Kepel, sa théorie et la mienne

Le grand théoricien de l’islam radical, Gilles Kepel, semble faire machine arrière.

Echo et apôtre du fameux Abou Mous’ab Al Souri, il en rappelle sans arrêt les écrits et la volonté, la fameuse théorie de la guerre civile en Europe. Je suis absolument contre cette interprétation du terrorisme :

https://francoiscarmignola.wordpress.com/2016/03/23/attentats-quels-attentats/

Pourtant, et il le reconnait lui même (c’est à son crédit, mais qu’en déduit il?) la théorie ne marche pas. Ne parlons pas des attentats dans le monde musulman, l’histoire de Lahore ce week end, bien sur n’étant pas interprétable de cette manière, les victimes, chrétiennes, n’ayant pas vocation à se venger par des pogromes…

Parlons des interviews que Kepel mène dans le « milieu », qui l’invalident aussi. Et cela de manière succulente, le rejet du meurtre infâme du policier arabe par les Kouachi (pour ne surtout pas dire « musulman », je peux vous en parler si vous voulez) étant tel qu’on l’attribue au Mossad, ce qui, reconnaissez le est un signe. Signe de la non adhésion à la propagande diabolique, et donc de bonne santé. A moins que, mais là mon éclat de rire devient sardonique, elle n’en soit, au nom de la Taqiya, l’auteur au second degré, l’essentiel de l’antisémitisme structurel de populations importés à tort et par erreur ayant pour vocation d’exclure d’Europe, non pas les africains bien sur, c’est eux qui manoeuvrent, mais bien les juifs, les infâmes oppresseurs des palestiniens.

Cela fonctionne, d’ailleurs, les Kouachi, dont Kepel rappelle que, eux avaient un objectif ciblé et doué de sens (la lutte contre le blasphème), avaient bien pris soin de s’adjoindre les services d’un tueur de juifs, qui plus est malien. Qu’est ce qui avait bien pu leur prendre, de s’en prendre aussi à un apostat ? Et bien c’était pour valider ma propre théorie: à mort les  juifs, ils tuent des arabes. Evidemment, tout cela ne marche pas pour le 13 Novembre, tout le monde ayant été pris à partie au hasard. En fait non, le mode de vie festif du XI ème arrondissement était cette fois la cible exclusive (Anne Hidalgo dixit), il est vrai que c’est le seul milieu social français capable de se mettre à massacrer des immigrés au hasard. Bref choucroute, Kepel.

Argenteuil, débarrassé au karcher du banditisme par Sarkozy, serait il un Mollenbeck ?

Non dit un spécialiste (Mohammed Ali-Adroui) dont le nom est de consonance similaire à ceux de bien des « victimes » de gardes à vues et de suicides récents: le djihadisme a pour ennemi principal les religieux qui s’installent en zones occidentales. Il faut donc encourager l’islamisation des quartiers pour mieux lutter contre l’état islamique (c’est ce que j’en déduis).

Le terme de radicalisation n’est pas pertinent. La preuve que ce n’est pas religieux, c’est que les catholiques n’attaquent pas les protestants là où ils cohabitent.  Il faut donc (c’est ce que j’en déduis) favoriser l’essor des religions.

Le communautarisme ? les terroristes sont en rupture avec leur famille, c’est donc le contraire du communautarisme ! Si ils étaient communautaristes ils ne feraient pas cela. Il faut donc (c’est ce que j’en déduis) encourager le communautarisme.

Les djihadistes ne sont ni frères musulmans, ni salafistes  quiétistes, deux types de religiosité à encourager, donc (c’est ce que j’en déduis).

Peut on parler  d’ailleurs de « rienavoirisme » pour bien signifier l’indépendance complète entre djihadisme et tout ce qu’on vient d’innocenter, que dis je d’établir comme seul remède?  Cette expression, suggérée sans y toucher par le journaliste, Guillaume Erner, si je ne m’abuse, et que je félicite, fut rejetée avec un air irrité par l’intellectuel, visiblement touché à mort.

Comme le dit le « philosophe Edgard Morin », il faut pour tout des explications les plus larges possibles. Qualifier Mollenbeck comme origine du radicalisme est donc réducteur. Le coup de grâce.

Je crains donc, pour conclure, que France Culture, la radio des intellos, ne se lance pour réagir à la sidération de la terreur dans une forme d’intellectualisme zombie dont la relation à la connerie humaine ne peut être soulignée sans s’accompagner de restrictions, car c’est plus compliqué que ça: ses journalistes sont islamophobes !

P.S. Adraoui est un thésard de Kepel, auteur d’un livre sur les salafistes, rassurant en diable, quoiqu’il envisage des évolutions du célèbre quiétisme (dont les méditations quasiment soufies tapissent l’internet, tu parles) dans la direction du « militantisme ».

Que l’on puisse insister sur l’innocuité de tenir des discours aberrants et ignobles, sur la base des conceptions les plus bornées et les plus stupides, me parait suspect. Non pas qu’il faille les interdire ces misérables: simplement les moquer, sans relâche.

Ainsi, là comme ailleurs Kepel me semble porteur de théories qui ne me conviennent pas.

