La Hollande à l’ONU

Hollande à l’ONU, ignoré de tous, véhément et pitoyable n’intéresse que les médias français. Obama a vu Poutine (enfin) et rame comme un malade, prisonnier de son accord avec l’Iran est mené comme un mouton. Ca c’est intéressant. A la traine, le toutou folâtre au bout de sa laisse et va renifler de ci de ça.

Surveillons donc Hollande, et citons ses perles: d’abord des expressions malheureuses, radicalement contraires à celles des grands (il faut rejeter Assad), alors que l’accord mondial proposé par Poutine l’exclut explicitement. Une manière de se faire éjecter, y compris par l’ex ami Obama qui évidemment ne va pas jusque là. Décidément le caniche se fait traiter comme un chien.

Ensuite l’inénarrable « il faut abréger les souffrances du peuple Syrien », qui célèbre la non francophonie du rédacteur de ses discours. Comment peut on, qui plus est à l’ONU, se livrer à ce genre d’humour ? A moins, que bien pire, il ne soit sincère.

Passons sur le il faut « combattre achatte » (il doit confondre avec Belkacem) répété plusieurs fois, comme quoi son micro était mal réglé. Il est possible que les bonbons qu’il suce toute la journée perturbent son phrasé, en tout cas moi, ça m’a gêné.

Le sommet: la proposition de changer l’ONU. En plein drame, en pleine crise des réfugiés, en pleine guerre ou l’on veut s’allier au niveau mondial entre intérêts divergents, Hollande veut réformer !

Alors que son propre pays est bloqué dans des mortifères habitudes qu’il est incapable de modifier même à la marge sous peine de grève générale et autre intifadas de frondeurs, il ambitionne donc maintenant de changer le monde! Quelle rigolade. Qui plus est, il s’agit de supprimer le droit de véto au conseil de sécurité. L’hilarité qui nous saisit à entendre de pareilles stupidités est irrépressible: quel andouille ! Quel moment !

Si il veut abandonner, sans conditions, son droit de veto, qu’il dépose aux pieds du monde, humblement, pour mieux le changer, qu’il le fasse ! D’ailleurs il le fait. Naturellement, un tel engagement, fait par une pareille autorité, ne pourra être remis en cause par ses successeurs, non je rigole.

Puis, c’est la fin de son intervention, sanglé dans son scaphandre de caricature auquel il ne manque que le casque de scooter, tortillant du cul, cambré, il quitte la scène. Le monde stupéfait, tremble.

L’invraisemblable amateurisme stupide de ce petit guignol est atterrant. Qu’il soit maudit, il nous a volé cinq ans.

Régis Debray

Ainsi donc, vieux, compagnon de deux che, thuriféraire des mitterands (a t il ou non couché avec sa femme ?), libéré de la jungle par De Gaulle qu’il adule (des larmes, parait il, lui vienne aux yeux quand il y pense), de gauche bien sur, au fait, il réfléchit, profondément, comme la tombe qu’on aimerait qu’il se creuse tout de suite.

Il fait partie des réacs de gauche. Onfray et d’autres en sont, ils cherchent, c’est leur seule nuisance, à rattacher à la gauche une forme de laïcisme anti musulman que leur parti, pourtant, rejette. Mais tant pis ils s’acharnent quand même, histoire de pourrir une position; bien joué, on croirait que c’est payé sur recettes par avance.

Tout parti veut l’universel, et la gauche aussi; qu’elle veuille inclure, avec la vieillesse et la confusion mentale qui accompagne les désespoirs familiaux ou politiques, la partie réactionnaire du monde, celle qui veut bien sur se garder de la bigoterie au nom d’une identité géographique que recherchent tous les peuples évidemment, est naturel.

L’évidemment vrai doit être revendiqué: ici il nous le faut donc. Que la gauche, internationaliste, porteuse des religions de l’avenir (il avoue avoir identifié tel Flore, Mitterand au saint esprit après le christ Lénine et l’antéchrist Giscard), destructrice de tous les liens sociaux, symboliques et économiques, puisse annexer le contraire en fin de vie, au nom de la nécessaire lucidité du cadavre qui rouvre les yeux est évidemment bien joué, merci du service, régis; emmanuel toi qui a fait de la philo, tu en dis quoi ?

