Les guerres idéologiques

Allez donc sur hautetfort: http://francoiscarmignola.hautetfort.com/archive/2015/12/27/les-guerres-ideologiques-5736307.html

c’est le lieu pour les synthèses.

Sinon pour les citations pessimistes, on peut se référer au très angoissant

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/12/23/31003-20151223ARTFIG00092-des-territoires-perdus-de-la-republique-aux-territoires-perdus-de-la-nation.ph

Ce Noël est très sombre, c’est le moins qu’on puisse dire…

Quand à la déchéance de nationalité, alors que Ayrault (vous savez le faux chauve efféminé qui fut ministre le temps de nous écraser d’impôts) se déclare contre, Christian Jacob, sage chef de groupe à l’Assemblée déclare ne pas vouloir décider sur un coin de table avant le 1er Janvier. Nous gardant une trêve des confiseurs paisibles, il honore son camp, qui pourra donc voter non aux boute feux l’esprit tranquille et reposé. Mort aux cons!

Au fait en parlant de slogan vengeur, nous y sommes. Manuel Valls, premier ministre en exercice, a donc successivement qualifié la mesure de symbolique (mais importante), refusé les « amalgames » que l’on pouvait faire à ce sujet, et pour finir, accuse ses détracteurs de renforcer la propagande du FN!  Je n’arrive pas à trouver d’expressions de sa part au sujet de l’huile et du feu, du glutène ou de l’allergie à l’honneur et au bon sens. A se chier dessus !

En parlant de maladie, plusieurs critiques de Madame Delmas Marty, une constitutionnaliste: d’une part les lois internationales interdisent les peines dégradantes alors que toutes les déchéances nationales sont des peines de dégradation, dont dégradantes. Une autre remarque perfide de la juriste est qu’une peine qui prétend à la fois faire preuve de fermeté mais pas d’efficacité est problématique. Seule une femme peut exprimer cela aussi bien… D’autre part, son avis final est que la constitutionnalisation de l’état d’urgence sous une forme qui ne permet pas, explicitement, sa vérification constitutionnelle est une sortie de l’Etat de droit. Pour finir, ne pas adopter un changement de constitution dans l’urgence est un principe à suivre…

Sinon, un article nuancé mais puissant:

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/12/29/31001-20151229ARTFIG00107-etat-d-urgence-une-revision-constitutionnelle-pour-quoi-faire.php

Sans parler, évidemment de la parole du maitre de la question, Giorgio Agamben, le théoricien de l’état d’urgence permanent.

http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/12/23/de-l-etat-de-droit-a-l-etat-de-securite_4836816_3232.html

C’est ça la guerre idéologique: avec un petit couteau, et l’impression d’être seul dans la pampa, à discréditer son ennemi et noter tout ce qui affaiblit et détruit son avis et sa volonté. Mort aux cons !

Au fait le sympathique Berdepas dont les réflexes demeurent bons tire les conséquences de ce qui apparait à tout le monde comme une lamentable manipulation, le canard d’aujourd’hui le démontre assez.

https://berdepas.wordpress.com/2015/12/29/les-indignes/#comments

D’autant plus que bizarrement, les personnes physiques dont l’aspect physique et la personnalité me dégoutent et me révulsent, et ce, au moins autant que toutes les positions politiques, se trouvent dans le camp de la honte: Placé (qui souhaite créer des apatrides) et Chevenement (qui veut « renforcer » (et non pas affaiblir)  la nationalité).

Le meilleur: NKM, promoteuse(trice,tesse) du principe de précaution l’affirme: la déchéance pour tous !

Serais je moi dans le camp du bien ? Et bien oui ! Mort à tous les cons !

 

P.S: signataire du commentaire suivant sur le billet suivant:

http://www.etatdexception.net/vers-une-jonction-des-luttes-contre-le-sionisme-et-lislamophobie-il-est-temps/#comment-97656

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Le problème, avec ce genre de disgressions, c’est qu’elle donne raison de par son texte même à tout ce qu’il peut y avoir de plus raciste et de plus fanatique à l’endroit de l’islam et des africains musulmans en général.
Un point, juste un: Tariq Ibn Zyad dont l’auteur « poursuit le sillon » fut le chef des armées musulmanes en charge de l’invasion de l’Espagne. Il a laissé son nom au détroit de Gibraltar (djebel tarik). Bien trouvé comme guide spirituel: on le surnommait « Tariq le borgne ».
Faire du name dropping de la sorte pour mieux tétaniser les blancs incultes incapables de vérifier sur wikipédia, c’est se moquer du monde de manière menaçante, ou bien s’être fait enfler soi même. Dans le deuxième cas, on attend des excuses.

