Le « problème » des migrants

Un petit point sur la question des migrants (die Flüchtlinge, Migranten und Asylbewerber fragen).

Brice Couturier se permet à France Culture de critiquer l’attitude  d’un représentant des « associations » qui veut discuter de comment on organise l’accueil,  et qui s’honore du travail réalisé cette année. La critique, sur un ton un peu énervé, tranche avec la bonhomie du reste du débat qui décrit avec philosophie la fuite légitime éperdue de la moitié du monde hors des zones de guerre et d’absence de démocratie où ils ont vu le jour. Ils ne sont pas des réfugiés économiques, contrairement à ce que redit Brice Couturier sans écho ni réponse.

D’abord les syriens et irakiens sont très minoritaires: on a des soudanais (30% de la jungle de Calais), des somaliens et aussi des bidounes (des arabes sans nationalités, typiquement des koweitiens). Bref, des citoyens du monde du tourisme, cherchant légitimement à optimiser, sans papiers autres que l’argent de leurs familles restées au pays, leur situation personnelle. L’évidence est bien là: ce ne sont pas des réfugiés mais des envahisseurs. Point final.

Surtout qu’il ne nous veulent pas -nous-. Il veulent l’Angleterre. Rien d’autre. C’est  là que la rumeur leur dit d’aller. Rumeur ancienne, qui date du XIXème siècle, l’Angleterre c’est le pays du grand jeu, et les souvenirs sont vivaces dans l’Afghanistan lointain, le Yemen profond, l’Irak  de toujours. Bref c’est toute la route des Indes qui se retournerait…

De fait il y les passeurs. Installé dans l’immigration pakistanaise et indienne en Grande Bretagne qui a depuis longtemps fait sécession et dispose quasiment de ses propres lois, le libéralisme à la britannique des  30 dernières années ayant fait merveille, tout un milieu s’emploie à faire venir ses amis et esclaves. La technique est celle du « flot imbécile »: des naïfs sans papiers, incapables de s’exprimer, montrent du doigt un pays situé au nord et régulièrement donnent bijoux et billets de banques froissés par les voyages aux hommes de main qui leur promettent la fin des tortures qu’ils leur infligent. Tout le long de leur voyage, il font pitié, et stimulent la puissante envie humanitaire qu’on a de s’en débarrasser, ils ne font que passer, cela tombe bien.

Ainsi Guy Bedos le vieil enculé de gauche, à qui je pèterait bien ce qui lui reste de sa gueule de connard à coups de tatane, se révolte, qui plus est contre Valls, car on veut raser la partie sud de la jungle. Un exemple d’humanitarisme: il veut le bien de l’espèce, et je le conchie au passage (ça défoule).

Un point important: cette foule a des biens. Confisqués par la police Danoise, au moins, cet argent ou ces bijoux sont ce que convoitent les passeurs. C’est avec cet argent que sont payés les couvertures et les chaussures de marche que leur donnent les associations. Car la corruption est aussi, bien sur, précisément à cet endroit: toute aide, tout don, tout service a pour objet de permettre aux passeurs d’augmenter leurs prix, et se trouve donc être plus qu’un encouragement, une contribution coupable à un trafic d’êtres humains particulièrement vicieux.

Une organisation internationale de passeurs persuade des peuples du tiers monde de mobiliser leur économies pour un voyage transcontinental vers un pays de blancs généreux qui doit les rendre riches. Une bulle financière s’est ainsi mise en place, les emprunts faits à la source devant subventionner les voyages, générateurs d’une boule de neige d’activités humanitaires de soutien tout le long du trajet. Le but du jeu est évidemment de capter la dernière part du pactole, le prix de de la traversée de la manche, dépensé par l’état français en aides diverses, et se retrouvant forcément avec un pourcentage à déterminer dans les poches des permanents des « associations ». Je salue ici leur générosité.

Les passeurs, infiltrés dans la foule, répondent aux interviews , font régner l’ordre et n’hésitent pas au besoin à faire partir à grands cris un préfet français (l’anecdote vient de l’émission ) venu visiter les villes (boueuses, la boue c’est sacré) qu’ils fondent. Qu’au passage, ils organisent ou plutôt régulent les petites misères dues au tiers monde enfin installé en Europe et qui font tant jouir les associations humanitaires (prostitutions enfantines variées)  n’est qu’inévitable voire souhaitable, que ferait on sans eux, ils parlent la langue.

La question de la création de camps de réfugiés au bord de la manche se pose donc.

Au fait, l’ONU a des statisitiques, la moyenne mondiale de la durée des séjours en camps de réfugiés est de 16 ans.