En parlant de profondeur, on apprend donc (je parle du point de cette semaine), qu’après Jésus, Lénine , Che Guevara et Mitterand, il ne reste plus d’idéal à poursuivre et que l’espoir est mort: l’humanité n’a plus de but, il faut s’y faire.

Une forte odeur de cercueil ouvert se répand. Celle de la pensée, sans doute, du moins de celle là. Que le point célèbre le style de l’A. en plusieurs témoignages pour rentabiliser les investissements Gallimard est touchant: la culture française doit être défendue avant de s’effondrer définitivement comme cela est décrit.

Viva la muerte.

C’est à dire, pour en venir au fond, que soit le pitoyable mort vivant qui nous afflige ainsi ne mérite qu’un meurtre ignominieux et méprisant soit qu’il y a autre chose de possible dans ce monde et qu’il ne lui doit rien. Car aucun futur ne sera jamais détruit par la sinistre jouissance de ceux qui crurent changer le monde de la sorte. J’irais chier sur ta tombe, salope.

Valses en direct

Valls à la télé. Fillon est bien venu se moquer de lui sur le tard: son échec est effectivement irrattrapable.

Ils étaient tous là pourtant et leur chef, les sourcils blanchis, commence très fort: C’était au sujet des migrants, ils viennent de Syrie, d’Irak et aussi des Balkans (…) mais c’est l’honneur de l’Europe de les accueillir etc.

En dix secondes, on comprend.

Etonnant non? C’est la politique, l’exercice du pouvoir, la responsabilité, l’être de gauche, c’est à dire le contradictoire, le fluctuant, le subtil, le ferme gluant. Le glutamaltique du glutamaltèque. On dit, fait, affirme, contredit, nie, confirme, et dit le contraire, on rappelle, on cajole et si on ne fait rien on aura dans dix, quinze, vingt ans, -exactement- les mêmes problèmes. Notons la remarque de la belle militante conviée pour stimuler/critiquer: « il faut ouvrir les frontières. » Car un erythréen ou un somalien a droit à l’Asile, c’est normal. Il veulent aller en Grande Bretagne ou en Allemagne, c’est normal.

En Hongrie c’est indigne, barbelés, gazs lacrymogènes insupportables, il faut « contrôler » avec des bâtiments désaffectés uniquement.

Quelques piques ironiques du professionnel; au sujet d’un contradicteur qui se plaint des réfugiés dans l’espace rural: « Il s’y connait en politique, il a du bagout, il ira loin », à Macron dans l’assistance, au sujet des fonctionnaires : « tu as fait ça? ». D’ailleurs il confirme : « je ne suis pas un professionnel de la politique » (les journalistes protestent), ce n’est  pas le sujet, c’est important le style.

Au sujet de l’économie, même attitude, avec en plus le cynisme parfait à l’égard de 67% des contribuables dont les impôts ne baisseront pas: c’est nécessaire, éducation, compétitivité, inégalités, et baisse des impôts (pas pour eux, pour les autres).  Moi j’assume.

Pitoyable et désespérant, j’ai honte et cesse d’avoir envie de vivre face à ce spectacle honteux. Madame Garcia interroge monsieur Valls au sujet des femmes et des inégalités, du nanan pour lui. Schweinerei.

La Grèce, encore, et vive les médias.

Tsipras donné brièvement perdant de l’élection contre une « Nouvelle Démocratie » ressuscitée a donc gagné.

Après avoir donc été élu, et  annoncé donc qu’il allait renégocier, après 6 mois de bras de fer, après sa capitulation totale, après un référendum gagné qui réaffirmait le non à ce qu’il avait accepté, après plus qu’une acceptation renouvelée, une soumission totale assortie d’humiliations variées qui gênèrent même ses adversaires les plus acharnés dont moi, il provoque une élection qu’il gagne avec comme programme d’appliquer à la lettre ce qu’on vient de dire. Glorieux…

BFM TV ce soir même, le grand et mur journaliste Ulysse Gosset en profite pour glisser qu’il y a dans cette victoire un message à la gauche européenne: Syriza EST réaliste. Un avocat franco grec prend alors la parole et rappelle avec la brièveté et le tranchant que donne la jeunesse alliée à l’intelligence, qu’en fait la Grèce, soumise à l’accord signé en juillet est en fait sous tutelle de la troïka et ne pourra pas voter de lois qui n’auraient pas l’aval de celle-ci. Le grave Ulysse, dont le prénom prédestiné au domaine géographique ne le prédispose qu’à l’a propos, renchérit alors avec gravité…

Ces moments de vérité sont la marque des médias d’aujourd’hui, pas complètement pourris donc, merci à eux.

