Ca marche

Un article du Point signé Emmanuel Berretta qui flingue, mais alors je vous dis pas. En gros, au cas où vous auriez un doute sur l’habile alliance entre Hollande et Macron pour reprendre la main, et la moindre hésitation sur la cohérence du plan d’ensemble qui va sauver la France de la hausse à venir des taux d’intérêts, vous êtes servi, que dis je éclairé, mis au parfum, informé. C’est mort.

http://www.lepoint.fr/politique/emmanuel-berretta/macron-hollande-valls-huit-mois-de-coups-tordus-23-04-2016-2034392_1897.php

J’ai exprimé des doutes sur l’avenir immédiat, et j’avoue avoir été inquiété par Fillon et son annonce d’une hausse des taux. La grogne allemande est en phase avec ce qu’on peut craindre sur ces sujets, et une élection est imminente en France, c’est ce que semble montrer l’actualité et ses commentaires.

En gros: Hollande vient de se faire « torpiller » par l’annonce avancée (on n’a pas hésité à, pressé par le temps, voler une jeune noire de Bernie Sanders) d’un « ni droite ni gauche » à la veille d’une interview télévisée suivie de l’annonce de la « belle alliance ». Y a t il une ou deux torpilles ? Le gras truqueur trotskiste d’examens et d’élections est victime aussi. Une odeur de mazout enflammé plane sur les eaux et un singe sur une balançoire passe en poussant des cris aigus. Voilà du journalisme !

J’en reviens à mes inquiétudes: le niveau du hors contrôle semble maximal, et les vidéos de Hollande en visite à Chartres avec un conseiller en communication en blouse blanche et qui grimace m’ont inquiété. Il est où Macron ? L’exposé par Guillaume Liegey sur RTL, du cabinet Liegey Muller Pons, spécialiste de la communication au porte à porte, et qui va mener d’ici Juillet une opération massive sur 100 000 français, avec coordinateurs bénévoles briefés pour l’entretien impromptu: il faut se confronter au réel. Sur le modèle de la campagne d’Obama, possesseur du recensement immeuble par immeuble des familles françaises, une opération novatrice est en cours. Cela s’appelle la « grande marche » : « la Marche c’est mon client, ma mission s’achève en juillet ».

Les taux ! les taux !

Pendant ce temps, en Turquie, Donald (Donald est président de l’Europe,  la discrimination positive sans doute) Tusk en arrière plan, et Angela Merkel au premier, visitent ce que menace Erdogan de faire déferler: un camp de réfugiés. Accueillis par un papaentoglu tout sourires, la bedaine en avant et la moustache sans doute mentholée, un grand moment d’humiliation transcontinentale entre alliés contre la Russie a lieu sous nos yeux ébahis. Tout occupée à visiter pour la troisième fois une entreprise danoise complaisante dans la province qui ne lit pas les journaux, la France faisait pendant ce temps des selfies avec Macron…

Seule, la pauvre boche déroule sa stratégie. Il va donc falloir se faire quelques turcs plutôt que tous ces syriens, et en plus, ach ! Ce n’est pas gratuit…

Avez vous vu le grand blond dans le coin de la scène ? Renfrogné mais attentif, il comptait les poils de moustache des ottomans, mesurait la noirceur de leurs ongles et la puanteur de leurs cols sans cravates. C’était le prince Eugène, en mission spéciale. Nous allons seller son cheval, graisser ses bottes, charger ses pistolets et poudrer sa perruque. Les boches en ont besoin.

Revenons à Liegey Muller Pons, chez France Cul.  « 50+1 », le « Nation Builder » français  a été fait par eux pour les socialistes. Il fut utilisé en 2012 (il y eut un porte à porte efficace pour Hollande) et aussi à Paris en 2014. Nation Builder est  utilisé par Fillon et aussi par tous les « les républicains », Juppé  a embauché une spécialiste qui fut de la campagne Obama de 2012.

Car il faut le noter, il y a une décrédibilisation complète d’Havas en communication politique, Stéphane Fouks, l’ami de Valls (et aussi d’Alain Bauer) devant assumer les affaires DSK et Cahuzac, où des manipulations caractérisées des médias eurent lieu.  On se met donc aux nouvelles technologies, plus branchées, même si elles « sentent » un peu: le clip de Macron, franchement…

Y a t il un problème ou non?

La question de la nature d’un problème qui se poserait ou non se pose de manière lancinante, en permanence ressassée dans les médias.

Quelques éléments glanés de ci de là. On pourrait parler du « hijab day » à Sciences Po, ou bien de la jeune fille en jupe passée à tabac à Gennevilliers, ou bien de la bagarre de migrants à Stalingrad le jeudi de l’interview de Hollande. On pourrait évoquer les brulots parus récemment sur les frères musulmans décrits de l’intérieur, des enquêtes journalistiques sur le salon de coiffure hallal en face de la cathédrale Saint Denis, où quand même, on n’est pas, c’est l’évidence, dans un zone de mécréance telle qu’Oran, on est pas en Algérie tout de même. Même Rioufol, que je croyais être un tranquille éditorialiste du Figaro se lance sur le thème de la guerre civile.

Au fait le but suprême des frères musulmans, le Tamkine, c’est la domination politique globale. Tamkine, tamkine, ça fait potemkine. Facile de s’en souvenir.

