans doute du au silence complice des merdias… Va t-on organiser des émeutes? La salope parle pourtant de Filteris, et évoque que les choses ne sont pas sures. Le doute habite la gauche: sans doute une ultime tentative de mobiliser, alors que les sondages, plus que jamais sont totalement incertains.

Continuons avec la police. Le « cabinet noir » est donc nié comme réalité. L’instrumentation des écoutes, des rapports, avec les noms qui sont cités est accablante, saisissante, mais, et l’auteur du livre est formel, « on n’a pas trouvé » de cabinet noir. Seul Fillon est coupable de diffamation et Hollande va porter plainte, c’est sur, contre un lecteur (un seul) du livre…

Pas d’enquête: la justice ne peut rien, le président est inattaquable. C’est bien pour cela qu’il faut attaquer les candidats, on l’a vu, c’est la justice des choses… Ce président là avoue mépriser les juges, et confessa qu’il commandita des assassinats. Trahi par tous, isolé dans un château qui se vide au grès des nominations de complaisance, il continue de pérorer et d’agir, et donc cela est certain, il n’y a pas de « cabinet noir ». Le mépris qui l’entoure est universel, on va le remplacer par son premier conseiller, et tous ses ministres vont changer de chef.

L’allusion à l’indignité de Fillon, et la démission immédiate du ministre de l’intérieur (bienvenue place Beauveau…), montre le message, finalement assez clair: quand le candidat a failli, il faut le remplacer au pied levé, seule importe la politique à mener…  Il est assez surprenant de voir que dans le cas de la gauche, il s’agit bien de continuer à ne rien faire, et cela satisfait beaucoup de monde. Dans le cas de la droite, il s’agit, c’était l’objet du pupuch pré Trocadéro, d’en changer pour quelque chose de plus centriste. Le reportage sur les « jeunes avec Fillon » qu’on décrivit comme tous passés chez Macron, illustre la chose…

Une telle clarté dans la volonté de changer l’opinion, en décrivant les radicalisés (on ne l’est que chez Fillon) comme enfermés dans une haine atroce, tout cela hors de toute considération programmatique est accablant.

Un mot sur la bonne Coignard, au courant de tout et persuadée: le cabinet noir n’étant pas efficace, n’existe pas. Un livre qu’on n’a pas écrit, c’est comme un article qu’on n’a pas lu…

L’émission se termine en évoquant les vieux couples comparés à l’amour du peuple pour la politique: on se réconcilierait aux anniversaires nous dit le sondeur calme sosie de Pierre Tchernia et acharné (depuis longtemps) à mal sonder Fillon. Et bien c’est toute la question.

La dispute maintenant est avec les merdias. La partie de l’opinion dont je fais partie a totalement cessé d’aimer ses médias, les méprise, s’en défie et les ignore. L’âge de l’information a cessé d’être poli et respectueux. Ce que les vieux courtois semblaient redouter plus que tout, bizarrement, mais avec raison, va pouvoir maintenant se produire et je vous en préviens: ça finira mal. La dernière occasion de rester dans le normal nous est offerte. Après ce sera l’aventure. Allez Fillon ! C’est toi l’aventure !

P.S. Non évènement, le livre n’évoque bien sur rien quand à l’image du président dans l’opinion, et aussi de celle des conseillers et ministres qui l’on accompagné cinq ans et qui se préparent, libérés du mal, comme s’ils s’étaient purgé de DSK une deuxième fois, à remettre ça dans les formes. Les phrases citées n’inquiètent personne, il n’y a pas, on vous le redira encore, de cabinet noir.

« Sarkozy  je sais tout ce qu’il fait » déclaré par Hollande rendit les auteurs du livre sur de l’existence du cabinet noir, dont il n’arrivèrent pas à prouver les dates de réunion… Le reste, l’existence d’un « système complexe et ramifié » de remontée des informations judiciaire, cela est normal, on vous le dit il n’y a pas de cabinet noir.

La dénonciation de celui de Mitterand, à qui Hollande avait appartenu en son temps, avec en plus l’écriture d’un livre manipulateur de l’opinion qu’il commandita de sa propre initiative (bien sur) est à peine évoquée. Vie privée graveleuse à protéger, instrumentalisation de la police, tout cela ne compte pour rien, n’est pas une habitude, et ne doit pas être mentionné, cela pourrait irriter le cabinet noir.

 

Chuck Berry était français !

Chuck Berry est mort. Et bien c’était un immense poète et un gigantesque guitariste et l’un des grands génies du XXème siècle.

On passera sur Johnny B. Good et Nadine et puis on commence. Par Sweet Little Sixteen, et aussi Memphis Tenessee, qui introduisent toutes les deux à quelque chose d’incroyablement émouvant et qui tient à un authentique sentiment relatif au passé et qui est la marque même de ce qu’on appelle l’art. En plus, il y a la musique. Et puis il y a le reste, tout le reste…

L’homme est un musicien, un guitariste génial, l’inventeur de ce que c’est que la guitare électrique utilisée en solo et en puissance pour un nouveau son, celui là:

Les 4 blancs qui s’agitent assis autour d’une nappe à carreaux se terminent sur la puissance de la guitare, nous sommes en 1959. Dix ans après, c’est Woodstock et c’est Chuck Berry qui a tout fait.