 

Réveil moralusculaire

29 Mars 2016

Brice Couturier me réveille régulièrement. Aujourd’hui sur France Culture après l’attentat de Lahore (presque exclusivement des femmes et des enfants, la tête du kamikaze, seul adulte mâle sans doute, ayant permis de l’identifier en tant que tel), on se plaint de l’indifférence vis à vis des attentats hors Europe. On l’assimile (l’indifférence) suavement à une forme de racisme, ce qui n’est pas faux, tu parles en France, les attentats n’ont rien à voir: ils s’en prennent respectivement à la liberté d’expression, à la minute de silence, à l’esthétique publicitaire « je suis charlie », au mode de vie festif du 11 ème arrondissement, au rock satanique, et de temps en temps aux juifs, sans parler du « vivre ensemble », bref toutes choses qui n’existent pas au pakistan, au liban ou en syrie, où le statut de ce type de meurtre ressort exclusivement de la théorie officielle que je dénonçais ici même: la volonté d’instaurer la guerre civile…

https://francoiscarmignola.wordpress.com/2016/03/23/attentats-quels-attentats/

Toute ces absurdités interprétatives issues des cerveaux débiles de la boboïtude française de notre époque troublée ont trouvé leur messie, que dis je leur 12ème imam avec Brice Couturier aujourd’hui même: tout est un problème de dénomination (c’est d’ailleurs un peu ce que je dis) et il faut dénoncer la confusion entre terrorisme et résistance.

Car le terrorisme est immoral en toute circonstances et caractérise l’affaiblissement moral de notre époque (toutes zone géographiques confondues, le grand capital s’étant mondialisé). Alors que la résistance s’attaque à l’ennemi, ce qui n’a rien à voir. Fin de chronique.

D’abord, le mot est utilisé pour toute attaque surprise sans volonté d’efficacité militaire immédiate, mais avec la volonté de marquer les esprits et d’affaiblir psychologiquement, voire moralement l’adversaire. Il désigne en fait un type de stratégie guerrière, et oui, se traduit par une violence susceptible de causer des morts, sans penser particulièrement, tu parles, à épargner les populations civiles.

Il se trouve que les bombardements effectués pendant deux ans par les américains et les anglais sur les villes allemandes et japonaises avaient exactement le même but et peuvent parfaitement être qualifiés de terroristes, même si ils n’ont pas l’aspect, usuel de l’individu  solitaire qui se suicide en tuant. Mais il s’agissait d’affaiblir, pas de vaincre, une technique militaire, rien de plus.

Assumer le terrorisme comme une acte de guerre est l’évidence et cela ne peut être discuté. Cela me parait tellement évident qu’il ne s’agit même pas de discuter la chose et que cela pourrait me mettre en fureur d’avoir à le faire. Qu’est ce que la morale a à faire avec la guerre ?

La connerie déferlante associée mécaniquement à la considération de la violence insensée qu’on cherche désespérément à expliquer (ah que l’humanité a besoin de cela) a des manifestations multiples. Par exemple Couturier, qui fait remarquer (intelligemment) que Carlos devint islamiste alors qu’il était d’extrême gauche au départ (samba!).

Au passage, parmi mes lectures, il y a Tandonnet, qui lui évoque le génocide des chrétiens, comme d’habitude. Faut il que je fasse encore la remarque ? Sa douleur est si grande, il ne faut pas la lui réduire, cela lui ferait de la peine.

Evoquons le débat sur la perpétuité « réelle » destinée à résoudre le problème du terrorisme: les arguments se succèdent, tous plus à l’honneur des uns et des autres.

D’abord, la perle le mur du çon dans toute sa splendeur: que faire si on se contente de 30 ans de prison et si une fois libéré, le terroriste récidive ? Je n’ai pas pu noter le (c)nom, hélas.

NKM se contente de considérer « insuffisante » la durée, estime-t-elle que le principe de précaution impose en la matière une menace encore et toujours plus dissuasive ?

En parlant de dissuasion, en réponse au journaliste, une spécialiste toute timide et mesurée évoque timidement en réponse à une demande concernant le type de peine dissuasive à appliquer que cela ne peut concerner les auteurs d’attentats suicides. Le blanc dans la véhémence questionnante du journaliste est presque imperceptible.

Ségolène Royal a pris position sur le sujet: toute à sa logiciennitude, elle déduit des nouveaux défis qu’il faut de nouvelles réponses. Pas mal, et son soutien silencieux à l’arme suprême, la déchéance de nationalité, que son ex manie en ce moment sans convaincre grand monde, a tout de la charité romaine.

Pour finir, un exemple de la sidération interprétative et langagière due à la terrorisation par le terrorisme est donné par Brice Couturier lui même par son expression « l’auto proclamé état islamique ». L’auteur de l’horreur ne peut être islamique, il faut le dire, car le terrorisme immoral  par définition ne peut l’être non plus, ce serait immoral de le dire.

Me voilà réveillé. Merci Brice.

 

Le nouveau libéral

Brice Couturier, sur France Culture se déclare libéral. Pas libéral-libertaire, pas social-libéral, libéral. Pas nazi-libéral, pas mao-libéral. Libéral. Samba !

 

En fait j’aime bien Brice Couturier, il m’a réveillé le matin bien des fois, et se trouve, malgré tout, un vrai journaliste, c’est à dire assez curieux et intelligent pour lire et élaborer dans un très large spectre, bien que, et c’est ce que j’adore lui reprocher, avec un tropisme visible. Pourtant, je ne puis contester sa sincérité, et c’est pour moi l’essentiel.

Empêché de commenter sur France Culture, l’approche de l’élection se traduisant (à 15% dans les sondages, on veut bruler ses vaisseaux sans être trop emmerdé) par une reprise en main de l’audiovisuel public, les amis à subventionner étant habiles à faire du web non interactif (la haine et la xénophobie étant majoritaire, tu penses bien);  je suis donc conduit à publier  moi même ce qu’on a tenté de soustraire à la postérité en en détruisant les islamophobes disques durs. J’en avais une copie, les voilà.

