Voilà c’est (presque) fini

Tout est bien qui finit bien, le parlement grec a finalement voté (avec une heure de retard sur l’ultimatum, on ne se refait pas), l’impensable de ses six derniers mois de gouvernement de gauche radicale. Sous les applaudissements et les éclats de rire. Merci.

Accepté sous mon nom par une autre voie au blog de Maxime  Tandonnet, je peux à nouveau me défouler sur ses complexes opinions que je serais en peine de décrire avec précision. Adepte de l’indépendance des peuples, et apparemment favorable au grexit, il est donc catastrophé par la décision bien sur typique de l’horrible euro. Cela a sa logique au moins, à part que les conséquences sociales qu’auraient eu le grexit ne sont pas considérées du tout. Les petits économistes des commentaires ne les mentionnent pas non plus. Le déni, vous dis je.

Un article du monde, cité pour démontrer la malignité de l’Euro, montre que le PIB par tête de la Grèce après l’incroyable gestion de ces vingt cinq années est tout simplement revenu à ce qu’il était avant l’Euro. Pas moins.

http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/07/03/la-grece-est-retombee-a-son-niveau-de-vie-d-avant-l-euro_4669050_3234.html

Qu’en déduire? Et bien que ce n’est que justice, d’une part, mais surtout qu’il existe toujours des situations pires que celles que l’on peut vivre. L’effondrement de la société grecque due à un possible sortie brutale de la zone euro, du type de celui avec lequel Alexis Tripras a joué ces derniers mois, aurait été très vraisemblablement abominable, même sous sa forme « assistée » au sens de Wolfgang Schäuble. L’argument a porté, et il sera sorti à la première occasion, dès que ce sera nécessaire, mais il n’empêche que je me permet de mentionner qu’il vaut mieux pour tout le monde qu’il reste un argument.

Dimanche après la sieste

Ainsi donc, Merkel ne veut pas d’accord à tout prix. Ce n’est pas l’avis de Hollande.

Un choc de titans en perspective ?

De fait, ce que l’on redoutait peut maitenant se produire. La lâcheté de Hollande et ses mensonges répétés trois ans de suite on détruit toute confiance au sommet de l’Europe, les conséquences pouvant être un clash en cas de problème. Nous y sommes.

Pour sur, impressionnée par  le courage et la puissance politique de Hollande et surtout par sa popularité en France, Merkel va se soumettre, telle la femelle, au baiseur casqué, vaincue par la force de ses arguments.

Lundi Matin. Accord.

Tsipras prétend qu’il va restructurer sa dette, Hollande parle d’une « profilage »… Valls dit du casqué qu’ « il se hisse au niveau de l’histoire ». Tu parles.

Bien sur il y a ce que proposait Tsipras lui même au dernier moment. 2 points de PIB de TVA et de retraites. Le minimum. Mais attends, c’est pas fini, Merkel ayant détaché Schäuble, a chopé bien plus !

L’accord stipule:

« Les autorités grecques réaffirment leur attachement sans équivoque au respect de leurs obligations financières vis-à-vis de l’ensemble de leurs créanciers, intégralement et en temps voulu »

(Aucune annulation de dette. )

« A l’exception de la loi sur la crise humanitaire, le gouvernement grec procédera à un réexamen en vue de modifier les dispositions législatives adoptées qui sont contraires à l’accord du 20 février puisqu’elles constituent un retour en arrière parrapport aux engagements pris au titre du programme précédent ou il définira des mesures compensatoires clairement équivalentes pour les droits acquis qui ont été créés par la suite »

(Abolition des lois communistes passées dans l’euphorie depuis 6 mois. )

Sans parler de privatisations sans limites comme jamais Tsipras n’aurait pu le cauchemarder, l’argent étant mis sur un compte spécial géré en partie par la commission. Tsipras après 5 heures de négo a réussi à le garder en Grèce: sa seule victoire.

En gros, Tsipras s’est fait éreinter sur toute la ligne. Merci à lui de nous avoir fait le plaisir en plus de sa charmante compagnie de nous donner spontanément ce que nous n’avions pas oser lui demander pendant cinq mois.

Les Français vont maintenant faire les malins, c’est clair: on peut parler de l’esprit du 13 Juillet.

Samedi soir

Ainsi les ministres ne sont pas convaincus.

Pourquoi pas un grexit temporaire ? Cela permettrait de se débarrasser du communiste, des ses émissaires chtarbés et du reste.

Qui plus est en matière d’émissaires chtarbés, il se pose un peu là, le pousseur de fauteuils roulants: on voudrait faire peur à la France ! Diable… Cela fait effet: grexit temporaire, donc.

Je fais allusion à un interview de Varoufakis dans le Guardian: Schäuble voudrait faire peur à la France.

Voir Sapin expliquer qu’il lui faut de la conviction pour décider me réjouit l’âme: c’est ce que je pensais de lui…

Nous sommes Dimanche matin. L’accord est peu probable, en tout cas d’après Dombrovskis, le vice président de la commission, par ailleurs Letton, en charge de l’Euro. Il chapeaute le commissaire en charge des finances, Moscovici, lui même Français, qui a dit en arrivant exactement le contraire…

La demande d’argent ne sera pas satisfaite. Cela n’est pas gentil pour Hollande: son quatorze juillet va faire des feux d’artifices. Au passage, sa mise en première ligne fait que maintenant nous demandons DEUX démissions. La sienne et celle de Tsipras.

Pour ce qui concerne Tsipras, un grec s’en charge (Papadimoulis) et accuse l’Allemagne de vouloir renverser Tsipras, il est  membre de Syriza et l’un des vice présidents du parlement européen.