Mais d’abord, des excuses, celles qu’il fait à Beethoven, à Paris:

 

I ask him to forgive us… Incroyablement rapide et virtuose, il se révèle digne du vieux boche sourd, en jeunesse, en fraicheur et en talent. Sur le nouvel instrument, celui du siècle, il rend le plus magnifique hommage et en plus fait le con, comme le black superficiel, bourgeois timide emprunté hors sol, et surtout, surtout sur de son immense génie. En costard, tout le monde assis, il déchaine ce qu’il y a de plus nouveau et de plus dingue dans ce qui s’appelle le rock and roll.

 

Mais il y a aussi les trucs français. Il faut citer l’une des scènes les plus démentes du cinéma, le twist de Chuck Berry:

 

Bien sur les interprétations en concert sont différentes et en live en 1972 à Londres:

 

Car Chuck Berry est Français en fait ! La preuve, il vient du sud, de Louisiane. En fait il est de Saint Louis, Missouri, mais tout ça c’est pareil, c’est la France. Il est mort à Saint Charles, en plus.

 

Hélas pas d’image de concert pour l’incroyable chanson, « filets de gombo », et les « yankee nights are cold and longs ». Mais le son électrique magnifique et toute la puissante nostalgie, ah que c’est bien, oh Louisiana…

Bien sur il y a les lyrics disponibles partout et le plus long et le plus mystérieux d’entre tous:

 

On ne peut que terminer là et continuer à se balancer là dessus. Il y a des thèses à faire, sur les types qui ont vécu leur vie comme ça.

http://www.songlyrics.com/berry-chuck/talking-about-my-buddy-lyrics/

« I could be happy with you only ’cause I see all of them in you »

Il faut ajouter dans les détails de sa biographie que comme François Villon, il alla en prison pour braquage. Il fut aussi proxénète (de la petite teen apache Janice Escalante) et voyeur avec caméras dans les toilettes de son restaurant…

Mais le grand truc fut que l’inventeur du rock and roll du son premier succès au country, et oui, il fit par démagogie de la musique pour blancs ! Maybellene est en effet tiré de « Ida red » une scie country bien grasse. Inutile de dire que la version Berry est un tout peu plus rock, mais l’esprit y est. « Ida red Ida red !  » plus le solo de guitare, c’est tout le truc…

Les mélanges musicaux chez Berry sont en fait incroyablement variés entre le calypso le plus gras et le blues le plus black qui soit. Et toujours les textes les plus magnifiques, le soir qui tombe c’est même dans Johnny B Goode et hop on danse.

Une mention spéciale à « right off the Rampart Street », une ode à la guitare électrique, et puis c’est en France, à New Orleans…

Sometimes a Go-Go girl come in with him, she be shakin’ out a Mojo beat
That old boy sure pick some old mean guitar right off Rampart Street

Stays crowded every time he’s there, people come there from near and far
I don’t think nobody knows his name, they just know it’s a Go-Go guitar
They just know it’s a Go-Go guitar

Way down south in Louisiana, up under the Delta heat, child
Go see that old boy play his guitar right off Rampart Street
Right off Rampart Street

 

 

 

 

Les caractères

Les épisodes exceptionnels de la vie sont l’occasion de mesurer les caractères. Des facettes différentes des personnalités peuvent alors s’exprimer et confirmer ou pas les jugements à priori que l’on pouvait faire à leur sujet.

On passera sur toutes mes estimes à priori, De Castries (l’ex PDG d’AXA, pour qui tout ça c’est de l' »écume », Florence Portelli, Gérard Larcher, Bruno Retailleau, Caroline Cayeux, Bernard Debré, ils sont là depuis le début et ils le restent.

Mais j’avoue être comblé par la journée d’hier. Jamais à un tel point, mon instinct ne fut aussi bien confirmé, rassuré, satisfait: en gros, tous les personnages politiques de droite qui ont fait défection soudainement étaient de ceux que je considérais comme suspects et antipathiques. Deux exceptions dans deux sens différents: Thierry Solère, qui par fidélité à Lemaire s’en va (mais il a le pied dans le plâtre), et Nadine Morano, qui en bonne sarkozyste, mais aussi par bonne nature, se refuse à condamner. La « conne de Bedos » mérite le respect. Un point aussi à l’estimable Eric Woerth: il a connu ça et fut défendu par son premier ministre, même passé par Sarkozy, comme Chatel d’ailleurs et qui fait preuve du même sérieux, ils oeuvrent avec calme et dignité. Mention à Barouin et Jacob impavides. Ciotti, que je n’aime pas, tient son rang. Wauquiez, que je déteste, semble détester les trahisons et le dit clairement, il a au moins ça pour lui. Honneur à la droite ! 

Tous les autres, je dis bien tous les autres étaient des personnalités faibles et antipathiques à mes yeux et je me désolais qu’ils nous soutiennassiassent. Qu’ils aillent se faire foutre, ce sont des cons et des lâches et je leur chie dessus: je le savais !

Virginie Calmels, qui couche avec Chartier, se permet de chialer à Juppé, c’est une honte, elle parle mal et doit disparaitre. J’avoue ne pas calculer Chartier, s’il trahissait cela m’arrangerait…

Et puis Dati, qui bien sur bien que sarkozyste en profite pour baver encore (en plus d’une possible balance) et aussi sur Anne Meaux dont elle avait pourtant eu les services. La vipère cornue, la chienne à milliardaire ne peut s’empêcher de mordiller de ses dents rayées par tous les parquets et tous les métros: nature oblige !