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Je suis enfin refusé(silencieusement), après un mois d’attente de modération. J’attends donc toujours les excuses du spécialiste de la culture islamique qui poursuit le sillon de Tariq le borgne. Quelle rigolade.

Les politiques de la peur

Nous sommes toujours dans l’après des attentats de Novembre. La vague n’en finit plus de se manifester et tout le monde est mouillé.

Une remarque d’un historien (Patrick Boucheron) sur France Culture: il vaudrait mieux parler de guerres civiles que de conflits religieux ou guerres de religions. Il paraitrait que cette manière de voir doit prévaloir sur les longues durées et que cela s’applique au présent: ce sont des français qui ont tué massivement en France, même si ils furent téléguidés de l’étranger.

Ce jugement est particulièrement inquiétant. La guerre civile est ce qu’il y a de pire, et l’invoquer pour mieux en conjurer l’horreur absolue a un coté risque tout, signe d’une opinion. Que celui qui s’y livre soit précisément l’auteur de « conjurer la peur » est un peu étonnant.

Il est vrai que sa phrase sur la statue de la république couverte de bougies: « C’est tout cela l’histoire, pourvu qu’elle sache accueillir du même front les lenteurs apaisantes de la durée et la brusquerie des événements”, est profonde. Mais l’homme (Boucheron) est bien engagé, il cite Foucault, Bourdieu, et dénonce les excès de mépris du temps présent.

Pionnier de l’histoire monde ou histoire connectée, il parle des équilibres et de la peur qui maintient les pouvoirs. Il est un littérateur, aussi:

« La république perd pied dès lors qu’elle ne se comprend plus comme un équilibre pacifié entre les différentes peurs qui la divisent »

Evidemment, on ne peut que se réjouir de voir un grand esprit honoré publiquement dans un temple de la connaissance vieux de cinq cent ans, une institution, le collège de France, qui  « enjamba la réforme » et exprimer en termes tranquilles la fascination que nous éprouvons tous pour les longues durées.

Au passage, il faut tout de même remarquer que ce sont en fait des belges qui nous mitraillèrent, même si effectivement, ils furent manipulés de l’étranger.

Mais bon, ça tombe bien, en parlant d’évènement subit, nous voilà sur une question de déchéance de la nationalité proposée par un président de gauche, contre l’avis de gens de gauche, et afin de perpétrer une petite manipulation politique lui permettant de se maintenir au pouvoir, au nom de la gauche. Typique des moeurs républicains, bien meilleurs que ceux des dictatures mais donnant tout de même envie d’y recourir, on dirait que c’est le but (là je vais vomir).

Magnifique coup tordu, dans la pire des acceptions, sans raisons ni principes autres que de semer confusion et trouble et de susciter un accord contre nature à son profit. Pour le garant de la nation, le chef des armées, c’est bien joué. Il est possible qu’une partie de la droite s’y laisse prendre. On sait déjà que le FN, fidèle à la collusion FNPS que je célèbre aujourd’hui avec délice votera cette ignominie. Les gens à droite qui la refuseront s’honoreront, et, Père Noël, faites que Fillon en fasse partie !

 

 

Les réseaux musulmans européens

EMN (European Muslim Network) est une ONG présidée par Tariq Ramadan.

Des activités diverses, et surtout une présence médiatique (si tant est que l’internet soit un médium) qui semble indiquer qu’il y a des acteurs assez actifs dans ce qu’il faut bien appeler une guerre idéologique caractérisée entre opinions et influences.

Comme toute guerre, il y a des combats directs et indirects, en particulier des offensives sur des terrains qui ne sont pas défendus.

Une présentation des desiderata, exigences et points de vue divers est publiée en Anglais en  http://www.cilecenter.org/en/wp-content/uploads/2015/06/EMN_the-global-challenge-of-migration_20150604_v1.pdf.

Une traduction en Français est donnée par Saphirnews.com en:

http://www.saphirnews.com/Au-dela-de-l-Europe-le-defi-mondial-des-migrations_a21737.html

On peut se permettre de commenter la chose, le ton particulièrement agressif indiquant la nature des relations entre ce qu’il faut bien appeler des belligérants dans cette période post-attentats.