Des dizaines de milliers de tentes rangées avec ordre le long de fleuves de boues ? Non, disent les associations, plutôt des dizaines de centres de petites tailles répartis partout en France.

Mais surtout,  l’injonction à l’Angleterre d’ouvrir ses frontières (ce qu’exige Guy Bedos), on ne peut s’opposer aux volontés des peuples en marche. Tout migrant ayant réussi à tromper un camionneur en ruinant sa cargaison a droit à faire venir toute sa famille !

Nous y sommes: la volonté des peuples. D’abord l’Angleterre ne souhaite pas (plus) recevoir les sorties d’Egypte dans sa direction que lui organisaient jusquelà les zones de transit. Retranchée derrière son bras de mer, le tunnel enfin bouclé (il semble que son accès soit maintenant impossible), elle assiste en silence à la constitution d’un cul de sac à l’entrée et à la sortie de l’Europe.

L’entrée c’est la Grèce, qui isolée derrière sa frontière intérieure qui vient de se fermer va devoir enfin s’occuper des peuples d’Asie autrement qu’en les envoyant se faire voir ailleurs; et la sortie c’est la France, qui isolée derrière sa frontière avec la Belgique qui vient de se fermer, va devoir gérer ses jungles, heureusement il y a des associations et des passeurs pour ça, et un état socialiste connu pour sa gestion rigoureuse et énergique, et qui a fait merveille sur ces sujets les cinq dernières années.

Se pose donc ainsi la question des migrants.

Il faut noter que les choses progressent, et que l’aberration de la situation (ce que je décris ici en est le minimum dicible) est tellement énorme qu’ici et là on  voit bien que ça commence à réagir. Fermeture de frontières, et mises en responsabilité des transitaires hypocrites se généralisent et c’est heureux.

Allons tout de suite au but. L’Europe doit organiser un blocage complet de ces migrations inutiles, injustifiées et barbares. Le flux doit être arrêté, à tout prix. Après cela, il faudra vider les stocks mais c’est une autre histoire. Murs, barbelés et controles aux frontières, garde cotes qui remorquent vers l’est, confiscations, tout doit être mis en oeuvre. Dès ce printemps. Cela s’appelle le NOWAY et correspond à la gravité évidente de la situation. Il faut le faire de manière organisée, au niveau européen. Cela est inévitable et ne peut être choisi, décidé, ou nuancé: cela s’impose, c’est tout.

Surtout qu’il y a un autre enjeu. Le flux vient principalement de Turquie. C’est bien la Turquie qui a ouvert les vannes cet été, faisant passer la situation à une échelle vraiment significative. Malgré le fameux accord de Novembre avec l’Allemagne et dont elle (l’Allemagne) se plaint de la non application tu parles, le flux est continu, parfaitement encouragé, les gardes cotes allant vers l’ouest, comme ils ont toujours fait, la déportation des peuples étant la grande spécialité turque. L’évidence de la manoeuvre et de la politique est patente, qui pourrait le faire remarquer ? La France ? Nous passerons, honteux et méprisant,  sur une diplomatie qui s’acharne à combattre ses alliés naturels (la Russie) au prix de la ruine de sa propre agriculture.

Cela n’aura qu’un temps, mais c’est une partie de la situation actuelle: une Turquie islamiste au sens où l’entendent les frères musulmans souhaite régenter le moyen orient et semble se lancer dans une aventure dangereuse qui menace aussi l’Europe. Les migrations organisées sont ainsi un moyen de pression, un acte de guerre de facto.

L’élection américaine sera décisive: si l’attitude de repli initié par Obama perdure, la Turquie aura le champ libre, et la Russie ne s’y opposera pas, à moins qu’on ne le lui demande. Mais c’est une autre histoire. Au fait, la Turquie soutient l’Etat islamique aussi en Libye, les frères étant actifs bien sur là aussi pour organiser les traversées, cette fois vers l’Italie, ce à quoi on s’était habitué étant maintenant décuplé par les traversées grecques.

Mais il y a aussi l’aspect moral. Soutenue par le pape, la migration, ou plutôt son refus heurte le passé migratoire d’une Europe qui elle aussi était sur les routes il y a soixante dix ans. Les allemands y sont particulièrement sensibles: ils ont abandonné  pied leurs sudètes, leurs polognes, leurs prusses, leurs ests avec des souffrances incroyables, et dont le nazisme  a justifié l’oubli mais pas le souvenir confus. Le premier sentiment moral dans l’europe chrétienne consiste à accueillir la misère des peuples innocents martyrisés par la guerre. Bien sur. Surtout qu’en Grèce, le souvenir des traversées des années vingt est encore vivace, tu parles, on ne vit pas 2500 ans dans une péninsule sans regretter de devoir en partir.