Estrosi  le « motodidacte », le petit râleur qui fit tous les allez retours possibles, démagogue et craintif, a des états d’âmes, on pouvait s’en douter, le maire de Nice ne peut être qu’un pourri ambigu, il ne dissuade pas les gens de partir, appelle à renoncer aux manifestations. Un mélé, un « zizi ».

Darmanin, l’arabe de service, immortel auteur d’une proposition de taxe hallal, se permet après avoir tenté de venter le 39 heures payé 39 par ignorance et vilainie, de se plaindre d’avoir mal au front ! Un petit paltoquet sarkozyste, un taré comme dirait Fillon. Qu’il souffre.

Stéphanini lui est un « nini »: il part en parlant de son éviction par Seguin pour cause de mise en examen (il était à l’époque de la bande à Juppé). Décevant, mais symptomatique: qui a trahi, trahira, ce n’était qu’un truqueur, il continue de mentir.

LeMaire, dont je n’arrivais pas à concevoir qu’il fut partie prenante de la politique étrangère de Fillon, alors qu’il y a bien d’autres germanophones dans ce pays, a trahi le premier jour: chiasseux de première, lui qui a salarié sa femme à ne rien faire du tout et qui le revendiqua se comporte comme toute sa personne ne pouvait que le suggérer. Empoulé et veule, cette merde prétentieuse se déshonore une nouvelle fois. Chacun de ses « fransouahah » me donnait envie de le frapper, sa vie politique est maintenant vraiment finie, qu’il aille se faire mettre !

Bournazel, la petite tapette LR, et tous ses copains les juppéistes, Boyer en tête, avec ce crétin vulgaire d’Apparu, se précipitent vers leur idéal qu’il s’étaient rentré dans le cul lors de la primaire. Même si cela est impossible et que leur vieux condamné pour emplois fictifs le refuse, ils en rêvent encore. Leur lamentable connerie infamante crève les yeux: des singes, des rats, des cloportes et je les conchie ! Fabienne Keller, qui a défendu le mariage pour tous, ne veut pas qu’on attaque la justice et explique qu’on était d’accord et que la primaire consistait à choisir la meilleure personne: le féminin de plus de cinquante ans positionné au centre, deux ans de travail avec Juppé, un cul  d’une fausseté !

Et puis Lagarde ! Le parangon de l’ambitieux centriste provincial, ennemi de tout ce qui n’est pas son slip, tellement méchant et pourri qu’il règne sur l’un des quatre partis du centre qu’il a fait exploser de dégout en prétendant être le frère de la directrice du FMI. Une roulure, le fils de Macron si c’était possible.

NKM a le bon gout de ne pas trahir pour l’instant, elle a la reconnaissance du ventre, on verra, elle cèdera, je le prévois, à moins que je ne me trompe. Pécresse se défile au moins en partie, la traitresse peut trahir à n’importe quel moment.

Georges Fenech, l’ahuri aux gros yeux de merlan traitrissime, qui fit déjà un aller retour et qui se répand partout pour dire que la manif au trocad sera violente, est le pire de tous: il signa député le changement de prescription. Ex magistrat, il est ce qu’il y a de pire, de plus infâme, de plus pourri. Je lui couperais bien les couilles moi même !

Ne parlons pas de Lelouche, le faux cul menteur et traitre, tellement con qu’il donna son parrainage à Fillon juste avant de trahir pour Sarkozy à la primaire. On ne le lui avait pas enfoncé dans le cul lors de la victoire, union avec la droite oblige, on va pouvoir le faire cette fois ci, avec le gravier que cette salope mérite.

Mention spéciale au président du conseil supérieur de la magistrature, employeur d’un coiffeur très cher à plein temps, qui nomma toute sa promotion à l’ENA (sauf de Castries et Villepin) à des postes inutiles et ruineux: il fut cinq ans gage de l’exemplarité et le rappelle avec sa voix de minable levrette, on l’avait oublié.

Tous ces gens qui se confondaient en politesses juste après la primaire, c’était un crève coeur d’avoir leur soutien, et il cassaient l’ambiance au delà du possible. Les vrais fillonistes, les « canal historique », ceux qui vibraient aux discours sur la Liberté dès le mois d’Aout se retrouvent enfin seuls et cette fois ils ont un peuple entier à séduire. Ils ne vont pas manquer de gagner encore une fois, et cela ne sera pas fini ! Ils auront alors cent jours pour tout foutre en l’air et ne vont pas s’en priver.

Un signe: le logo enflammé de « force républicaine » le parti de l’homme seul des trois dernières années est bien mis en évidence. Il y a un chef et il y a le parti de ses partisans exclusifs et fanatiques et il va se présenter devant les tous les français. On va gagner, le contraire devient inenvisageable. C’est d’ailleurs la leçon de la première primaire à droite: elle ne fut que l’occasion de faire fermer leur gueule aux jeans foutres: qu’ils disparaissent eux et leur partisans éplorés. Le gagnant prend tout et il n’y avait rien à négocier, on fera comme ça la prochaine fois aussi.