Non pas que Tariq Ramadan se soit transformé en un éditorialiste de Dabiq lui même. Mais il se trouve qu’il devient celui de la Turquie, engagé avec l’Etat Islamique dans des projets de long terme dont il va falloir s’occuper un jour ou l’autre. Notons pour que les choses soient claires que la confrérie des frères musulmans, injustement malmenée en Egypte, se trouve soutenue par la Turquie on peut dire évidemment, le camp de la souveraineté politique islamisée ayant bien sur de multiples instances dans le monde musulman.

Cela étant dit et toutes choses étant égales par ailleurs, voyons voir pour ce qui concerne les migrants. La déclaration est assez claire.

On y trouvera tout un ensemble de choses, depuis l’affirmation que la migration est un droit, jusqu’à l’obligation de l’occident pour des raisons éthiques, de réduire sa consommation de ressources injustement arrachées aux migrants qui viennent sur place réclamer leur du.

La politique australienne est bien  entendu sévèrement condamnée et aussi celle des pays du golfe mais sous l’angle des traitement avilissants uniquement, l’immigration n’y étant pas interdite comme en Europe, dont les barrières de Ceuta et Mellila encouragent la xénophobie.

Les migrations sont économiques, or l’Europe a besoin des migrants ce qu’il lui faut reconnaitre tout comme elle doit reconnaitre sa responsabilité dans la déstabilisation du moyen orient et de l’afrique, tout en mettant en oeuvre aussi des micro crédits pour que les migrants puissent aider leurs familles d’origine.

Les communautés musulmanes doivent se référer aux migrations qui avaient lieu dans l’empire ottoman et mettre en oeuvre un ensemble de concepts islamiques éthiques concernant l’accueil des migrants. Les noms en arabe de ces concepts sont mentionnés.

Pour finir, on considère que détruire les bateaux des passeurs ne résoudra pas le problèmes des migrants.

Voilà c’est clair, et bien c’est dur à admettre mais il nous faut bien reconnaitre que l’insolence de ces fripons dépasse les bornes.

Pour qui comprend, et mon allusion à la Turquie plus haut le montre bien, nous avons bien affaire à un fascisme revendicateur cynique à qui il va falloir opposer une résistance forte. Car tous les termes de cette proclamation, ambigus en diable pourraient bien terrifier quelques faibles, et c’est bien leur objet.

 

http://www.cilecenter.org/en/wp-content/uploads/2015/06/EMN_the-global-challenge-of-migration_20150604_v1.pdf

http://www.cilecenter.org/en/wp-content/uploads/2015/06/EMN_the-global-challenge-of-migration_20150604_v1.pdf

Un tissu qui se déchire

Pour en rajouter une couche et pour accentuer la déchirure dans le tissu démocratique français, l’affaire Lepen des photos interdites, qui va jusqu’à la publication par un élu FN d’une photo du carnage au bataclan.

Et bien de tout cela peut sortir un bien (…). Car on assiste en fait à une revendication d’égalité de traitement entre des points de vues adverses. Et bien, la réflexion sur cette controverse est riche d’enseignements.

Après tout, pourquoi (le motif est invoqué) publier une photo d’enfant mort (pour responsabiliser ceux qui rejettent les migrants) et ne pas publier celle d’adultes morts (pour ne pas … on ne sait pas trop). Car Les raisons de la non publication de photos macabres liés aux attentats peuvent avoir plusieurs raisons. De bonnes et des mauvaises et on peut chercher l’égalité de traitement avec l’enfant mort.

La première raison est qu’on ne doit pas manquer de respect aux familles ou au peuple dont font parties les morts dont on montre les cadavres.  La question de l’enfant mort se pose donc ici.

Une contre raison est que le corps supplicié appelle à la révolte et le monde chrétien rempli de crucifix est bien placé pour le savoir. L’enfant mort est une image chrétienne, et d’ailleurs l’objet de sa vision est d’exciter un sentiment chrétien (accueillir les migrants sans limites).

Les cadavres ou les supplices des victimes de l’Etat Islamique ne doivent pas appeler à une révolte, car cette révolte se dirigerait « naturellement » contre des peuples qui non seulement rejettent l’image chrétienne de la révolte contre le corps de l’innocent supplicié, mais en plus rejettent la responsabilité du crime. Pour ce faire, de telles images ne doivent pas, dans ce cas, être montrées.