 

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A propos d’une intervention de Lebras, au sujet du FN. Couturier évoque les petits blancs, les problèmes sociaux, et diverses choses. Mais pas l’immigration. Furieux, je lui envoie ça et il me répond outré, mais sans doute vexé, que le thème avait été évoqué (brièvement) pendant la conversation. Pour se mettre en train, je fais là mon Zemmour:

Cette belle analyse ne prononce pas une fois, je crois, le mot « immigration ».
Comme dans le débat fut rappelé que contrairement à ce que prétend à tort (et depuis un certain temps) Hervé Lebras, la question de l’immigration demeure la première motivation du vote FN, il faut bien, mon cher,
vous mettre les points sur les i.
Selon Lebras pourtant, le vote FN autrefois corrélé avec la présence immigré ne l’est plus. Le problème de l’immigration ne se pose donc plus, les mariages mixtes l’ayant résolu. C’est ce qui fut dit.

De fait, comme le rappelle aussi Guilluy, les espaces « périurbains » sont peuplés de ceux qui, vous ne le mentionnez pas, mais Guilluy si, ont justement fui les banlieues dont les logement sociaux sont occupés par … l’immigration.
Selon Lebras, il s’agirait de ceux qui ne sont pas « encore » concerné par la mixité ethnique…

Alors que l’endogamie de l’immigration est en hausse, que la séparation scolaire et géographique se manifeste partout, que le chômage de l’immigration est le double de la moyenne, sans parler de sa criminalité, la chose n’est pas considérée comme un problème. Dans toute l’Europe, les « élites », paralysées, s’enferment dans le déni.

Il me semble ainsi que vous et certains de vos invités ont cette attitude de « déni ». Des mots d’abord, et aussi de la situation: une partie de l’électorat Français éprouve à votre égard à cause de cela, messieurs les journalistes et les démographes, un mépris dégouté horrible qui confine à la haine. Haine du mensonge, du silence, du cynisme, de la mauvaise foi, du déni de ce qu’il perçoivent, malgré vous, comme l’évidence.
Qu’il ne vienne pas à votre esprit brillant l’idée d’évoquer au moins un instant cette explication me surprend.

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Au sujet de l’immigration nécessaire, thème lieu commun:

La thèse de la nécessité des migrations pour compenser le vieillissement de l’Europe est stupide et inconséquente.

Stupide car le nombre (en décroissance) d’habitants d’une zone économique donnée n’est en rien synonyme à priori de « mauvaise santé ». Elle peut au contraire être le signe d’une adaptation provisoire à un niveau de démographie différent, et qui peut tout à fait se stabiliser.
Les faibles démographies italiennes et allemandes n’ont rien d’inéluctable et tout est affaire de génération, de politiques et de cultures. Quand aux retraites, on a assez parlé de la nécessité du recul de son âge, et ce n’est pas l’immigration qui est en train de commencer à la toucher qui résoudra le problème, leur adaptation à la natalité européenne étant citée régulièrement.

Inconséquente car l’immigration incontrôlée peut changer profondément l’attitude des peuples européens. La deuxième guerre mondiale est loin, et à nouveau, se forment des opinions cyniques. Rien ne permet d’écarter des détestations paniques qui conduirait à d’effroyables guerres civiles communautaires. On les voit bien régner dans le moyen orient qui pratique l’harmonieuse multi cutie depuis mille ans.

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Au sujet de l’hégémonie gramscienne, théorisée par un petit jeune:

La lutte pour l’hégémonie suppose une volonté de combattre. Cela n’a pas été toujours le cas dans tous les camps. Par exemple, toute la période gaulliste fut clairement dominée intellectuellement par le marxisme le plus provocant, le plus absurde, le plus honteux (Staline, Mao, Guevara étaient les idoles des jeunes et des vieux).
Brice Couturier pourra nous en parler.

La période était vécue par le pouvoir comme bienveillante envers une liberté de parole qu’en maintenant, il pensait utiliser pour récupérer tout cela. C’est d’ailleurs ce qui se produisit, et la guerre civile n’eut pas lieu.
Pourtant de la part des détenteurs de l’hégémonie, et d’ailleurs celle ci règne encore, il faut le reconnaitre, quel mépris, quelle haine du bourgeois fasciste et/ou capitaliste !

Et bien aujourd’hui la haine a changé de camp, et c’est pour cela qu’on parle d’une hégémonie à droite: la gauche, ses idées, ses manies, sa corruption intellectuelle et morale suscite aujourd’hui mépris et il faut le dire, détestation.
Pourquoi ne pas envisager la disparition complète de tout ce fatras, conçu pour prendre un pouvoir qu’on ne peut exercer ? Le monde n’a plus besoin des héritiers pourris du marxisme, et il va bien falloir que disparaisse à jamais tout ce qui porte le nom de « socialisme ». Le plus tôt sera le mieux.

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Couturier est parfois pessimiste, et grognon:

Ohoh je distingue une dérive souverainiste chez l’homme de gauche…
Le constat est en fait trop pessimiste.
C’est la souveraineté naïve et sentimentale d’une nation, l’Allemagne, laissée seule par la nullité et la stupidité de son seul partenaire la France qui est responsable de ce raté et de ce vague à l’âme.
La souveraineté française, exprimée avec netteté aurait aidé l’Europe. On a préféré bouder: la « renégociation » qui a fait élire la hollande et qui échoua lamentablement, brisa toute possibilité de coopération et de sentiment commun.

Et voilà ! Nous en sommes à Brice Couturier qui insulte l’Europe ! Pourquoi pas l’avenir tant qu’on y est ?

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Mais Couturier a ses problèmes. Ses anciens amis, croyant que bon sang ne sauraient mentir ne le suivent plus, ou mal. Certains commentaires, d’une bizarrerie terrifiante, méritent le détour:

 

Il est frappant de voir ces commentaires, représentatifs sans doute du public des matinées de France Culture.

Pour soutenir « une mesure iconique du Front National, à savoir le retour des frontières », on vous accuse d’atteindre le point Godwin !