C’est donc aujourd’hui l’anniversaire d’un homme remarquable qui se bat avec l’assentiment d’une foule d’anonymes et de gens de caractère qui ne veulent pas se dédire et qui assument leur choix envers une action politique puissante et souhaitable et qui sera menée j’en suis certain. J’ai l’honneur de faire partie d’entre eux.  A nous la victoire, nous avons jeté à la mer tous les boulets, nous allons pouvoir mieux farter notre coque et border nos voiles à notre guise. C’est parti mon kiki et vive Fillon, bon anniversaire et à demain !

 

P.S. Cette  histoire de justice qu’on attaque, et qui est le pain béni des juppéiste au cul en faux papier oublie deux choses: d’abord qu’aucune institution judiciaire n’a serait ce que répondu aux critiques d’illégalité concernant de surprenantes attaques et tout le monde le dit, contre un candidat en campagne, ensuite que l’attaque porte bien sur le gouvernement en place, totalement discrédité, tordu et rejeté par tous, organisateur de la curée et qu’on fait semblant de respecter encore quelques mois. Le centrisme respectueux n’a plus court et pourrait faire face à la révolte dans peu de temps. Drapés dans leur morale faite des vomissures de la corruption qu’ils protègent, il sont les gens qui changent d’avis au grès de leur carrière. Ces gens n’ont pas de caractère, je les emmerde et méprise.

 

P.S.2 Après la splendide manif, une marseillaise en plein soleil et un lundi à se soumettre, les rats minables ligués avec leur mauvais perdants de chefs condamnés ou à condamner viennent donc de s’en reprendre une et on ne leur pardonnera jamais, on a mauvais caractère.

L’Algérie: une leçon d’économie

A propos de la déclaration carabinée de Macron sur les crimes contre l’humanité dont serait responsable la colonisation, de la réaction de Bernard Lugan(1)  à ce sujet et de l’oeuvre de Daniel Lefeuvre(2) sur la question, il convient de rappeler à ce propos que la colonisation et en particulier la colonisation de l’Algérie fut absolument ruineuse pour la France, couta des fortunes à l’Etat, ne rapporta rien, se fit en dépit de tout bon sens et fut une erreur géopolitique séculaire majeure dont les conséquences demeurent au détriment de la France.

On commencera donc par les absurdes subventions que l’on fit un siècle à la colonie, protégeant ses prix et l’en rendant ainsi exclusivement dépendante. Tout ce qu’on peut imaginer de pire comme encouragement à une économie primitive, de fait non productive, de fait chère, fut réalisé pour notre édification en économie. Notre édification? Hélas ! La leçon d’économie que nous fut administrée il y a soixante ans par la fin de la ruineuse affaire algérienne ne servit apparemment à rien. Les mêmes illusions, les mêmes préjugés absurdes règnent partout, dans tous les esprits dans tous les partis. Ils sont faux, à rebours de la vérité, mensongers et inexacts; ils enfument, persuadent et polluent les cerveaux et les esprits.

La chose est pourtant claire et couvre aussi, c’est sur, deux autres domaines et « paradoxes » eux moins connus, mais ressortant du même principe général: les questions des hydrocarbures et de l’immigration.

Pour faire court: le pétrole découvert à la fin des années cinquante en Algérie est à l’époque non rentable, de moindre qualité qu’en Libye, et fut exploré et foré à nos frais. Cela couta cher, ne rapporta rien et d’ailleurs ne rapporte toujours rien: c’est le gaz découvert bien plus tard qui fit la fortune de l’Algérie post coloniale, que dis je la fortune, la seconde partie de la ruine, la rente qu’elle donna à la bande d’imposteurs assassins qui en tira profit stérilisant définitivement l’économie de la malheureuse Algérie. Rien ne s’y fit, rien ne s’y développa, ni agriculture ni industrie, il n’y règne que le communisme nationalisé, c’est à dire le désert subventionné réprimé par l’armée.

La question de l’immigration est du même type: venus en France protégés par leur « statut » de pseudo français les travailleurs algériens d’avant l’indépendance, faiblement éduqués et qualifiés ne servirent qu’aux productions inférieures c’est à dire à maintenir viable les faibles productions, celles qui ne rapportent ni aux salariés, ni aux patrons, ni à la nation. C’est le principe bien connu de la basse qualité qui ne favorise, contrairement à tous les poncifs, que la misère.

Car si la force et la violence suffisait pour garantir la richesse et bien ce serait l’Afrique noire qui serait la puissance dominante: partout des exactions, la guerre, la violence et l’esclavage, mais aussi, bien sur la misère et pauvreté générale. Il n’y a bien sur de prospérité que dans la paix, la justice et les hauts salaires. La subvention à la misère est une bêtise et une folie.

L’immigration maghrébine fut délibérément menée de part et d’autre de la méditerranée au nom de tous les faux principes, de toutes les fausses nécessités, pour le malheur des gens, la faiblesse des nations et la perversion de l’économie. Non les travailleurs non européens ne servirent pas au développement pendant les trente glorieuses: elles les stérilisèrent au contraire et la preuve en est l’Allemagne, avantagée des les années 60 par la nécessité de développer une économie productive au lieu de rêver à continuer de faire suer les burnous misérables dans les déserts d’un pays stérile.