La Grèce va donc souffrir, le sourire avec éclat d’Ulysse décrivant les réticences que vont avoir les grecs à payer la TVA due le montre. Syriza élu va sans doute tenter d’atténuer la fessée et favoriser la triche généralisée que les flics européens vont devoir surveiller maintenant.

Merci en tout cas à Tsipras des paquebots envoyés rapatrier les migrants vers leur eldorado, l’Allemagne ravie de l’affaire, en apparence et pour l’instant, leur devant bien ça.

Bref, après un été de campagne électorale au son d’un sirtaki enthousiaste sous le merveilleux soleil grec, la porte de l’Europe enthousiaste à son invasion célèbre sa victoire et tout le monde est content.

Ou pas.

Engels: le déclin

De tous les déclinistes, le plus redoutable de tous est celui qui au delà des romanciers dont on ne peut que mépriser l’imagination de jeune fille ou l’analyste dont on ne peut que mépriser le prophétisme hystérique, présente une figure vraisemblable dont on sent bien que c’est exactement ça qui va se passer.

David Engels, qui par ailleurs sévit ici et là et l’auteur d’un terrible livre qui nous compare à l’empire romain, à Star wars donc,  avec un précision étonnante. Nous y irions tout droit.

Une communautarisation du social, une guerre civile larvée entre ces communautés sociales et ou ethniques, qui rend nécessaire un pouvoir impérial autoritaire violent pour éviter une faiblesse européenne généralisée qui la met à la portée de la Chine. Voilà la thése, qui n’est pas déclinologue (Auguste initie une période brillante) mais remet en cause la ou les républiques démocratiques actuelles. Engels met en parallèles des indicateurs entre les deux époques : populisme, natalité, immigration, immobilisme politique, crise des valeurs. Donc, on va au même résultat, inéluctablement.

Le thème principal évoqué suavement et calmement par Engels est celui de la crise d’identité, raison et cause de la construction globale (empire romain ou europe). Une remarque vicieuse: l’auteur, au charmant accent belge, vit la destruction de sa nation, coupable (ou non c’est selon) de la colonisation et des croisades au centre de l’Europe. Bruxelles, nouvelle Rome? Il prédit par exemple un regain du religieux, imposé par le pouvoir, comparable à ce qu’on voit au US.

Il s’agirait donc de la résolution marxiste du conflit entre classes populaires et élites, résolue au XIX ème siècle par Napoleon III. Engels comme dans beaucoup de cas analogues prévoierait il donc le passé ? Un point intéressant est que l’empire est issu des mouvement dit « populares », dont les équivalents aujourd’hui sont les populismes d’aujourd’hui (5 étoiles, podemos) en révolte contre les disfonctionnements de leur démocraties respectives.

Vis à vis de ce genre de prophétie auto/contra réalisatrice, on peut être désarmé ou positif: y a il une version de l’autoritarisme traditionaliste qui maintiendrait les libertés publiques ? Y aurait une politique cynique qui défendrait avec force nos intérêts tout en nous protégeant de la tyrannie ? Et bien puisque l’autoritarisme est au bout du tunnel autant s’y livrer avec comme arrière pensée de nous sauver de ses inconvénients. La conception gaulliste de la nation au milieu d’une europe serait alors une solution avec en prime le maintien, clairement revendiqué en Europe, quoiqu’on en dise, des identités nationales.

L’autre aspect est la définition de valeurs exclusives à l’Europe en général, par opposition aux valeurs « universelles » assumées au moins en principe aussi par la Chine et les US et ce publiquement. La situation n’est pas celle du « monde » romain sans communication avec une extérieur autre que barbare. Ces valeurs « universelles » ne sont que l’écho d’attitudes de la partie mondialisable de la politesse et des gouts musicaux de ce qu’on appelle les valeurs. Une valeur sépare et isole et si l’Europe n’en a pas, comme semble le prétendre certains, c’est peut être qu’elle n’existe pas…

Car la chine et les US ont chacun des valeurs propres strictement « propriétaires », et explicitement non partagées avec leur extérieur. L’Europe n’a effectivement rien de similaire, hors leur équivalent au niveau de chacune des nations « membres » et donc bien trop minuscule s. Peut on s’habituer alors à un système commun dont il ne soit pas nécessaire qu’il ait une identité ?