Ayant au nom d’un sentimentalisme excessif décidé de (re)devenir patriote à la vision d’un charnier, ce que je vous reprocherais pour toujours, vous voilà donc confronté par ailleurs à vos (anciens) amis qui vous reprochent de vous laisser aller (à la médiocrité d’une raisonnement criard)!

Il y a bien pourtant une opinion en Europe (partagée par Madame Merkel, ce qui pourrait lui couter son poste de chancelier) qui ne souhaite pas qu’il y ait des limites à l’acceptation et l’accueil de personnes souhaitant pour diverses raisons s’installer illégalement dans l’union.

Une réponse possible à @M. Meneux serait de lui demander s’il estime que François Hollande a lui aussi atteint le point Godwin en remplaçant cette fois la bannière « je suis charlie » par le logo tricolore pour communiquer au sujet de sa réélection.

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Couturier avait été Charlie à un point excessif et je le conspue à cette mesure, la célébration des morts du 13 novembre étant tout sauf convenable:

Je relis vos chroniques de Janvier: vous vouliez faire la guerre et étiez Charlie.
Alors que les « décisions » de Valls prises dans l’urgence ne furent pas exécutées (voir le Canard de cette semaine, grandiose), on recommence.
Cette fois, on reconnait ouvertement le ridicule du slogan, de la bannière, des manifestations (bref de « je suis Charlie » dans son entièreté), on passe donc au drapeau tricolore.

Hélas, on ne pavoise pas pour se glorifier de se voir tuer des civils dont la mort absurde et dénuée de sens ne se fête pas aux invalides réservée aux soldats qui acceptent de mourir. Pour la musique, on ne fait pas chanter des chansons sentimentales mielleuses et fades pour effacer les graves négligences de l’Etat dont on avait la charge.

Les victimes avaient d’autres gouts musicaux: un rock énergique, à demi satanique, en tout cas à mille lieues de la sinistre soupe qu’on vous a servi.
On aurait pu les respecter et bien sur on les a humilié. Tout comme on avait humilié les dessinateurs de Charlie Hebdo, et de la même manière. C’est ça l’humour de Hollande.

 

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Couturier social libéral tente régulièrement de susciter l’union, l’union nationale. C’est un tic que je déteste, car pour s’unir il faut être deux…

 

Et nous y voilà ! Pour tous ceux qui ne peuvent pas prendre parti, pour la gauche écrasée par l’impéritie de tous leurs dirigeants historiques, catastrophée par leur nullité, il y a une porte de sortie: l’union nationale.
C’est l’explication de la popularité de Juppé: un vieux centriste, apparemment assagi et inactif, qui nous gardera intacte notre chère sécu. Pour être sur, on gardera aussi Hollande, il a manifestement pris la mesure du danger que nous avons nié cinquante ans, et donc on est sauvé: union nationale.

Il n’est pas complètement étonnant que Brice Couturier se lance sur ce chemin: converti à une forme de nécessité du libéralisme économique, il est donc séduit par Macron( sans doute); converti aux dangers des terroristes infiltrés parmi les migrants, il est donc séduit par la sévérité anti binationale de Hollande (sans doute).
Pour se convaincre encore davantage de ces revirements, il ne peut que demander l’union nationale, seul moyen de vaincre la grosse dissonance cognitive que les soutiens de Hollande vivent en ce moment.

Là comme ailleurs, Brice Couturier sous estime gravement la colère qui anime beaucoup de ses concitoyens. Elle est égale sur les deux sujets: nous ne supportons plus, physiquement et intellectuellement, les fous furieux qui nous écrasent d’impôts, qui mettent nos jeunes et nos vieux au chômage et qui négligent la lutte contres les criminels qui nous mitraillent.
Penser à l’unité nationale avec ces monstres nous met la bave aux lèvres. Jamais la fracture entre la gauche et le reste du pays n’a été aussi grande. Le rejet est définitif et profond. Regardez votre passé et vos votes des trente dernières années et comprenez ce que nous détestons !
En conclusion: dehors et pour toujours !

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Commettant une erreur commune, indigne d’un informé de ce niveau, Brice illustre sa détestation de la barbarie par une photo de chiite brandissant un couteau de cuisine pour illustrer les menaçantes cérémonies sunnites celles des peuples qui n’ont pas perdu leurs valeurs. Complètement aux fraises, le pauvre Brice, et je le casse avec énergie:

 

La photo publiée sur le site n’a rien à voir avec un fanatisme d’égorgeurs, mais au contraire avec une célébration de type chiite, avec saignements apparents en public. Ce type de religiosité est précisément détesté par les sunnites, et de manière particulièrement violente par l’Etat islamique, auquel vous prêtez donc ainsi votre soutien involontairement.

L’erreur est typique de l’occidental borné tout juste sorti du sommeil marxiste, et qui découvre lors d’un attentat le nombre de couleurs de son drapeau. De la même manière, la mise en opposition, toute dialectique, entre l’occidental qui a perdu ses valeurs et le fanatique qui impose les siennes fait penser à la théorie de l’homme nouveau maoïste qui a bercé les jeunes années de certains. Ah si je pouvais récupérer l’idéal perdu de ma jeunesse de gauche pourrie !

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Vexé à mort il daigne me répondre pour sauver une face rougie par ma baffe, et ma répartie, somme toute indulgente fut:

 

Cher Brice Couturier, j’avais bien compris que votre texte sur le radicalisme ne concernait en rien le sunnisme ni l’Etat islamique (au fait, le mot « Daesh » (ou « Daech »), connoté, permet d’éviter d’utiliser les mots « état » et « islamique » en un coup).
Il se contentait donc de dénoncer le radicalisme chiite, dont acte (héhé).

Pour le reste, je maintiens ce que je dis: parler de la fragilité des démocraties face aux totalitarismes est parfaitement critiquable. C’est le contraire qui est vrai: les démocraties ont gagné au XXème siècle tous les combats qui les menaçaient. Pour ce qui concerne l’asie communiste chère à votre passé, elle continue de souffrir.