La question est alors de savoir si cette décision, après tout motivée par un souci de maintien de l’ordre public, et cela au moins en partie, n’est pas instrumentalisée dans un combat politique.

Il se trouve que la déclaration de Gilles Kepel, à l’origine de la révolte du chef du FN, mentionne (en termes mesurés) une équivalence entre les attitudes des radicaux islamiques et des électeurs FN. L’évidence tranquille du parallèle est bien sur une remarque séduisante pour une partie de l’opinion, dont fait partie Kepel d’ailleurs. Elle s’inscrit dans un combat politique mené par le pouvoir actuel, clairement partisan dans une confrontation qui vient de commencer et qui va durer 18 mois.

La révolte médiatique et politique du parti ainsi désigné est sans doute excessive, et la provocation sans aucun doute non volontaire. Pourtant l’émoi est considérable et se traduit par une montée aux extrêmes d’une indignation dont la puissance électorale non négligeable devrait faire réfléchir. Qui a maintenant la légitimité pour décider de ce qui doit ou pas être dit ? Faut il condamner Gilles Kepel ?

En tout cas, les photos sont désagréables, et passée le choc qui passa de la photo de l’enfant, il se trouve que sa manipulation est maintenant universellement décriée, l’opinion s’étant au moins partiellement retournée. On remarquera toutefois que l’emploi de la photo choc profita tout de même au camp qui l’initia, au moins brièvement; comme si on pouvait franchir certaines barrières, brièvement, quand c’est pour une bonne cause.

De fait, le point de vue unanime gagnant est que Marine Lepen a passé cette barrière à tort. De fait elle aurait perdu, mais de fait n’aurait elle pas au contraire radicalisé ses sympathisants et augmenté fortement la terrible détestation que suscite la France de gauche médiatique et politique au pouvoir en France ?

Car la condamnation de la condamnation de crimes  peut choquer aussi. Quand une famille américaine se déclare offensée par des photos par ailleurs largement diffusées et accessibles, et que cela sert à accuser le responsable d’un parti politique français qui défie ouvertement un ministre de l’intérieur qui engage des poursuites, et bien on peut s’inquiéter d’une trouble à l’ordre public qui commence à concerner tout le monde.

Que cela porte sur une expression, le contrôle du dire ou du montré devenant clairement de plus en plus systématique est encore plus inquiétant.

A qui cela peut il profiter? Et bien à la gauche bien sur: son repoussoir la valorise, et en plus, au pouvoir, elle édicte et impose ses règles morales, c’est le fond de son commerce.

La preuve, tranquille derrière l’injonction de Christiane Taubira de ne pas publier la photo (à l’écart ces derniers temps, la dame en question est maintenant au centre de ce qu’il faut ou pas faire ou penser), le monde médiatique de gauche ironise. La remarque d’un journaliste de France Culture: « il faut reconnaitre que Daech n’a remporté aucune région en France » le montre bien.

En résumé, tout le monde est content: la gauche avance dans son projet d’union nationale qui pourrait la sauver, et le FN dans le rôle du faire valoir idéal se félicite de la sur-motivation haineuse de ses partisans.

On peut se réjouir aussi de voir les deux alliés de fait se déshonorer toujours davantage, et employer l’ordure qu’ils se lancent à la tête mutuellement pour mieux se renforcer l’un l’autre, du moins le croient ils. En effet, l’excès de méchanceté et de bêtise cynique finit par se voir et par lasser.

Franchement, ne vivrions nous pas mieux sans tous ces monstres ?

 

 

 

Deuxième tour, fin d’une époque

« Il y a un mois jour pour jour, notre art de vivre a été attaqué. »

Manuel Valls commente ainsi le second tour des régionales. Cambadelis, lui aussi regrette(se félicite) des morts qui pour lui ont joué en sa faveur: la purge fait gerber; pouah.

On ne connait pas encore les résultats en Normandie et en Ile de France, et pourtant déjà, d’une certaine manière, le PS a, il le dit, gagné.

Pourquoi ? Parce que quoiqu’il arrive, la Bourgogne avec un FN à 31 % reste à gauche et que cela n’est pas normal. Après tout, sous Vichy les deux régions étaient déjà unies (je me lache). On a une forme claire de collusion entre PS et FN. La victoire dans le centre est du même type.