Ainsi cette longue diatribe haineuse ne peut que révolter l’humanitariste moyen français qui se refusera toujours à éprouver la moitié de l’horrible haine raciste que j’exprime ici. Pourquoi ne pas me condamner pénalement pour appel à la haine raciale d’ailleurs ? Ou m’enfermer pour pathologie, ma peur manifeste du migrant violeur ne révélant que l’ampleur de mon ambivalence masochiste ?

Bref, immoral, coupable, névrosé, je ne suis qu’un déchet humain (Taubira utilisa l’expression)  incapable de la moindre empathie pour mon semblable, mon égal, mon frère de couleur. Je passerai sur mon islamophobie, celle ci ne méritant qu’à peine d’être mentionnée.

Et bien mon point de vue est moral en fait, mais d’une morale bien différente de celle qu’on m’oppose à tort. Car toute ma description de la situation est celle de l’instrumentalisation de l’humain à des fins immorales, qu’elles soient d’argent, d’idéologie ou de puissance. Elle est inacceptable moralement et  doit être arrêtée. Y participer est un crime et je condamne pour raisons morales tout ceux qui directement ou indirectement y participent. Rien de moins.

Ceux qui « souhaitent » aller en Angleterre sont des dupes exploités, esclaves de criminels, ils doivent être libérés et forcés à rentrer chez eux. Ce choix ne peut être celui de se rendre malheureux  à notre détriment: nous sommes responsables de leur sort et du notre et notre responsabilité, qui plus est devoir moral, est de ne pas nous soumettre à leur folie.

Oh, il y a bien la délicieuse folie chrétienne qui se refuse à soumettre l’humain au carcan de la morale immorale: elle donnera à manger au malheureux réfugié qui garde l’argent du passage et qui cherche à survivre, en attendant d’entrer dans le paradis anglais. Comment y résister ? On a alors plusieurs options.

D’abord celle du romain, voire du nazi: il nous faut, de part notre rigueur morale refuser  l’apitoiement. C’est difficile à supporter, mais cela nous honore que de laisser mourir de faim un malheureux, cela lui apprend que son choix de migration est une erreur. Une pédagogie cruelle, mais nécessaire et qui plus est, utile pour l’avenir. Un a venir qui peut vite devenir sombre, la tristesse nécessaire devant une guerre violente à des populations civiles se profilant à l’horizon.

Il y a aussi celle du pragmatique légaliste, et il y en a: d’abord accepter de rendre impossible le passage en Angleterre et de lutter contre lespasseurs. Obliger pour avoir les subsides à rentrer dans une légalité: demande d’asile, obtention de papiers. Puis organiser l’évacuation, les générosités pouvant aller jusqu’à tenter de les convaincre à toute force de rentrer chez eux légalement à grand coup d’assistances et/ou de menaces graduées.

Simultanément, comme la justification de la migration disparait, et qu’on en fait la publicité la plus large possible, cela ralentirait le flux vers Calais. C’est la situation que prétendent atteindre aujourd’hui certains. Pas complètement à tort, finalement.

Alors qu’il semble évident que seule la deuxième position est raisonnable et acceptable, au moins dans la manière de faire, il faut réaliser qu’elle est dangereuse car si elle ne suffisait pas, on se retrouverait alors avec la première, dans ses pires aspects. Là le problème moral pourrait se manifester dans toute son extension, les guerres cruelles contre des populations allogènes étant la grande spécialité européenne, qui fait se succéder régulièrement dans l’histoire les grandes exterminations et leur dénonciations éplorées, avec comme périodes intermédiaires les démagogies impuissantes.

Car deux sujets ne sont pas abordés: le stock de déboutés du droit d’asile dans la nature et la question des camps de réfugiés en Grèce. Pour l’instant, la « morale » ne s’est pas penchée sur la question, alors qu’elle va se poser bientôt. Il faudra pourtant rassembler les vagabonds, les reconduire à leur point d’entrée et commencer une concentration de populations à l’extérieur de l’Europe. Avec vigueur, et aussi localement avec violence si cela est nécessaire. Ces gens ne sont pas les bienvenus en Europe. Il faut le leur faire savoir avec énergie.

Arrêtons le flux. Maintenant.