L’immigration fut faite avant et après l’indépendance, au nom de tous les principes, les plus généreux, les plus égoïstes et surtout les plus stupides. Car nous sommes toujours à l’aube de la raison, et la misère du sous développement généralisé, et d’abord de celui des esprits, règne partout.

On se finira par les crimes contre l’humanité. Le nombre de morts de l’affaire d’octobre 61, par exemple est largement reconnu comme essentiellement de la responsabilité implicite et explicite, du FLN. Acharné à sa guerre contre ses opposants, il organisa de manière délibérée une provocation criminelle qui servit admirablement à toutes ses propagandes et cela encore jusqu’à maintenant. Aucune noyade, aucun massacre, Papon et la police française, ne firent aucun mort qui n’ait été au préalable torturé et assassiné par le FLN et j’exagère à peine, ils eurent raison de réprimer comme il l’on fait, ces gens tuaient des policiers et surtout se tuaient entre eux et par milliers en France.

Pour les « crimes » commis pendant le siècle de la domination française en Afrique, on passera vite sur le cout militaire qui consista à faire galoper nos militaires à la poursuite des djihads des fins et débuts de siècles. Cela ramena la paix, arrêta les razzias séculaires et mit fin à aux esclavages et aux tribalismes. Les spoliations de terre en Algérie se firent au détriment de ceux qui ne profitèrent ni de l’attribution traditionelles des terres, ni des défrichages fait trop rapidement pour eux.

Car Abd El Kader était arabe, et que les royaumes noirs de l’époque étaient musulmans et que ce fut l’héritage arabo musulman qui fut utilisé par la colonisation européenne pour assurer la poursuite de la domination sur les peuples natifs berbères. C’est cela la lutte contre  l’islamophobie: une technique policière, laissez les caïds régner sur la sauvagerie…

Le destin de ces peuples ne sera jamais que le leur propre, malgré toutes les invasions, anecdotiques en réalité, qu’elles soient musulmanes ou occidentales. L’avenir est devant eux. Colonisés de partout, ils furent surtout victimes des crimes de la colonisation arabe et turque, qui détruisit leurs nations et leur religion pendant bien plus de temps que la parenthèse française.

En parlant d’avenir, il faut rappeler aussi que le colonial occidental démarra la grande expansion démographique. A rebours très exactement d’un crime contre l’humanité, quoique, ce fut le « blanc » qui transforma des peuples divisés et endormis à faible natalité en les monstres démographiques qu’on voit aujourd’hui. Ce fut cela l’erreur millénaire de l’Europe en Afrique et elle sera difficile à rattraper. Faite il y a moins d’un siècle, elle commence à faire effet, et se trouve être une source majeure de la convulsion identitaire du monde musulman à quoi nous assistons. Car ce monde « blanc » intermédiaire a horriblement peur du déclassement, bien plus que nous, et il voit arriver le tiers monde bien plus que nous. Son quasi nazisme vient de là.

 

(1) Bernard Lugan auteur du blog must absolu http://bernardlugan.blogspot.fr/ est un africaniste. Ne pas s’intéresser à l’Afrique, à sa réalité et à son avenir est un crime contre l’humanité, et Bernard Lugan nous en sauve.

(2) Daniel Lefeuvre (https://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Lefeuvre) est un historien universitaire prolifique, auteur du must absolu « Pour en finir avec la repentance coloniale ». Il a disparu trop tôt (en 2013). Il est le porteur non contredit de la négation totale de tous les poncifs coloniaux. Il doit être cité partout, à rebours de toutes les culpabilités , de tous les mensonges, de tous les préjugés.

(3) Ces deux hommes qui décrivent le réel, sont partiellement à l’origine des hurlements que je pousse ici ou là: ils continuent de porter dans un quasi anonymat le contraire d’une vérité officielle absurde et fausse et que nous devons tous détruire !

 

Le centre, il se la pète

Le ni droite ni gauche a un centre: la proportionnelle. Objet de l’accord et marque de l’alliance, le seul moyen pour les petit(e)s parti(e)s de jouer un rôle, c’est à dire de bloquer toute décision, est bien sur l’instauration du nouveau prétentieux comme bulle, car pouvant brièvement, et à toute occasion, donner un avis autorisé qui change le cours de l’histoire. Le pet change la conversation, fait bouger les lignes et c’est le but. Naturellement, on n’introduit qu’une « dose », une « part », de proportionnelle, juste ce qu’il faut pour satisfaire sans changer: le centre c’est l’équilibre, la sagesse, la mesure, la modération, le compromis.

Rien à voir donc avec la révolution qu’on nous a promis dans un livre digne du « Mein Kampf  » d’Hitler, du « Que faire » de Lénine ou du « Faire » de Fillon. Et pourtant: elle est l’objectif des nouveaux entrants, dont le caractère, le tempérament, la posture les prédispose à vouloir dépasser les absurdes clivages pour « être » celui qui est de droite avec la gauche et de gauche avec la droite, et donc qui a toujours raison, je dirais absolument.

Car c’est la première ambition du centre: l’unicité du point de vue, le seul possible, la pointe de la balance. Le centriste est autoritaire, c’est son moindre défaut. Il dit « je », toujours et même s’il justifie parfois ses arrangements en se soumettant à tel ou tel, il n’est jamais que  l’exécuteur de SA décision, prise en solitaire, irrévocable et imprévisible.