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Le thème de l’union nationale taraude l’idéologue. Celui du changement de constitution, nécessaire à celle ci, aussi.

Après l’union nationale, on va donc devoir par la même occasion et dans le même mouvement, changer de constitution.
Seule la dernière phrase évoque un inconvénient de l’inéluctable.
Est elle marquée par la fameuse théorie de David Engels (le Déclin) citée par vous à l’antenne ?
C’est aussi la théorie de Georges Lucas (Star Wars sort bientôt).
Au sujet de la tripartition, je crois que vous y allez un peu fort: la collusion FN-PS est patente, et la France majoritairement à droite n’a que faire du PS: il doit maintenant disparaitre, c’est d’ailleurs ce qu’il va faire désormais à chaque élection, en se désistant pour sa créature sous nos applaudissements.

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La dénonciation des élites pourries dont on fait partie est un point commun à Brice Couturier et à Maxime Tandonnet.  Je l’allume:

La question de l’élite est intéressante. Vous la décrivez comme unifiée et partageant les mêmes valeurs.
Je crois que vous vous trompez gravement.
La partie des élites qui prend la responsabilité de maintenir à toute force un système économique désastreux pour tout le monde parce qu’il est l’expression politique d’une opinion essentialisée qui s’appelle la gauche est l’ennemie de la nation.
Vouloir mettre tout le monde dans le même panier, y compris ses condisciples de lycée, qui libéraux, vous avertissent depuis trente ans que vos rêves sociaux sont désastreux est une infamie irresponsable.
Tenter de faire croire que la politique actuelle est libérale est encore plus mensonger en plus d’être objectivement faux: embauche de fonctionnaires, emplois aidés, destruction de l’apprentissage, destruction du l’activité du bâtiment, écrasement par l’impôt, tout cela n’est pas libéral et fut inventé par votre élite de gauche. Qu’elle l’ait fait par corruption ou par conviction ne change rien à l’affaire et elle en est responsable.

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Excité par la possibilité qu’un condisciple le critique, il me demande si on se connait. Je réponds:

J’essaye de vous éclairer: je ne pense pas vous avoir connu, mais votre dénonciation globale des élites est parfaitement ignorante du clivage droite gauche, qui existait dans les lycées.
Les trostkistes et maoistes de l’époque déjà incapables de réguler leurs opinions politiques alignaient les poncifs débiles de la même manière qu’ils l’on fait pendant toute leur carrière. Vous croyez vraiment que Cambadélis a évolué de ce point de vue ?

Toujours la même mauvaise foi, la même corruption de la vie, des idées, des décisions. Le pays n’en peut plus, physiquement (le chômage de masse et la impôts accablants viennent d’où ?) et moralement (il va se lancer dans le n’importe quoi si l’on y prend pas garde et c’est vous qui le dites).
Et bien ce n’est pas de l’élite qu’il faut se débarrasser, mais de l’élite de la gauche ! Voilà le libéralisme !

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Couturier fut Charlie et anti Dieudonné. Je tape comme un sourd:

Oui mais il y a trois affaires, et qui font tâche:

D’abord le « je suis Charlie »: le message est honteux et ignoble: on ne pouvait entre le mercredi et le vendredi bruler les affiches imprimées à grand frais. Il a fait fi du fait que nos ennemis comme vous dites, s’en prennent aussi aux juifs, comme vous l’expliquez si bien.
Vous avez beau vous cacher derrière l’histoire : beaucoup de juifs se sentirent parfaitement abandonnés dans ces moments là aussi. L »’esprit du 11 Janvier » fut une abomination en partie à cause de cela, et l’incroyable différence du traitement médiatique et politique entre Janvier et Novembre le montre bien.

Ensuite Dieudonné. En parlant de liberté d’expression, le lynchage médiatique orchestré à grand bruit par les victimes silencieuses, comme vous dites, ne contredirait il votre théorie ?
Et bien, le fond de l’affaire est que les « juifs » sont peu nombreux en France, et que ceux qui décident des évènements médiatiques symboliques, contrairement aux thèses complotistes, communes, ne le sont pas.

Ils sont La Gauche et instrumentalisèrent le soit disant antisémitisme de Dieudonné pour mieux excuser ceux des pro palestiniens passionnés d'(anti) islamophobie, excusés par les laboratoires de laïcité soucieux de leur clientèle.

Et ce ne sont pas les kippas arborées par les présidents et premiers ministres en exercice, à rebours des usages républicains et de la laïcité, qui y changeront quelque chose. Le prix à payer sans doute.

Plus que jamais, la faillite complète de la gestion symbolique de la nation par ces tarés est patent.

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En même temps, il devient libéral parfois de manière étonnante, en décrivant un idéal qu’il juge sans doute inateignable, au point de s’attirer cela:

Ce que vous décrivez est exactement le point de vue de François Fillon.
Une situation extrêmement grave, dont il est possible de sortir à la Française, d’un coup énergique de talon au fond de la piscine. Le slogan de Fillon, et qui n’est pas que volontariste (voyez les mesures qui l’accompagnent) est bien de redresser la situation en deux ans, et de devenir en dix ans la première puissance européenne.
Il y a donc au moins un homme politique tel que vous le décrivez.

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Un commentaire global sur l’une des conversations du matin, sur mitterand.

 

Ces jugements restent étonnants ou pas, vu leurs origine (Benamou, Petit, Couturier).
Des affirmations paradoxales clairement à rebours de ce qu’on peut penser.
Hollandre voudrait donc apaiser la société ? On peut dire l’inverse, et le prouver. Il invoqua et continue d’invoquer tout ce qu’il y a de plus clivant. Sa stratégie est au contraire celle du désordre, du brouillage, il inquiète en pensant être le seul à rassurer. Mitterand fit la même chose avec le Front National, Sarkozy de même. Ces gens là, auto centrés, se conçoivent comme indispensables et suscitent leur nécessité.
Par opposition, Chirac, lui chercha à apaiser véritablement, en refusant ou atténuant tous les clivages. L’opposition des comportements et des gouvernances est patente.