 

 

Le retour du couac

Le retour de zéro au gouvernement se fait en fanfare: dès son premier week end, il se frite d’emblée avec l’Ex, qui non seulement lui a piqué l’organisation de la vertitude mondiale, mais en plus se permet de lui dire quoi faire dans sa propre région. L’ampleur du corps électoral du référendum impossible légalement à organiser fait donc débat à gauche et quand je dis « à gauche »…

L’intervalle de son absence fut marquée par une reprise en main de la communication gouvernementale qui se montra harmonieuse et au combien, le terme « couac » n’étant plus utilisé par les médias depuis son départ, et d’ailleurs il s’en est plaint. Non pas que cela ne soit pas nécessaire, mais vous comprenez, quand il n’y en a plus que deux fois par jour, on considère cela négligeable.

Nous voilà donc  de retour, l’aile de pigeon flottant au vent, le ton efféminé et impuissant ayant maintenant vocation à concurrencer l’autre forte virilité qui nous régit, je veux dire le petit garçon à sa mémère à qui on a piqué son 49.3, le proxénète carré, euh pardon.

Cette accumulations de fortes personnalités ne laisse pas d’inquiéter. On se souvient des terribles discours de Pierre Arpaillange qui repris 53 de 52 évadés sur un ton qui montra simultanément tous les ridicules possible de la langue française. Il disparut mais l’esprit est resté: le socialisme porte aux sommets l’élite de l’humanité, que dis je sa meilleure part, nous la voilà toute employée, pour notre plaisir, notre mépris et notre ruine, pour un an encore.

On a déjà parlé du remaniement, mais on conclura à gauche par le fait qu’il fut parait il une défaite du premier ministre, le nombre de ses amis se trouvant réduit. Le pauvre, dit on, aurait des remontées physiologiques de son état d’allergique, sa maigreur et son énervement permanent traduisant d’après des rumeurs une maladie en progression que les sondages en chute libre accentuent. Une politique en échec complet, et l’enfoncement sinistre dans un conflit gluant avec un président perdu de chez perdu. Plus que quelque mois, et il s’agite, les français croit-il, ayant envie qu’il « continue » de réformer.

Non pas qu’à droite les personnalités ne soient pas tout aussi brillantes. L’Ex, l’autre, confond les présidences. Dans un stupéfiant numéro de violence verbale délirante il s’assuma brièvement comme « président » (des LR ou de l’Etat il a manifestement confondu les choses) pour exprimer la nécessité d’une autorité qu’il marqua par des points tendus, une grimace de vieux nain et un souffle puissant passant par les narines.

Le lendemain, après une journée entière de dénégations, il fut mis en examen pour fraude électorale, sa capacité à assumer le pouvoir et les responsabilités associées s’arrêtant, et c’est lui qui l’affirme,  à la simple signature de comptes truqués qu’il n’a pas le temps de lire.

Car il y a contraste sucré salé entre le président qui fait signer son futur programme par un parti qui va s’engager, avant les primaires, à ce que l’on fasse ce qu’il est le seul à imposer et le président de le république, qui tout à sa campagne présidentielle fait exploser tous les compteurs légaux alors qu’il est aussi président en exercice du conseil supérieur de la magistrature.

La mise en examen, dont il semble prétendre (mais il ne l’a pas encore explicitement commenté à ma connaissance) qu’elle ne l’empêche en rien de se présenter à toutes les élection nécessaires à son destin,  devrait pourtant le pousser à prendre enfin une décision qui l’honorerait: fuir. En aura-t-il le courage ?

Tous ces contrastes irritent et choquent le besoin d’harmonie et de cohérence que tout un chacun est en droit d’exiger de la contemplation du monde. Ne pourrait on pas, artistes nous aussi, exercer avec notre droit de vote une correction en mieux de toutes ces laideurs?

 

 

Au moyen orient

Ejecté du blog visionnaire « le grand jeu » entièrement consacré à traiter de « fiotte » le président turc pour des raisons peu claires (son port de la moustache sans doute), je persiste à m’inquiéter des actions de la Turquie, dont la conduite parfaitement menaçante pourrait bien être la cause à court terme de grandes souffrances. Angela Merkel qui reste attachée à une négociation sur les réfugiés avec la Turquie, pense le contraire.

Alors que la Russie mène une offensive caractérisée et efficace contre la rébellion syrienne, avec une tendance coupable il semble, à ne pas considérer l’Etat islamique comme en faisant partie, tandis que la Turquie, presque ouvertement alliée de celui ci, combat les kurdes de Syrie avec une intensité croissante.

Soigneusement isolé, l’Etat islamique n’est pas menacé par l’Arabie Saoudite, qui voudrait surtout défendre ses clients rebelles islamiques écrasés par les syriens les russes et le Hezbollah. Bref, la confrontation avec Assad en fait des petits saints, quasiment en dehors du désordre au moyen orient…

Bien sur il est exact qu’il est au contact de l’armée syrienne à Alep, mais de quelle manière et avec quelle intensité ? Sont ils coordonnés militairement avec les autres rebelles ?