Sur le fil, à 20h 45 il semble que la Normandie reste à gauche, avec un FN à 27%! Euh non ! Ptet bien que non: quelques milliers de voix mais ça passe.

Nous en sommes donc à attendre l’Ile de France… 21h30 il semble que Pecresse ait gagné, et en plus en tête à Paris ! 2 points d’avance au total !

On a donc un 7 à 5, sans compter la Corse, donnée à l’autonomiste Siméoni (le fils d’Edmond) allié à Jean Guy, le sinistre  Talamoni, le buveur de sang caché dans le maquis.

On a donc une configuration quasiment idéale pour le retrait de Sarkozy: les centristes (Morin doit s’éponger le front) malgré Sauvadet et Vigier n’ont pas été complètement nuls, et le vote FN est bien trop haut: suffisamment pour montrer que le hongrois ne suffit pas, et qu’il faut maintenant de la vraie politique, tout en prenant en compte le cri de rage. En toute logique, c’est Fillon qui ramasse: il gagne les pays de Loire, Paris bien sur mais aussi l’Alsace, et au couteau contre la gauche: cela veut dire que la calme énergie gagne contre la dérive et le désespoir. Car ce vote excessif pour le FN n’est pas politique, et il faut bien le récupérer: seul Fillon en est capable.

Au sujet de l’Ile de France, magnifique victoire, on voit ainsi que le FN en a rabattu , mais aussi que l’impuissance de la gauche à protéger Paris a sans doute joué. Le coup de la « race blanche » de Bartolone lui a peut être nuit (blanche): son cynisme était effectivement infect, mais il a tout de même fait 42%. 14% de FN à Paris, ça reste pourtant beaucoup, et on sait donc pourquoi.

Pour finir, au sujet du FN nationalement, nous avons évidemment l’expression du rejet de l’étranger arabe et musulman, accru par les attentats. Cela produit finalement les terribles triangulaires injustes du centre et de la bourgogne avec un FN à 30 %, perdue par des centristes, et finalement un horrible sentiment de semi échec alors qu’on a assisté en fait à un terrible et irrévocable rejet de ce qu’on nous inflige.

Plus que jamais la gauche doit partir. Et il faut hélas subir l’abominable collusion entre la ruine et la désespérance qu’elle produit pour que cela soit encore retardé.

Les commentaires (de gauche) de France Culture de ce matin sont absolument atterrants: la droite a en fait perdu, la stratégie de Hollande/Valls a gagné, et les victoires de la droite seraient entièrement dues aux socialistes et au FN. Le déni est ainsi absolu, à la hauteur du rejet qu’il suscite: que peut on avoir  de commun avec ces gens là?

 

 

 

 

 

Elections le premier tour

Les choses se passent bien pour la gauche: l’effet des attentats est bien ce que l’on pouvait penser. Une abstention moins forte que prévu et un défoulement anti arabe, sans doute aussi bien de la part de la gauche que de l’extrême droite. Le défoulement est compensé par des voix écolo et communistes en excès, eux droits dans leur bottes, mais bien sur comptés « à gauche » par les socialistes, et ce comme de juste.

De la part de la gauche (je veux dire Hollande etc), il y a donc un boulevard politique qui va aiguiser les intelligences, et cela a commencé immédiatement, comme prévu. Drapé dans leur conscience, ils évacuent le nord et le sud, sous les applaudissements républicains qu’ils inspirent après des décennies de domination et de corruption. Note: l’Alsace Lorraine aussi est évacuée, comme de juste.

La position de la droite est claire: ni retrait ni fusion, y compris en Languedoc Roussillon (Reynier ne se retire pas). La prise de risque est belle, et met les électeurs devant leur responsabilités. On va voir donc ce qu’il en est et le courage de l’attitude force le respect. On notera que Bayrou et Lagarde sont en désaccord avec Sarkozy, mais cela n’aura sans doute pas d’influence dans un premier temps.

La volonté des socialistes de compter dans son camp ceux qui dénoncent leur politique est plaisante. Que cela justifie l’accusation d’indignité envers celui des adversaires qu’ils prétendent respecter est tout aussi plaisant. On verra dans les urnes comme on dit. Qui se déshonorera le plus sinon celui qui votera contre ses opinions ?