Vendredi matin

Ainsi donc le communiste aurait fait makou.

Apparemment, tout y est: une semaine après le non du peuple, le oui du chef. Rapide, efficace, professionnel, cohérent. Sincère ou calculé la danse communiste héllène avec ponpons, jambes en l’air et cordes pincées est toujours aussi ridicule. Ces gens là ne sont pas des occidentaux, c’est clair.

Bon, on en profite pour parler de la dette (Lagarde en parle bien, elle, la salope), et d’un plan à un terme plus long que le défaut (tout ça c’est du passé) du 30 Juin. Pour ça on demande/exige 55 Milliards. Mouais. Ca demande réflexion. Si on passait par un petit GREXIT pour donner du temps au temps ?

Pour confirmer que les tigres ne sont que des petits chiens hargneux, mauvais joueurs en plus, voilà la réflexion profonde du motard dont la femme aux grosses jambes partage sa vue sur l’acropole et sans doute sa console de jeux. Il aurait « acquis la conviction » que le ministre des finances allemand (le vieil hémiplégique hargneux dont il fut la victime manipulée) voulait un grexit pour inspirer une sainte terreur aux Français (Varoufakis au Gardian, 10 Juillet 2015). Et bien ils ont raison tous les deux !

Plein de ressentiment, méprisant à l’égard des Français et des Allemands, mais pas faux: c’est pratiquement ce que je dis moi même. Nous sommes donc bien dans le même registre: celui de la haine violente et il a perdu, deux fois.

Mercredi soir

La présentation au parlement européen est limpide, claire, et sans aspérités.

La quintessence de ce qu’on subit depuis cinq mois.

14 pays sur 18 (les 4 sont Chypre, la Grèce elle même, la France et l’Italie) sont absolument furieux, révoltés, la bave aux lèvres, assoifés de sang héllène, voulant la mort de tous les communistes des balkans, hors d’eux.

clapclapclap. Jamais on n’a été aussi loin. Bye. GREXIT.

Mardi Soir

Le nouveau ministre des finances (l’ancien, spécialiste des jeux vidéos, s’étant fait blaster malencontreusement, comme quoi la vie est injuste) est donc venu, malgré les annonces, sans propositions.

Le sommet des chefs d’Etat n’a donc pas de bases, sinon une urgence que le président Hollande a rappelé avec une énergie et une cruauté sans pareille. Au passage, il entérine que la réunion de l’eurogroupe fut positive et que l’on peut, « après », travailler au niveau politique. Il s’agit bien sur de sa part (qui aurait pu attendre autre chose?) d’une reculade, la chose étant une demande permanente d’Athènes qui s’est permis de mépriser ostensiblement la réunion des ministres des finances.

Merkel s’est contenté de dire qu’il n’y avait rien et en tout cas pas dans le cadre de l’EMS (iaimeetesse), ce qui avait été demandé dans le conseil technique de l’après midi. Fidèle à ses principes Merkel, entérine l’absence de proposition au niveau technique, refuse la demande faite, et attend. Une femme (je veux dire un homme) quoi. Pas une lavette casquée à lunettes, caricature du fransoze que l’on méprise à raison dans le monde entier.

C’est vraisemblablement la stratégie Allemande que d’attendre tranquillement que Draghi se décide (en toute indépendance) à couper le robinet. Ce ne sera pas sa faute, et le communiste qui fait l’andouille se trouvera face à ses problèmes. Le reste est de la cuculade, comme on dit.

Au fait, le mépris affiché du communiste pour ses pairs se voit maintenant: il vient récolter les fruits de sa victoire démocratique, et s’est un peu trop dévoilé dans le genre désinvolte. Il apparait donc comme ce qu’il est: un petit factieux qui va instaurer une dictature communiste dans l’Albanie que va devenir sa petite syldavie ex ottomane. Un moldo valaque empaleur, un vampire.

Ainsi donc, tout est ramené à Dimanche… L’odeur du sang est excitante.

Lundi matin

Toujours en avance, je me permet d’anticiper: après le NON, alors que les grecs pensent maintenant trouver un accord conforme à leurs intérêts grâce à une reprise immédiate des négociations.

Tsipras a parlé avec Hollande, il lui a confirmé sans doute sa volonté de rester dans l’Euro, conformément à la volonté du peuple grec, qui souhaite simplement une Europe sociale, moins austère. On croit rêver: jamais l’incompréhension entre les peuples n’a été plus grande. De quoi déclencher des guerres…

La situation: d’après le FMI, il faut prêter 30 Milliards d’Euros à la Grèce et baisser la dette de 30%. Or cela sera presque certainement refusé par certains européens, dont l’Allemagne, qui se trouve aussi être une démocratie et qui de plus donne à ses terroristes suceurs de sang en chef, Merkel et Schauble des popularités exceptionnelles.

Hollande rencontre Merkel ce soir. Donc maintenant, c’est le tour de la France. Ayant explicitement refusé de remplir ses engagements et depuis 3 ans sans arrêt remis à plus tard, malgré toutes les promesses, la réalisation des objectifs chiffrés que l’Europe lui demande d’atteindre, il se trouve donc en excellente position pour imposer à l’Allemagne de négocier avec la Grèce. Au nom de la démocratie, sans doute.

Car le problème est bien la reprise des négociations: cela n’est pas acquis, et loin de là.

Un dernier point, évoqué par les analystes: le FMI ne peut pas continuer à négocier avec la Grèce: lui aussi a ses pays pauvres.

La question de la prise en charge par l’Europe de ce que doit la Grèce au FMI se pose directement, et fait maintenant partie des discussions. Il est sur que la Grèce est elle aussi en bonne position.