De fait les questions restent posées, même si elle peut paraitre naïve: y a t il une différence entre l’Etat islamique et les rebelles islamistes de Syrie ? Y a t-il une différence entre les rebelles islamistes et des rebelles qui seraient « modérés » ?

Et bien on peut et doit dire qu’il y a bien trois entités de forces inégales, que la Russie ne combat pas directement l’Etat islamique, que la Turquie ne combat pas l’Etat islamique du tout et que la coalition internationale ne le fait pratiquement pas non plus. Tout reste subordonné à un équilibre de forces en train de se former autour d’un triple point, qui sera des plus stables: l’Etat islamique enfin reconnu comme post Sykes-Picot, garant d’un moyen orient enfin libéré des préférences occidentales et surtout US, dont tout le monde va finir par réaliser qu’il s’est retiré et qu’il n’interviendra pas quoi qu’il arrive.

Le champ est libre à l’aventure, c’est le moyen orient qui voit.  Je continue à considérer que l’Arabie Saoudite, et donc la garde des lieux saints de l’islam est fragile, et qu’un effondrement militaire saoudien reste possible, au bénéfice de l’Etat islamique, et qui se trouverait alors le levier d’une dé(re)stabilisation qui pourrait être brutale: la Turquie s’installerait , en prenant bien soin de laisser la côte Méditerranéenne aux Russes, l’Irak du golfe aux iraniens, le golfe à quelques alliés et la paix à d’obéissants successeurs des Seoud. Cela arrangerait tout le monde, et serait une solution viable pour stabiliser le moyen orient. C’est le plan d’Obama.

 

Question de texte

Ainsi donc me voilà battu, mis minable, écrasé, envieux admiratif de mon maitre es détestation:

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/02/12/31001-20160212ARTFIG00281-egalite-reelle-biodiversite-hollande-ou-l-art-d-inventer-des-secretariats-d-etat-ridicules.php

Une normalienne mazette. Grosses bises à elle, elle me venge, me remplit de joie: je ne suis plus seul au monde, j’ai une maman !

Bon pour marquer le coup, il s’agit d’un remaniement, commentons, avec comme thème général que les nominations sont exclusivement des plaisanteries douteuses et infamantes issues de l’esprit tordu d’un guignol bègue autiste perdu dans ses méditations sinistres.

J’insiste: tout absolument tout est intentionnel, réfléchi, pensé et voulu. Il ne fait que ça, ne pense qu’à ça, n’aime que ça. La preuve:

Laurence Rossignol à la famille, la vaisselle, le repassage et les torchages divers (ce n’est pas moi ce sont les féministes qui râlent). Elle affirma que les parents ne sont pas propriétaires de leurs enfants (c’est l’Etat qui l’est). Nommée.

Jean Vincent Placé. En lice depuis 4 ans, a tout trahi, tout quémandé. Ne paye pas ses amendes, donc est nommé à la simplification administrative. Bien sur. Au passage, il affirma mépriser les secrétariats (en charge du courrier), on le nomme secrétaire. Pour le mieux mépriser, deux fois donc.

Jérome Baylet: le veau sous la mère. Aux territoires, donc à la bouse, mais il y a une autre raison: il s’était opposé à la réforme des régions, il va devoir appliquer les lois qu’il n’a pas voté car édictées par d’autres. La double peine, sachant qu’en plus il a dit ne pas vouloir venir au gouvernement la veille, mais ça on oublie, et on le remercie comme cela.

Azoulay rattrape la bêtise de Fabius qui voulut venger Ben Barka en faisant palper au corps un collègue de papa: copine de spa de sa maîtresse, ébouriffée mécontente de l’inculture de kim ching chong, elle exigea, on céda. En parlant de Ben Barka, on remarquera que la nationalité marocaine, qui ne peut se faire déchoir contrairement à la française,  est quasiment majoritaire dans ce gouvernement. Le bègue mouillé bidochard s’est fait enfler.

Emmanuelle Cosse. Obèse (parlons en), donc à prendre, elle quitte tout, sauf son salaire à la région et ses dénonciations de la déchéance qui l’affectent donc. Une manière de se dénigrer elle même, ce qui est naturel, son obésité bien sur l’y prédispose. Au bâtiment, bien sur, elle doit « remplacer » (comme la maitresse remplace une morte en couches) Duflot, et sans doute faire mieux qu’elle, on en avait parlé. Du pur jus de bite, le plus pur.