Et bien c’est je crois, le pari européen, pris entre deux feux: celui des fédéralistes qui croient en un nouvel empire (c’est la thèse d’Engels) ou bien celui des souverainistes, qui réalisent déjà à leur niveau cet autoritarisme, peut être en s’alliant à d’autres, ce qui est aussi la thèse d’Engels.

Je reste partisan de l’originalité de la grande innovation d’un empire qu’on aurait jamais vu, de la même manière que personne n’avait vu l’empire romain, – avant lui – . Que cette innovation se produise en Europe ne m’étonne pas, elle ne fait que rester dans son rôle civilisateur: car il est possible de rester soi même et de participer à la raison, à la liberté et au progrès technique, et d’ailleurs c’est l’Europe qui l’a prouvé, en l’inventant !

Sarkozyzy

Un peu distrait par l’actualité, cela faisait longtemps que je ne m’étais pas préoccupé de Sarkozy. A l’occasion de quelques vidéos, nous avons donc repris contact et j’avoue être surpris: plus rien de la sincérité presque terrifiée du début 2012, quand l’inéluctable se profilait, plus rien de cette naïveté presque déconnante qui le faisait promettre n’importe quoi (son départ pour la palestine au lendemain de sa réélection par exemple). Rien que la rage froide de l’homme qui veut se venger au nom de l’évidence, la glaciale et volontairement contenue colère qui lui fera tout péter une fois nommé, élu et couronné.

Il jouit toujours auprès des « militants » d’une popularité intacte que les sondages truqués démontre encore puissante, mais pourtant, il faut le dire, je ne pense pas que ça embraye beaucoup, comme on dit, auprès d’autres qu’eux. Car il faut effectivement pouvoir justifier les 11 Millions (+ 400 000) qu’on leur arracha pour le bénéfice du bénéficiaire de bien plus: quoi d’autre que le déni absolu des évidences pour que les victimes de ces chapardages puisse continuer à fermer les yeux de la sorte ?

Le problème de personnalité qui l’afflige et que doit décrire Fillon en détails dans le livre qui parait, est maintenant patent. Que des spécialistes des sondages ou de la communication puissent, même payés pour ça, envisager des succès avec un cheval pareil me parait vraiment étonnant: quand on n’est pas dans son pouvoir de caïd, sous influence, menacé physiquement, ou fasciné par les petits mouvements nerveux d’un mélange à la fois ridicule et obsédant de Louis de Funes et de Berlusconi, on ne peut qu’éprouver un réel rejet, instinctif et surtout traumatisé par 2012 du petit pantin.

Quoiqu’il dise, même si il a raison, on hésite à l’approuver, de peur qu’il ne généralise à n’importe quoi: bref, sa rhétorique, celle de 2012 en bien pire porte la poisse, la gluante poisse de la défaite. Personne ne peut plus lui faire confiance.

De quoi ce très déplaisant personnage est il porteur ? Et bien de l’exercice de la force, tout simplement, et cela pour la nuisance, peut être la pire qui soit. L’usage de la force consiste à aller jusqu’au bout d’une pratique, en supposant, c’est le principe, que l’adversaire, fatigué ou faible laissera faire. Une telle attitude quand elle marche, consacre les puissants. Quand elle se trouve face à l’évidence d’une résistance acharnée, elle s’obstine et tout est détruit, à moins qu’il ne lâche. La force du puissant est de se rendre seul crédible à assumer sa seule victoire ou bien la fin du monde. La force de la résistance est de convaincre le démon qu’il EST la fin du monde, pour le pousser à se suicider.

Un sourire carnassier pour annoncer ses mesures de chef de parti communiste prêt à condamner un dissident, en l’occurrence ses rivaux à la primaire avec qui il est en train de couper les ponts: y a t il une menace de s’isoler dans château de la rue de Vaugirard, aux dépends d’adversaires idéologiques qu’il voudrait pousser à la démission ? Il serait alors le seul chef du seul parti et donc récolterait, malgré le désaccord de ceux qu’il aurait soumis, la victoire qu’il espère, et qu’il aurait obtenue avec le seul plaisir qu’il vaille, le déplaisir des autres.