La deuxième ambition est de se payer de mots: rien ne vaut une bonne phrase ambigüe pour exprimer son vrai point de vue. Par exemple: « Nous ne pouvons rester passifs, loin de ces théâtres d’opérations, car ils ont des conséquences directes sur nos sociétés. Quant à dire que nous devons intervenir partout et en toutes circonstances, je ne le crois pas. »

Quelle sagesse ! Quel sens de la mesure ! Pouvoir soutenir les deux points de vue « à la fois » est le signe du signifiant et se trouve être ce qu’il veut dire: rien. Il ne fera rien. Ni dans un sens ni dans l’autre. Et tout est comme ça.

La troisième ambition est d’innover. Il nous faut du neuf. En effet, le vieux est évidemment à rejeter. Qui dirait le contraire ? A partir de là, tout doit être mis en oeuvre pour se trouver face à l’inusité:

« Le  défi auquel nous devons répondre est l’invention d’un nouveau modèle de croissance. Pour être juste et soutenable, elle doit être écologique et servir la mobilité sociale. »

La croissance a des modèles tous vieux et usés, il nous en faut un nouveau, et la preuve de la nouveauté se trouve dans l’association entre deux marqueurs et deux qualifications qui s’associent en 4 significations positives distinctes, en fait huit, car chaque qualifications peut agir dans les deux sens. Juste par exemple peut aller dans le sens de la réduction de l’excès ( on ne va pas jusqu’à l’antispécisme) ou bien dans son accentuation (on nomme un médiateur pour  l’aéroport nantais). Soutenable veut dire supportable, bien sur, mais aussi efficace et donc forcené quand appliqué à l’écologie, et la mobilité sociale, dont il faut bien sur considérer la diminution nécessaire, put avoir tous les avantages et toutes les nuances vers le haut et vers le bas, pour le plus grand bonheur de l’évidence. Bref, on signifie, on cajole, on chante… On décrit un esprit, une ambiance, ce qu’on appelle une « vision », ce qui est la seule chose qui importe quand on veut un président, c’est à dire un ambitieux sexuellement immature/trop mature qui hurle « je veux » avec un voix aigüe.

On passera sur ce qui est régulièrement décrit dans les journaux: 35h, ISF, je suis socialiste, colonisation, cannabis, diesel, il s’est contredit sur tous  ces sujets dans les six derniers mois… Tu parles d’une vision ! En réalité on a le centrisme comme puissance, comme état d’esprit, comme caractère. Car il faut un caractère pour être là dedans: une forme de soutien permanent à l’évidence quelle qu’elle soit, dans toutes ses successions, quitte à changer, évidemment, quand il le faut. Une absence de de volonté de prise de parti, mieux, la volonté de ne pas avoir de « parti », pour mieux séduire, pour mieux être l' »autre » celui qu’on n’est pas, celui qu’on ne peut pas deviner, prévoir, ou anticiper, celui qui a forcément raison.

Evidemment, ce bel esprit de décision, quand il est associé à la seule mesure dont est sur, la proportionnelle au parlement, peut atteindre le but final de l’attitude et l’objet définitif de la stratégie politique mise en oeuvre: l’inaction complexe, car résultat du compromis des convictions. L’ensemble des avis contraires réunis se rassemble dans le trou noir central, toutes les forces centripètes nous y ramènent et l’inéluctable qui se contredit se doit au dernier moment de se résoudre dans le titre avec la victoire indispensable, nécessaire et donc maintenant quasi certaine d’un candidat au nom en regard et je me comprends.

Les me(r)dias

Il faut bien le dire, même ralentis, les merdias continuent de se tortiller. Aux US et en France. Pour les US, il faut un Trump en pleine forme, qui entame son face à face avec une presse déchaînée qui continue encore et encore à vouloir imposer sa méthode, la même que partout et qui se voit, et qui se sent et qu’on ne supporte plus. Enfin que JE ne supporte plus et cela peut s’expliquer.

L’affaire Flynn: le conseiller à la sécurité du président démissionne: affaire scandaleuse s’il en est, il est confronté à la révélation par le FBI auprès de journaux de conversations téléphoniques avec l’ambassadeur russe mentionnant un éventuel allègement des sanctions envers la Russie après l’élection. D’abord niée, la teneur de ces conversations est considérée comme un mensonge au vice président, et le conseiller forcé de démissionner. Les sanctions envers la Russie sont un aspect particulièrement stupide de la politique d’Obama, les conversations sont anodines, et toute la polémique porte sur la soit disant intervention de la Russie qui aurait fait perdre Clinton, due à une soit disant collusion de Trump avec les russes. N’importe quoi. Alors qu’elle, Clinton, est objectivement responsable, de la fuite de milliers de mail gérés avec la dernière imprudence. Rendus folles par une défaite qu’elles refusent, les gauches américaines pètent les plombs.

La presse démocrate accuse donc Trump de racisme, d’antisémitisme, et de collusion avec la Russie. Par un lynchage médiatique caractérisé pendant l’installation du nouveau président, elle attaque tout azimuts sur rien, sur le symbole potentiel d’une collusion, sur un principe moral, mieux, et c’est là où je veux en venir, sur la confirmation indicielle de l’amoralité de la victime. Trump est mauvais et vicieux: regardez son ongle rongé: il est le signe objectif, la preuve et la marque de sa culpabilité. L’ongle  EST le crime et doit être puni.