Jean Marc Ayrault. Il fut premier ministre, comme Fabius, et donc partage sa couche. Le tourisme bien sur, là on se répète, l’humiliation graveleuse allusive des voyages qu’on fait  s’appliquant cette fois, non pas à l’ennemi historique (Fabius fit voter non au grand clivage de 2005), mais à l’ami  historique, quand on méprise et déteste tout le monde, on ne mégote pas son plaisir.

Ericka Bareights. Elle s’occupe de l’égalité « réelle ». Le terme est connoté marxiste: il s’agit de l’égalité au delà du droit et du symbole, donc de l’égalité sociale, celle qui doit effacer toute différence de condition entre les hommes, les femmes et les noirs. C’est à la fois ridicule et abject car désignant par là même quelque chose d’irréel et d’impossible,  ce n’est donc qu’une injonction absurde affirmée cyniquement comme marque de domination. De fait il s’agit de remplacer Taubira: la dame est une réunionnaise désagréable, qui avait proposé d’imposer des jours fériés pour les fêtes musulmanes. La purge 2.0, pour votre agrément.

Le plus surprenant reste le couple Macron Valls, préservé, pour l’avenir. Macron dont on ne parle pas, restera pour mieux par sa maigreur faire écho à la cellulite de l’ignorante marocaine à qui on a donné ses réformes. Ses petits cris aigus contre les 35 heures pourront donc passer pour le dépit d’avoir baissé dans l’ordre protocolaire, par rapport à Cosse, le jus de bite vous dis je s’applique bien sur ici même, et au plus efféminé de tous.

Bravo donc à l’artiste qui nous fait honte, nous sommes clairement dans un art contemporain de faire et de déshonorer le politique.

Car, il nous faut poursuivre, cette détestation dont je célébrais le style ronge physiquement l’accord minimal nécessaire à la conduite de la République. Ressentir en permanence pour le gouvernement de son propre pays un tel dégout et un tel mépris est parfaitement délétère et dangereux. A partir de quand déduira-t-on de tels comportements considérés par tous (apparemment) comme normaux, que c’est la démocratie elle même qui doit être remise en cause ?

Et bien je voudrais par ma révolte verbale, par le mépris que je perds bien du temps à décrire, prouver que ces attitudes ne sont pas supportables et doivent cesser. Car elles sont profondément anormales et indigne d’une République qui peut et doit être menée autrement.

Si la violence se révèle nécessaire pour foutre dehors de pareils tarés, cela ne signifiera pas qu’il faille les remplacer par une dictature, mais bien par une présidence enfin « normale ».

En parlant de normalité, parlons de la maladie du premier ministre, dépressif et boulimique, dont la maigreur inquiétante due à la glutamaltèquisation de son pouvoir nous laisse espérer sa dissolution dans le fameux jus ainsi remanié.

Question de personne

Il y a dans l’actualité une personnalisation des concepts, avis et opinions qui sont souvent réjouissantes, et qu’on pourrait penser attribuer toute entière aux journalistes en mal de copie, astreints sans intelligence, qualification ou idées à dire ou faire dire n’importe quoi. Le fait est qu’en l’absence de réel, quand le virtuel se met à régner, on regarde les personnes, la chair vivante du politique, l’humain, quoi.

Emmanuel Macron est donc le préféré des français pour la primaire de gauche… Il n’est pas membre du parti Socialiste, universellement (je veux dire dans toute la gauche) considéré comme de droite, fossoyeur de la grande espérance.  Il passa une loi en forme de mosaïque (faite de milles mesurettes avec milles décrets d’applications qui ne sont toujours pas passés) par la force de l’article 49.3 contre la menace de la fronde. A force de se déclarer contre les 35 heures avec l’aval du président qu’il conseilla 2 ans pour le plaisir de notre imposition, il finit par irriter le premier ministre, on en parle tout de suite.

Du fait des départs de toutes les femmes, il  règne parait il au gouvernement une « ambiance de vestiaires », le petit freluquet efféminé n’arrêtant pas de montrer ses gonades (et il en a de multiples) à son supérieur hiérarchique, on va en parler.

Manuel Valls n’est pas/plus à gauche, 5% à la primaire de gauche, il se déclara contre les 35 heures c’est la marque du diable, mais il dirige et va diriger à l’issu du remaniement qui s’annonce, un gouvernement de gauche. Sans doute désavoué à l’Assemblée, mercredi, on va voir, il n’en tirera, c’est sur aucune conséquence, sinon qu’il se doit, les français dit-il le souhaitent, de « continuer à gouverner et faire des réformes ». Au fait il n’en fait aucune, cela a fini par être remarqué par certains éditorialistes finalement saisis par l’ennui. D’après ceux là, il prépare 2022, pensant par son inaction susciter la victoire de Hollande qui c’est sur lui renverra l’ascenseur. La profondeur des analyses centrées sur la connaissance romanesque de l’humanité puisée dans les meilleures littératures ne cesse de fasciner.