Simplement ça ne marchera pas.  Trop ringard, déjà lui même trop vieux, marchand les pieds en canard comme l’épicier grec vicelard qu’il n’a jamais cessé d’être, bedonnant de ses exploits sportifs, trop bien conseillé par une spécialiste de la chirurgie esthétique à qui il a sans doute déjà succombé, incapable de motiver une mouche, le petit maitre (cinquante, d’après la plaisanterie) fait des tours de pistes qui démontrent encore et encore ses automatismes de jeune sexagénaire, mais qui font finalement pitié. Il est ainsi maintenant en position de nuire plus qu’autre chose. Il va falloir l’abattre.

Hélas, si de la droite rien ne vient, il se pourrait, sa nullité étant maintenant évidente, qu’un complot issu de la gauche ne fasse retarder bygmalion. On attend donc le papier qui tue pour que l’on puisse enfin discuter tranquillement entre adultes, les enfants teigneux insupportables ayant été mis au lit avec leur ritaline. Plus qu’un an, cela va se déchaîner après les régionales, et hélas, il va falloir que le sang coule.

A moins que. Il est possible qu’habité par le désir de fontainebleau, au premier coup de bygmalion que des juges enfin libres pourraient donner, il se retire. On verrait alors le seul débat qui compte, Juppé contre Fillon et la France s’en trouverait grandie. Puis, sauvée, grâce à Fillon.

Si cette petite racaille continue à couiner pour notre déplaisir, de grands malheurs sont à craindre.

migrations

La Hongrie a bloqué la Serbie et la foule se précipite en Croatie, qui se doit maintenant de se protéger de la Serbie. Une fois en Croatie, il faudra submerger la Slovénie on en est là. La Hongrie s’est défendue, honneur à Orban ! Au fait, la chose n’est pas finie, la Hongrie doit s’isoler de la Croatie, et pour commencer, protester un peu pour les migrants qu’on leur envoie en Bus.

Bref la carte des balkans montre l’axe de l’invasion, parait il composée au moins au tiers de balkaniques, d’ailleurs. C’est normal, les migrations sont toujours mixtes, c’est delà que vient le qualificatif « turco-mongol ».

En tout cas, pour les amateurs de « réfugiés », il faut admettre que la situation est à la hauteur de son acceptation; cela fut rappelé par un Syrien francophone sincèrement et légitimement énervé: « si vous ne voulez pas de nous, il faut le dire! ». Le principe de la « servitude volontaire » s’applique: si vous en voulez, dites le, vous en aurez. L’histoire de Carter demandant à Deng Xia Ping de laisser les chinois voyager se fit répondre: « vous en voulez combien? vingt, trente millions ?  » explique très bien le principe…

Nous avons donc une situation qui doit évoluer, à une vitesse à déterminer, vers l’état du NOWAY. Les hotspots, les actions militaires à planifier, bref, un ensemble de conceptions se mettent en place. Le plus tôt sera le mieux.

Au sujet des actions militaires, il y en a de multiples. D’abord bien sur il faut regretter le flop d’Obama/Hollande, un véto Iranien (il fallait normaliser la situation et les larmes dans la voix d’Obama annonçant la justification de son prix nobel, l’ont bien montré), qui aurait évité la migration massive. En effet, c’est bien le flux Syrien directement causé par les assassinats massifs commandés par Assad contre son propre peuple qui sont à l’origine de la crise.

L’exode n’est absolument pas celui des « chrétiens d’orient » comme nous l’a ressassé une maladive et débile propagande, mais celui de la Syrie tout simplement. Exode définitif par ailleurs: qui voudra revenir dans un pareil foutoir ? Un pays fasciste dégénéré à ce point, comme jamais une prétendue nation n’a pu se comporter envers ses « nationaux ». Elle est belle la « nation arable » célébrée du temps de la RAU (Nasser 1958-1961), il y avait l’Egypte, la Syrie et même le Yemen !

De telles horreurs justifient elles la migration d’un peuple ? Et bien non ! Soit ils se soumettent soit ils se battent et il nous faut donc nous allier, non pas à Assad, mais à l’Etat Islamique. Ensuite on verra. Ma logique vaut celle de François Fillon, avec qui je suis sur ce point en total désaccord: quitte à s’allier au diable, autant qu’il serve nos intérêts.

Alors que des SU 27 (un peu surprenant, c’est de l’ancien) seraient déployés par les russes en Syrie, on voit que ma suggestion est difficile à suivre et donc que la situation aussi. Que n’a t on évacué Assad avant !