La matrice idéologique de Mitterand n’a strictement rien de solide, et ce n’est pas seulement prouvé par sa trajectoire, comme il est dit. Il n’a jamais eu aucune espèce de conviction à part celle de l’importance de sa personne. Cela est décrit par un connaisseur, Philippe Alexandre: Mitterand n’est pas un homme d’Etat, mais un égocentrique dominateur cynique. Aveugle à l’économie, aux affaires étrangères, il n’a rien compris à son temps et a sorti la France de l’histoire, en étant le jouet des évènements: il se fit imposer la rigueur, l’euro, la réunification par manque de culture et de conviction.

Pour ce qui concerne l’habileté de Hollande, vous repasserez: sans prébende ou hypnose, il me parait impossible de dire cela de la déchéance de nationalité, dont on va voir maintenant les effets.

 

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En réponse à ses voeux 2016

 

Merci pour vos bon voeux, bien rafraichissants et réconfortants.
Quelques remarques:
– les interventions en Irak et en Libye furent mal gérées et dans les deux cas Obama a évacué, honteux, au lieu de traiter les situations. D’où l’effroyable désordre actuel, mené partiellement par des officiers de Saddam Hussein, désigné par Bush comme dangereux à raison.
– les peuples qui cherchent à fuir viennent de tous les zones du monde dont les familles ont assez d’argent pour payer à tort des trafiquants d’esclaves. Afin de vivre misérables et discriminés dans des zones géographiques où ils ne sont pas les bienvenus. Il faut les empêcher de s’installer en Europe par des politiques efficaces de refus systématique des migrations de masse. NOWAY, ça s’appelle.
– l’appauvrissement français est entièrement du aux politiques économiques absurdes menées depuis quatre ans. Ecrasée par les impôts, réglementée comme jamais par des fonctionnaires inutiles qu’on embauche à tour de bras, gérée par un ex ménage qui gaspille publiquement les milliards par incompétence et lâcheté (mistral, portiques), la société française s’appauvrit, vous avez raison de le signaler. Elle va continuer de le faire pendant plus d’un an.

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Et il y en a d’autres…

 

 

Le juge, les attentats et l’étranger

Le petit Trévidic dont l’opinion, parait il, exige le retour d’exil à la gestion des divorces dans le nord après ses merveilles à l’anti terrorisme (on en a vu l’efficacité cette année) commente donc l’actualité récente en connaisseur.

Rien de plus décevant hélas, il utilise l’expression « il prendra perpette » et pense que les repentis seront efficaces. Bon d’abord les repentis mafieux furent en Italie des chefs dégoutés des politiques des collègues qui les avaient vaincus, et pas les sous fifres tatoués, saturés de la jouissance d’écorcher les bébés. Ceux là, on le sait bien, il est inutile de les torturer, ils disent toujours n’importe quoi, et mentent en toute circonstance comme ils respirent. C’est ce que disaient les vrais paras à la grande époque: les menteurs on les bute direct et ils mentent tous.

Car la guerre c’est imposer par la force sa volonté, pas d’exiger je ne sais quel aveu ou sentiment de regret. La perdre c’est l’inverse, à vous de voir.

Continuons avec l’enquête en cours: elle est assez décevante. Contrairement aux affirmations véhémentes de Dounia Bouzar, point de quartiers de noblesse de l’aristocratie belge (ou même française) cités dans les gardes à vues. Que des patronymes (noms, prénoms) dont l’éviction des CV dans les années à venir va peser lourd dans le développement du tiers monde maintenant, c’est acté, responsable entièrement de l’agression belge (300 morts et blessés, à Paris, récemment).

Naturellement cette litanie de patronymes étranges, des personnes qui se connaissent tous, ont vécu au même endroit, y sont revenus après les attentats, au chaud (les noms de quartiers d’habitation et d’attentat se terminent tous par « eck ») ne lasse pas de réconforter. On a dans la communauté le sens de la famille et de l’entraide.

C’était le sens de la remarque éponyme de vazimonga, le maitre d’Eric Verhaeghe, dont le charclage violent, que dis je le lynchage médiatique, valut au tôlier l’esclavage et aux invités la censure. Je fais ici une allusion peu claire à un drame sur ce blog là, un commentateur mesuré d’abord simplement critique, ébahi par l’affreux racisme qui régnait, péta les plombs et entre deux jurons en arabe vanta le sens de l’entraide entre musulmans, d’où le supplice mentionné qu’il eut à subir longuement. Terrifié, le tôlier dont le business dépend de l’immigration élimina toute la conversation, et vazymonga changea de pseudonyme.

De la fraternité aussi. Comment ne pas être saisi de la permanence anthropologique du caractère fondamental de la fratrie maghrébine et arabe, source fondamentale de l’organisation de la famille, les mariages se contractant entre cousins germains dans ces milieux là ?

Cette pratique marque génétiquement toutes les populations saoudiennes, marquées et au combien par l’atroce et impitoyable répression sexuelle qui les écrase et les rend méchants, bien au delà du ressentiment que leur circoncision adolescente, irréparable celle là, leur fait éprouver à l’égard du monde, que dis je de la création !

Les deux tués,  jumeaux multiples (on a plein dit Trévidic) étant la forme archétypale de la reproduction familiale des fameux patronymes, tout se ressemble et s’assemble: un type anthropologique régressif, lamentable et honteux , pour ne pas dire criminel, se ridiculise à jamais et pour toujours, à la face du monde.