Car dans les fait, la ligne Hollande et des socialistes,  qui n’a pas l’assentiment des autres, est gravement mise en cause au niveau national. Il conviendrait, vu leur infériorité dans le débat (ils sont clairement les troisièmes dans le tripartisme qui s’annonce) qu’ils disparaissent complètement, du moins si la logique était respectée. Nous allons voir au contraire, pour ces raisons précisément, et pour continuer ce glorieux chemin engagé en 2012, la poursuite de tout ce qu’on ne veut plus, et que nous venons de dire assez précisément.

Aucune allusion à ce petit problème dans les débats de la soirée: le fracas des suicides couvre les rires et les pleurs.

Pas de réaction de Juppé ou de Fillon à 23H. C’est normal, car les résultats ne sont pas à la hauteur de ce qu’on attendait de Sarkozy chef de parti. Plus que jamais, il n’embraye pas et la droite française doit réaliser que pour battre l’ennemi il faudrait quelqu’un d’autre. Un sondage récent montre que nationalement et localement dans le parti, son autorité est clairement en cause: il ne doit pas se présenter, c’est sans doute la leçon de ce premier tour.

Pour enfoncer le clou, il est pitoyable devant Pujadas ce soir même: le charme est rompu, il est temps de s’en rendre compte. Mariton a d’ailleurs craché le morceau: c’est Sarkozy le problème maintenant,  à lundi.

 

Tapie, comme Daech, on t’encule

Hier fut décidé en appel de faire rembourser l’argent qu’un ministre corrompu de Mitterand vola à la France. On attend la suite, ce qu’on fera de  la bande organisée d’escrocs en charge de l’indigne manipulation.

Et bien cela me procure un contentement plus que majuscule. Organisateur de match de football truqués au niveau national, organisateur de tours de france dopés à mort, spécialiste du foot marseillais, il vendit à son richissime successeur soit disant à son insu.

En faillite, incapable de gérer le monstre que son état de ministre corrompu dans un gouvernement corrompu (son premier ministre s’en suicida) il ne pouvait faire autrement, et à ce prix là. C’est ce qu’entérine le jugement.

Le reste peut être étudié en détails et on pourrait le faire, malgré toutes les intoxications que l’homme de gauche, ami de Taubira (il la présenta en 2002 au nom d’un parti radical qui conjuguait à l’époque tout ce qu’on pouvait imaginer de plus pourri et de plus stupide), ami des journalistes (il domina la presse sportive et politique au delà du possible), put nous faire subir en trente ans de vulgarité soit disant populaire.

Car voilà le fond de l’affaire: l’escroc, spécialiste du pied dans la porte, qu’il employa pour escroquer des petits vieux dans les années 70 (condamné pour cela  il fit des procès à tous les journalistes qui racontaient l’histoire, dette payée à la société), alla jusqu’à séduire, le voyou, la femme de Defferre et Mitterand lui même, qui le fit ministre pour mieux faire la paire avec l’autre créature tirée du chapeau « populaire » des années socialistes.

Populaire il le fut jusqu’au bout: j’ai rêvé de lui cette nuit, cauchemardant qu’on l’indemnise au double de 2008, et les tons faussement objectifs de certains journalistes qui faisaient semblant de ne pas prendre parti, la justice de notre pays étant digne de confiance… On évoqua certaines nominations récentes du fait du ministre de la justice (la ventripotente porteuse d’affiches du parti dont on va parler dimanche soir) pour mieux imaginer un jugement arbitraire, tocade infondée comme les autres.

Cette popularité était celle d’un homme de gauche beau et populaire. Virilité célébrée d’ailleurs par la ministre elle même: « un personnalité extrêmement puissante »dit elle de son ex mentor.

A ce sujet, on rappellera que la beauté physique des hommes est très importante à gauche: regardez les hiérarques (sauf Hollande, mais lui souleva Trierweiler en la dominant intellectuellement). LeGuen, Cambadélis, Moscovici, Montebourg : des hommes magnifiques, séduisant la moitié de l’électorat avec talent et hors des fantasmes vicieux que put susciter un Sarkozy. Tapie était l’un deux, et au combien, et contrairement à ses rivaux, il gagnait de l’argent.

Mais il y a mieux, et le sexuel recouvre tout. Qu’y a t il de plus symbolique de la force virile de l’homme populaire issu du peuple, légitime, et seul à l’être, à devenir ultra riche, lui l’homme de gauche ? Le Foot ! Le président d’un club de football, sport populaire par excellence, là où une culture rude mais sympathique, permet d’affirmer les différences régionales  avec franchise: Tapie on t’encule !