Christiane Taubira, qui remonte dans les sondages, dit tout à la télévision: elle est d’accord sur tout avec Hollande et Valls et chuchote juste, pour mieux se faire entendre, un seul désaccord mineur, qui justifia sa démission, c’est tout.  La dame est dans la poésie, et se trouve connue pour ça. Le fait est que, son livre récent le montre, elle manifeste un gout très prononcé pour les expressions alambiquées, au point d’aller dans le non sens complet sans parler d’un avéré ridicule ultra-marin. Comment en imiter la prononciation sans se retrouver à fond de cale, castré, et enduit de brou de noix ?

Par exemple, « Celles et ceux qui partagent, par totale incidence avec les criminels visés, d’être binationaux, rien d’autre« .

Que diable signifie ce « par totale incidence »? Généralement le « et par incidence » désigne quelque chose, qui se trouve ajouté à quelque chose d’autre en quelque sorte par conséquence. Ici, il n’y a ni la chose, ni la chose autre, juste une « totale » qui renvoie au tout mentionné plus haut, histoire de faire joli, le « rien » du « rien d’autre » faisant contraste.

Et aussi,

« Céder à la coulée d’angoisse et se laisser entraîner, au lieu d’endiguer, signe la fin du Politique et de la politique. Le glas, plus fatal que l’hallali.  »

Ici l’ampoulé accompagne le jeu de mot raté, la coulée d’angoisse, très féminine, qui permet de se laisser entraîner, la belle figure, le long des digues et oui. Les deux politiques qui se différencient par leur première lettre, le masculin ayant la majuscule, leur fins (dans les deux sens) étant signées (que n’a-t-elle ajouté « en lettres de sang ») par la fameuse coulée. On se finit en musique, les cloches étant manifestement appropriées, du fait que le hallal, lui ne l’est pas, soit dit en passant.

L’inconscient à ciel ouvert de la grosse guyanaise chtarbée qui se pique de poésie donne un coté humain à toutes ces absurdités, son rôle d’affiche front national mouvante et brinqueballante, casquée à l’allemande, ne cessant d’être rempli et je me comprends.

Pourtant elle disparait de la scène, la purge que sa présence nous infligeait est donc enfin terminée, pour la meilleure des raisons: elle est en désaccord avec plus honteux et plus insupportable que sa personne, et elle le prouve. Merci pour le double plaisir, celui de sa disparition, et celui de son utilité.

Puisqu’il s’agit de politique, on finira en disant que ces personnes se sont avérées n’en faire pas du tout, toute leur carrière publique ayant consisté à ne rien produire d’utile, la totalité de leurs emplois du temps étant consacré à une inaction complète, qui sera récompensée par l’oubli honteux et gêné dont il vont bientôt faire l’objet dans l’histoire.

Et le mariage pour tous me direz vous ? Et la circulaire Taubira ? Et les autocars ? Et la lutte contre Dieudonné ? Et bien c’est ce que je voulais dire…

 

 

Au sujet des personnes, il faudrait parler de Cécile Duflot. Affreuse sorcière écologico gauchiste, auteur par la préparation de sa loi, puis de sa loi, d’un universellement reconnu (à gauche, à droite, au centre et à partir de maintenant dans tous les manuels d’économie politique) exemple de mauvais gouvernement qui causa en pleine crise l’arrêt du secteur économique dont elle avait la charge, le bâtiment; elle fit preuve, on n’est jamais meilleur que dans l’improbable, d’une magnifique et respectable force de conviction sur un sujet qui ne la concernait pourtant en rien, son siège de député, arraché à une brave militante parisienne, n’étant du qu’à un accord pré électoral entre un parti aujourd’hui disparu et le président qu’elle conspue à présent.

Tous ses arguments furent bons, et son souffle certain, brillant et plein de véritable honorabilité, mais hélas son allusion à Vichy, mal préparée, fut balayé par le menteur cité plus haut avec facilité: « Vichy n’est pas la république dit il », applaudi par la droite et c’en fut fini.

Et pourtant: une chambre front populaire vota les pleins pouvoir à Pétain, signa la paix et la collaboration avec l’ennemi, et déchut De Gaulle de sa nationalité. Comment cela peut il concerner l’inactif allergique, né non français hors de France et qu’on ne pourra pas déchoir de sa nationalité, car sa minable, inutile et déshonorante réforme ne passera pas ?