Ce deuxième degré dans l’accusation, le petit rien qui déclanche l’hystérie du lynchage, les hurlements et le déchaînement de la foule toute entière rassemblée pour arracher un morceau de chair à la victime est la marque précise de la folie médiatique support et proie de l’horreur sacrificelle qui EST le lynchage. Particulièrement en pointe dans ce domaine, cela fut pratiqué jusque dans les années trente aux US, la société américaine pratique le lynchage comme un phénomène social, une activité, un sport, une pratique et un défoulement.

Quand il se déclenche, rien ne peut l’arrêter, sinon la dernière violence, mais celle là tournée contre la foule. Il faut des canons chargés à la mitraille et des milliers de morts pour la calmer. Quand la foule se retire laissant les corps sanglants des plus furieux de ses assassins, elle est enfin repue de ce qu’elle voulait: du sang, n’importe quel sang. Car l’injustice dont elle se repait est ce qu’elle cherche, ce qu’elle veut provoquer. Un seul, la victime expiatoire, ou bien une partie du peuple ? On laissera la victime unique, c’est moins cher…

Passons à la France. Le futile de l’accusation qui déclenche la folie collective est le ressentiment contre le reproche que l’on fait depuis toujours en silence: la haine de la gauche contre sa propre impuissance, contre sa propre déchéance. On se jette alors sur celui qui représente le reproche, celui qui pourrait par sa victoire le manifester dans toute son ampleur. Et « en plus », il nous donnait des leçons de morale ! Le caractère du symptôme futile est encore renforcé par cette remarque, élément caractéristique de la folie violente, ultime renforcement de l’autorisation que l’on se fait à soi même d’aller aussi prélever le morceau de viande sur la victime vivante. Triplement coupable, le mauvais qui prétendait ne pas l’être…

Qui se laisse aller à la chose? D’abord l’électorat qui a mis au sommet de l’Etat un petit menteur faiblard, pourtant sanctifié par vingt ans de magouilles dans le petit milieu socialiste. Dégouté au bout d’un mois du monsieur qui conjugua immédiatement des vacances ridicules et une soumission instantanée à l’Allemagne qu’il avait défié, il déchire lentement depuis cinq ans son bouc émissaire. Au moment d’en changer, littéralement privée de dessert par l’abandon final de son souffre douleur, elle se trouve perdue: de qui cela pourrait il être le tour ?

C’est alors que se conjugue ce qui finalement devait confusément être le plan depuis longtemps: la divulgation du privé. Ingrédient fondamental du vrai journalisme, la communication par le laisser voir l’intime, seule rapport au réel de la représentation publique se manifesta à rebours des envies pendant tout le quinquennat. Il faut dire que géré quasi volontairement, le masochisme de Hollande ayant là peut être une origine, la lamentable exposition publique de toutes les humiliations possibles submergea littéralement un journalisme pourtant entièrement acquis à la gauche et ennemi mortel du bling bling sarkozyste. Depuis la maitresse trompée qui se venge jusqu’aux secrets défenses exposés, on assista à une stratégie de communication destinée à éviter le supplice: la victime était déjà démembrée, c’est ça le vrai masochisme: une conjuration de l’inévitable.

Cela a marché: sa popularité en hausse, le lémure donne des leçons d’exemplarité (sans cela l’autorité n’est pas possible nous dit il) et commande le jour même l’annonce non pas de la fin du supplice, mais celle de la poursuite sans raison de celui ci. Obéissante et télécommandée la procuresse , qu’il a nommé pour que Cahuzac soit oublié plus vite, parle de « fondement de la démocratie ». La jouissance du monsieur ce jeudi là fut intense.

Le privé du donneur de leçons révélé dans toute sa saleté: famille bourgeoise et argent, tout ce qu’on jalouse et veut détruire. Cela est le fait de celui qui précisément donna tout à ce thème sous la forme contraire: femme rivale, enfants associés à sa propagande, maitresse ennemie, deuxième maitresse quasi ministre

Vexé et sans nourriture le journalisme doit maintenant passer à la « critique » de la droite. Constitué d’analystes de football et de sondeurs, sans parler des demi sels mal payés qui pensent pouvoir dénoncer l’affaire culcul-gate du siècle (la vocation c’est celle d’avoir une gorge profonde à soi), il fait son métier: exciter l’opinion publique au meurtre collectif, la seule valorisation de la nouvelle étant la réaction salutaire que le public aura enfin: ce chien écrasé mérite une révolution !

On pourrait imaginer que la presse est, et elle l’est dans beaucoup de cas, une édifiante description du monde et de sa complexité, une peinture du réel avec ses faits et surtout les différentes possibilités, discutés, de les appréhender. Un journaliste, spécialiste de rien, mais intelligent sur tout, peut avec son bon sens retranscrire la vérité bien mieux que beaucoup d’acteurs.

Il peut aussi n’être qu’un journalope, l’employé fictif des merdias, la hyène moraliste dégénérée qui nous fait la leçon au nom de son maître qui le paye mal et dont il espère rester la danseuse. La pourriture qui fait mine d’avoir des convictions éthiques alors qu’il se déshonore. Dieudonné ! Dieudonné !