Il cause quelques dommages, des innocents sacrifiés au hasard, mais n’impressionne jamais que ceux pour qui ce ne sont que d’hasardeux accidents de voiture. Bourrés à six dans la voiture nous sommes morts pareils messieurs les cons en double slip: par hasard et sans le mériter. Et puis il y a mieux et nous sommes la veille de Pâques: nous ressusciterons, nous, et continuerons à nous bourrer la gueule en nous foutant de la vôtre.

Pour finir au sujet des patronymes: de même que les noms de famille bizarres installés en Europe on intérêt  nommer leur fils Godefroy ou Robert si du moins ils  ne veulent pas trop les discriminer dans leur avenir difficile, les porteurs de prénoms « mode » ont intérêt à être cools et rejeter tout à fait les ignobles croyances barbares que leur parents souhaitaient à tort transmettre.

On peut aussi leur conseiller d’aller ou de revenir en Afrique vivre la vie des prénoms vraiment originaux, ceux qui n’attirent pas méfiance et mépris car portés par des hommes libres et fiers, qui ne doivent ni à la mendicité ni à l’immigration de vivre chez eux vraiment et  ainsi de maitriser leur destin à l’écart de tous les partis de l’étranger  quels qu’ils soient !

 

Archives

Eric Verhaeghe, sermonné par ses disciples ultra méditerranéens se met à modérer le thème islamique et a détruit injustement un de mes poèmes (quel dommage). Aussi j’archive maintenant, et donc ici voilà une réponse à un sale réac qui put passer tout en citant l’affaire Gouguenheim (2008) bien ancienne et qui n’est pas à son honneur.

Cette histoire de critique de la « translatio studiorum » fut une folie à la française avec lynchage public délirant.
Cependant la question ne se posait tout simplement pas et Gouguenheim ne révéla pas grand chose.
Oui, le moyen âge mit longtemps a disposer des textes grecs. Oui, ils furent connus parfois à travers des « commentaires » des « arabes », qui devinrent en fait partie prenante de la philosophie globale, tout en étant violemment combattus mais aussi adoptés par mode pendant toute une période.
La question de la condamnation d’Averroes en 1277 à Paris par exemple fut magnifiquement décrite par Libera au collège de France (allez y c’est public). Elle introduisit une philosophie européenne complètement autonome des fusions mystiques orientales. Même si Avicenne fut inspirateur de Duns Scot, Scot développa ensuite une conception de l’individu qui n’avait rien d’Arabe.

Mais il y a d’autres polémiques. D’abord celle sur Averroes précisément avec Luc Ferry, ou Rémi Brague fut en pointe directement. La question était les fameuses « lumières andalouses ». Brague les décrivit pour ce qu’elles furent: la domination impitoyable d’une autorité musulmane réservant la « connaissance » aux seuls initiés. Et encore c’était trop, Averroes fut condamné en Islam d’où toute espèce de philosophie disparut ensuite pour toujours.

Amputées au XVème siècle de son paradis andalous, les régions « musulmanes » le furent au sens actuel du terme: autoritaires, stériles, fatalistes et semi mystiques, et furent écrasées pendant cinq cents ans par un empire Ottoman qui nous causa bien des ennuis, puis entama le déclin que la grande religion de paix méritait.
Toute la possible réforme de cette religion consiste à revenir à l’origine du message de la conquête militaire initiale: cela s’appelle le salafisme et concerne la totalité des mouvements islamiques qui s’expriment, frères musulmans compris. Un seul, je dis bien un seul, « réformateur » arabe se trouve différent: Ali Abderazziq, bien sur universellement dénoncé, tu parles, il prône la disjonction entre religion et politique, c’est tout dire.
Testez de ma part le « name dropping » Aberraziq: tous les autres noms à consonnance arabe que nous jettent les propagandistes musulmans comme auteurs « respectables » sont ceux de salafistes à divers degrés tous acharnés à rétablir la belle origine perdue. S’ils ne sont pas des chefs de guerre: le plus bel enfumage que j’ai pu voir sur l’internet est celui de Tariq le borgne:

https://francoiscarmignola.wordpress.com/2015/12/27/les-guerres-ideologiques/
Un petit frère musulman déchainé se pense inspiré spirituellement par Tariq le borgne, l’envahisseur de l’Espagne !

Sinon, un petit exposé que je crois lucide:
http://francoiscarmignola.hautetfort.com/archive/2015/09/04/les-islams-5679859.html

En gros, ce n’est que sur l’internet, du fait des jugements libres d’amateurs non soumis au politiquement correct, qu’il est possible de se faire une idée de la réalité.

J’archive ce pamphlet anti musulman parfaitement irrespectueux envers une religion dont je souhaite la disparition pour inutilité, stérilité philosophique, et aussi antisémitisme structurel: vazimonga ne va pas aimer.

Pour l’antisémitisme structurel, voir
http://francoiscarmignola.hautetfort.com/archive/2015/11/21/la-la-la-laicite-5719673.html
Je me permet de lire le coran. Moi aussi je suis Imam, imaginez les autres…

 

Un commentaire

Pardon d’extraire de chez un autre ce qui est une perle rare, un bijou précieux, un éclat.

Le blog des petits vieux, des anciens, des ronchons, du groland donc, celui de maxime tandonnet, le désespéré du web, le déprimé des protocoles, l’hypocondriaque du plus que parfait, suscite ce commentaire, alors que le mien (ce blog là), jeune, dynamique et brillant n’en suscite aucun. Citons:

Raymond Croella dit :

En 1959 lors de mon passage à l’école d’application du génie (service militaire) j’ai eu la chance d’assister à un remarquable cycle de conférences intitulé « l’islam et les musulmans d’aujourd’hui » délivré par le colonel Rondot, qui créa les services de renseignements de Syrie, alors sous mandat français. On peut en retenir une formule simple : Tout est dans le Coran. Ceux qui espèrent un « islam modéré à la française » sont de doux rêveurs… Les attentats de Bruxelles ne sont que le début d’une longue série. Respectueusement Raymond Croella ingénieur civil des mines (82 ans)

 

Emis sur un téléphone de la planète mars, avec délicatesse, classe et énergie, ce témoignage issu directement d’un passé glorieux que nous admirons tous, se manifeste avec l’étrangeté de l’ancien, quand l’internet n’existait pas, et que nous étions mieux.