A mercredi lors du vote, au plaisir de voir son masque glutamaltèque devant l’échec de son projet de « respecter les français ». Sous notre dégout et notre mépris.

Mais il nous faut reparler de Taubira. Bien qu’elle refusa, malgré tout, de condamner nommément ses adversaires, ses amis dont elle ne se sépare que ponctuellement, elle cracha le morceau, dit le fond de l’affaire et c’est tout à son honneur: la constitution d’un pays c’est ce qui soit rester pérenne (ce sont ses mots) et qui ne doit pas changer futilement à la première occasion. Comme si elle avait compris l’intérêt de ce qui fait une communauté nationale, la fixité de ses conventions qu’on ne doit toucher qu’en cessant de respirer avec la prudence la plus grande.  Bref, tout ce qu’elle avait piétiné avec folie lors du mariage pour tous. Qu’elle aille là ou ma teub ira !

Continuons avec Charles (Amédée) de Courson car ma colère ne retombe pas: il signe la nouvelle mouture de l’article 2 (celle qui fait des apatrides sans le dire) car cela ne porte pas atteinte à la mémoire de son papa (crise de larmes en direct pour illustrer l’importance du thème dans la formation de ses opinions). Voilà à quoi nous réduit cette honte. Plus que jamais, mon héros, Fillon, est en dehors de tout cela.

 

 

Migration et Bienveillance

Toujours les guerres et les émotions transmises à la radio.

On parle donc de la Syrie, et des menaces des représentants de l' »opposition » de refuser de siéger à Genève à coté de ceux qu’ils considèrent comme des assassins. En gros, des groupes crypto-islamistes soutenus par l’Arabie Saoudite et aussi par la Turquie veulent s’imposer et marquent à la culotte des kurdes qui jouent bien sur les trouble-fêtes, cela face à un pouvoir syrien brutal et au combien.

On embraye alors sur ceux qui veulent quitter la Syrie, par milliers, et donc on passe à une ile grecque dont, droitisation oblige, on reconnait qu’elle est AUSSI submergée d’Afghans, de Somaliens et de … Birmans. Notons que la « droitisation » n’évoque pas la présence de marocains et d’algériens, pourtant tout aussi réelle.

On se finit avec la longue description d’un bébé mort sur la plage qu’on met dans un sac plastique… En gros: rien à voir, la culpabilité occidentale est la victime impuissante des migrations mondiales qui en profite à fond en attendant beaucoup mieux. La pornographie victimaire « soft » est une étape, dès que les vidéos de l’Etat islamique vont profiter aux migrations, on y aura droit.

Jean François Copé se voit donc comme un bouc émissaire, victime à la Girard (qui l’a « accompagné » six mois) de l’injustice violente réservée à ceux qui sont complètement innocents… Il se pense donc, une enquête est en cours sans qu’il soit poursuivi, légitime pour parler « aux français ».

Il n’a reçu donc aucune alerte des malversations, et sa compétence ne peut être en cause, exercer des responsabilités supposant évidemment la chose, somme toute normale: comment décider sans les éléments ?

La comparaison avec Daniel Bouton de la Société Générale est « intéressante »: cette histoire là peut arriver à n’importe qui, ce qui le légitime à exercer le pouvoir avec la sérénité nécessaire: il a une vraie vision donc, maintenant, acquise lors de sa diète médiatique et ses voyages en province, mais pas seulement, cela a confirmé ses intuitions précédentes au sujet de la droite décomplexée.

Il représente donc, c’est ce qu’il dit, ce qui va réconcilier les électeurs et le politique.

D’un ton un peu las, trop gentil, on sent une odeur de médicaments derrière tout cela, le tricheur aux élections, l’avocat conseil qui siège au parlement, l’homme du Bygmalion d’avant et pendant la campagne présidentielle introduit alors le thème de la « bienveillance ».

Cette campagne UMP de 2013 avait vu un doublement des plafonds autorisés à l’insu de ses responsables et de son candidat: ils se renvoient d’ailleurs la balle sur ce sujet avec une énergie croissante.

La bienveillance ? Il a bien besoin, pour compenser le mépris, la détestation, l’envie de lui couper les oreilles, de lui arracher les couilles,  bref tous les sentiments normaux qui viennent lorsqu’on a l’impression d’être pris pour un con par une salope vérolée qui se fout de votre gueule. Car la violence devient de mise à notre époque, il a raison de s’en plaindre, tant il la justifie et la suscite.

Pour finir, il remet en avant le fait que sa famille fut sauvée par des « justes ». Nous y sommes donc et les deux terribles parties de ce texte se rejoignent: aurions nous là un échec  de l’intégration ?