 

 

Les plans de Macron

Ne pouvant voir le projet de Macron que comme quelque chose se situant dans l’avenir, la révélation scandaleuse de sa petite bite n’étant prévue qu' »en mars », il nous faut regarder ceux qui l’inspirent et analyser les plans grandioses que le fils du planificateur dont les patronymes s’ajoutent, DSK avait ajouté Khan (ou Strauss), il a ajouté Ferry, avait proposé à Ayrault à la fin de 2013.  On rappellera que les municipales de 2014, en ligne avec la stratégie, évincèrent Ayrault, dont des confidences ultérieures ont révélé qu’il était déjà dans la seringue lors du « séminaire gouvernemental » qui lança le gourou de Macron dans son analyse éperdue.

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On s’attachera brièvement au style, le très délicat et technocratique sabir neutre dont l’élite française gargarise son haleine je vous dis pas. Il est celui de Macron, qui imite qui ? Une vieille tradition de la dissertation, témoin des compétences en euphémismes bavards écrits  d’une certaine classe sociale. En fait il y a un truc. Des documents de 1000 pages de ce type peuvent être lus et compris en dix minutes, il suffit d’appartenir au sérail pour avoir été entrainé à le faire: lors de fin de soirées arrosées les étudiants au dessus d’un certain classement se torchent à la vodka et mettent en commun leurs manières d’écrire. Le coma éthylique qui suit ces révélations fait office d’imprégnation définitive: ils ne se souviennent de rien et pourtant sont formés pour toujours.

Passons au fond. Deux thèmes apparents (on se réservera les autres pour plus tard) qui émergent après deux recherches textuelles dans le pdf: l’europe et la culture.

Pour l’Europe, on passera sur la déploration des obligations excessives à la rigueur financière qu’imposa la crise. Hors de propos et explication exclusive de la déprime européenne des pays du sud injustement opprimés et dont on se déclare bien sur solidaire, on se finit avec le ponpon intubé en deux phases. Il faut une redistribution vers le sud (chic on en est). Mais, et là, compte tenu des réticences, la question est posée « faut il aller jusqu’à créer un gouvernement fédéral? ». Le deuxième cran porte sur l’admission de la Turquie (avec les balkans) nécessaire pour que l’Europe garde son influence. Pour faire taire les réticences dues à l’importance de l’agriculture du nouvel entrant: « faut il aller jusqu’à créer un gouvernement fédéral? ». On se le demande en effet.

L’incroyable folie de ces gens, exprimée en clair (enfin, en clair…) dans des documents publics lu exclusivement par des étudiants bourrés plus votre serviteur, porte le plan de Macron pour l’Europe: faire une fédération européenne pour forcer l’Allemagne à payer notre acceptation à l’entrée de la Turquie. Pas con Macron !

Pour la culture, le thème bien sur s’identifie au développement exclusif de la musique rap dans cette culture qui non seulement est diverse mais ne peut plus être qualifiée de française en vertu du second principe de la linguistique xyloglotienne: celui de la négation positive. Ainsi, Macron avec son fameux « il y a la culture en France » arrive à affirmer la discrimination positive de la non culture française en un double roulé boulé qui impose au gagnant de reprendre illico un shoot. L’identification du mot culture à « rap » est ainsi achevé, « culture populaire » étant le pendant de la culture des « classes populaires ». Tout est sur la table, un passeport sera distribué pour la chose (le fameux « passeport culturel »), au cas où le plan serait encore un peu obscur. Une sorte de bamboulagate…

On se terminera sur les trois options (non exclusives) de la stratégie pour ce qui reste de la France à venir. Tenez vous bien ça arrache: d’abord des mesures culturelles, linguistiques et régionalisées (mondialisées), on vient d’en parler. Mais il y a aussi l’embauche d’interprètes, pour clarifier les éléments de langage avec les personnes linguistiquement autres avec qui il faut bien communiquer tout de même, et bien sur on parlait de ponpon, la discrimination positive, on ne peut totalement pas l’exclure…

Ayrault qui s’était illustré peu avant en remplaçant l’observatoire de la laïcité par son contraire (la dissimulation de ses violations) en a donc eu pour son argent. La vipère qu’il nourrissait en son sein venait de le mordre délicatement, et tout à la fois faire le programme de celui qui allait remplacer son maître et sans doute, tous les sondages le disent, le remplacer complètement. Qui n’en veut?

Ah qu’il est bon de savoir et comprendre où l’on va, c’est sans doute mon coté « lumières » qui parle.

En parlant de sabir neutre, il y a l’autre revers de la médaille, le « ni droite » du « ni gauche ». Le mystique. D’après le JDD (on a du mal à croire ce qu’on lit, mais cela est normal, c’est la presse française), « La politique, c’est mystique. » […] « C’est tout mon combat. C’est une erreur de penser que le programme est le cœur d’une campagne. Les médias passent du commentaire d’un point de détail mineur du programme aux pires polémiques, et ainsi de suite. » «  »Comment se construit le pouvoir charismatique? C’est un mélange de choses sensibles et de choses intellectuelles. J’ai toujours assumé la dimension de verticalité, de transcendance, mais en même temps elle doit s’ancrer dans de l’immanence complète, de la matérialité. Je ne crois pas à la transcendance éthérée. Il faut tresser les deux, l’intelligence et la spiritualité. »

Là on est pas dans les lumières, on est dans le trou du cul de l’esprit…