 

Attentats ? Quels attentats ?

Reste à interpréter les attentats. Passons directement à l’analyse, le type de phénomène devenant commun ne devant pas occuper les esprits plus que nécessaire.
3 théories.

La première est celle (plus ou moins) de certains ici, que cela est la guerre que mène l’islam et les musulmans pour dominer le monde. Une race infâme, égale mais en plus cruelle, que l’abomination sioniste que combattit insuffisamment Adolf Hitler s’emploie à notre perte, notre remplacement, que dis je, notre disparition. Ils commencent par paquet de trente dans le métro, mais ce n’est qu’un début.
Cette théorie, bien trop excessive, me parait délirante et non fondée sur des faits objectifs, du pur ressentiment du à des sentiments effrayés, à mon avis.

La seconde est que « Daech » (mot exotique utilisé pour cacher la réalité qu’un Etat d’obédience musulmane revendiquée nous fait la guerre ) veut semer la discorde dans les sociétés occidentales et pousser à la discrimination des musulmans, voire à la « guerre civile ». C’est la théorie de beaucoup, et bien sur celle du gouvernement. C’est celle de l’illustre politologue Gilles Kepel par exemple. Que la notion de guerre civile s’applique en fait à des camps d’égales forces qui se disputent la conduite d’un état (par exemple en Espagne en 1936, ou en Syrie en 2015) et certainement pas à d’improbables discriminations violentes envers une minorité n’effleure pas nos théoriciens. Ils ont absolument tort.

La troisième, c’est la mienne, est qu’un état constitué, l’Etat islamique, héritier de l’état voyou de Saddam Hussein mène une guerre internationale pour son existence en utilisant une arme connue depuis des siècles et qui a pour objet de faire peur: le terrorisme. Quand on a peur, on compose, par exemple avec les islamistes « modérés » (les frères musulmans) ou avec les pays « modérés » (la Turquie par exemple). Bref, on manifeste de l’indulgence pour ceux qui précisément sont indulgents envers eux.
Le terrorisme a pour objet d’attendrir, de faire mal, de rendre lâche et honteux.
Un Michel Onfray, par exemple, est persuadé que le terrorisme est justifié voire causé par les bombardements que nous faisons en Syrie.
Tout cela prépare et entérine une reconnaissance officielle que nous en avons pour longtemps (vingt ans disent les experts). Car il est naturellement tout à fait impossible d’engager des troupes au sol en Syrie, ou de résoudre le problème policier causé par les ghettos islamistes européens. Que cette attitude, ces croyances, ces constats fassent à l’évidence le bonheur de notre adversaire et le consolide ne vient à l’idée de personne naturellement. C’est pourtant le cas, et c’est son intérêt direct que de susciter de telles réactions.
Un argument à mon sens décisif en faveur de ma théorie (par opposition à la deuxième, véritable lèpre de la cognition) est que ce terrorisme là est pratiqué au moyen orient et pour les mêmes raisons: la terreur permet de créer et de faire exister ce pouvoir et cet état. Depuis le début, elle est employée de la sorte. C’était la méthode de gouvernement de Saddam Hussein, c’est celle d’Assad et elle n’a pas pour objet de susciter une révolte, mais bien au contraire de la rendre impossible. Le crime affreux et injuste envers des innocents est une arme de guerre, que dis je une stratégie. A telle pour vocation de vaincre ? Non, d’intimider, pour qu’on les laisse faire. C’est le principe de la gifle du caïd: il violente injustement pour qu’on reconnaisse son pouvoir, pas pour qu’on lui réponde !

Inutile de dire et répéter qu’à ce sujet, la réaction qui consiste à changer la constitution dans l’urgence pour des raisons « symboliques » est hautement adaptée, c’est le moins qu’on puisse dire.

Au delà des réactions de panique, du moins quand on est sensible à l’actualité belge, on doit noter que la société française dans son ensemble reste sereine: c’est le calme des vieilles troupes qui règne, on était juste un peu irrité de l’incapacité de la police belge pour ce qui nous concernait, mais bon nous voilà vengés, alors…

Cohn Bendit parle des « jeunes belges » qui se sont « fait sauter » (j’en rigole encore), et pourtant veut se lancer dans la reconquête de Al Raqqa… Il veut aussi traiter, cela lui a échappé, il fallait le faire: le « terreau du terrorisme ». Ah oui, j’oubliais, l’inutile anarchiste allemand, hâbleur en diable, est pro-européen: une seule solution, la fédération. Pour finir, tout à la promotion répétitive de son billet de blog sur tous les médias, il recommande la proportionnelle intégrale, seule solution encore, c’est l’évidence, à la ruine de la Vème république, qu’il a déjà révolutionné mille fois.

Comme tous les petits vieux de cet âge là que je déteste depuis toujours, je n’ai envie que de lui foutre mon poing dans la gueule en lui chiant dessus. En plus c’est un pédophile.

P.S. Puisqu’on parle de 68, un petit tour sur la question du terrorisme d’Etat, tel qu’il faut décrit par Guy Debord  et ses relations terroristes italiens pendant les années de plomb. La question de la description de ce terrorisme là, crée et encouragé par un Etat corrompu pour forcer l’opinion à accepter l’extrême révolutionnaire mafieux et à composer avec lui.