La question est d’importance à mon sens dans la mesure où on a peur de comprendre certains messages. Ceux ci deviennent à certains moments explicites et clairs: une invasion serait en cours, et une guerre civile que nous pourrions perdre serait en préparation. Elle se traduirait en gros par une version hard de la prévision de Houellebecq, la soumission étant plus que volontaire, forcée. Pour y réagir en petit blanc amateur de médailles d’or au patinage artistique, on se prend à rêver à de grand massacres, et à la libération de Saint Denis tombeau des rois, le sang se devant d’arriver aux chevilles pour exprimer notre foi, la vraie. Il existe des formes moins romantiques, la disparition du peuple allochtone pouvant se matérialiser par des foules sur les quais d’un port, comme on l’avait vu en d’autres temps, ou bien par des foules dénudées conduites à des casemates, pourquoi ne pas évoquer la chose, elle est présente dans tous les esprits.

Suggérons ce qui me passe par la tête, des pilules vertes envoyées par la poste, pour se « guérir » contre une attaque bactériologique simulée, après isolation et émulation de tout l’internet d’une ville de banlieue. De la bande dessinée sinistre, oui on en là, et cela a un coté un peu triste, en tout cas incompatible avec mon  mode de vie.

L’Europe fut de 1933 à 1953 (et oui, aussi tard que ça) le pire endroit où vivre au monde, submergée par la plus atroce et inhumaine barbarie génocidaire de son histoire et ses conséquences insensées. Bien que la fameuse expression « heures sombres de notre histoire » est ridiculisée, il s’agit bien de notre histoire, elle fut sombre, et je ne souhaite pas la vivre, même du coté du manche, avec ou sans armes atomiques, de portée limitée ou non.

Pourtant il semblerait bien qu’un nouveau peuple se soit installé, qu’il occupe avec des moeurs particuliers et exclusifs des zones géographiques du territoire « national », qu’on ne puisse   y circuler déguisé en Tintin sans stimuler de légitimes ressentiments anti coloniaux et qu’on ne puisse y aller non plus déguisés en Dupont sans se faire détecter et lyncher comme espion. Ce peuple parle sa langue, pratique une religion imposant des rites permanents concernant l’habillement et  la manière de manger, cela au nom de la liberté. Il s’organise en communautés qui souhaitent « contribuer » au bien être du continent, tout en préservant naturellement ce qu’elles sont, exigeant les moyens de garantir les « droits » communautaires de leur membres, expressions de leur individualité telle que ces communautés les conçoivent, vous ne pouvez pas comprendre, vous n’en êtes pas.

Au sujet de cette distinction, un point fit récemment particulièrement mal. Il s’agit d’un romancier algérien, titulaire d’un appel au meurtre émis par un religieux de son pays, et en exil en France. ll se permit, l’infâme, d’expliciter ce que les sociologues connaissent depuis longtemps, c’est à dire les frustrations sexuelles massives vécues par le sexe masculin dans les cultures musulmanes du fait du statut des femmes, frustration exacerbée par les contacts avec les cultures européennes.  Soumis à un pilonnage antiraciste massif, il dut ici aussi subir l’ostracisme. Il exprimait pourtant une différence parfaitement réelle, constitutive de différences de moeurs avérées, la circoncision est déjà en débat aux Pays Bas.

Le thème étant décrit, reste à évaluer l’ampleur du phénomène. D’abord, s’il semble que même s’il n’est pas niable, il est concentré géographiquement et encore limité numériquement. Concentration extrême dans certains quartiers ou la scolarisation est exclusivement immigrée (ce qui dénote une densité à la hauteur de ce qui est dit ici), mais limitée numériquement, le nombre total de personnes vivant en France dans cette situation étant sans doute inférieur à quelques millions, tout de même. Les statistique dites ethniques qui entreront en vigueur l’année prochaine (à coup sur) devraient faire justice de l’aspect quantitatif de certains fantasmes, tout en en caractérisant l’origine.

Le problème ne serait donc pas celui d’une submersion ou d’un remplacement, ces concepts étant des prévisions prophétiques et non des descriptions, mais d’un préoccupant problème de gestion de populations.  Comparable à ce qui se passe en Grande Bretagne, où oui, on demande à instaurer des tribunaux religieux dans certaines régions, complètement habitées par les moeurs orientaux.  Ce communautarisme là, déjà globalement accepté chez notre voisin, exerce ses effets, qui bien que révoltants et inacceptables pour nous, mais ne se traduisent pas par ce qu’on peut appeler une submersion ou un remplacement. D’un niveau économique peut être un peu supérieur à la notre, l’immigration indienne en UK  (le Pakistan fait partie du monde indien) et aussi comprenant des irakiens et des afghans (ah le grand jeu! ) est très importante: 5 millions de personnes seraient entrées pendant les années 2000 et l’appel d’air fut « monumental » comme on dit. Il souffle encore et les jungles à Calais peuplées de zombies marchant vers le nord en témoignent. The Queen’s choice…

Pareil en Allemagne, là on est sur un rythme de 1 million tous les six mois. Plus le cout des organisations de fêtes de fin d’année… Européen le problème est, en fait, et notre identité « nationale » doit d’abord comprendre qu’elle se doit de discuter avec ses voisins immédiats pour considérer un phénomène d’ampleur plus large que son petit nombril. Disons que les nombrils similaires se doivent de se concerter.

Car quelque soit le futur de notre pauvre destin, qu’il nécessite des violences qui vont encore nous faire honte, ou qu’il se stabilise sans les angoisses qui nous affligent aujourd’hui, ou avec d’autres, et bien il va nous le falloir partager avec les autres européens et les plus grands d’entre eux.

Je parle du partage du problème, pas de ses conséquences mal maitrisées. Alors que bien sur, il n’est pas question de décharger madame Merkel du fardeau dont elle est si admirablement chargée, ni de vider à Menton ce que l’Italie a si généreusement rempli à Lampedusa, il nous faut néanmoins réaliser qu’il faut se mettre d’accord pour limiter certaines absurdités et nous avons les nôtres, faut il rappeler que la suppression du métro gratuit pour les sans papiers, encore discutée, date de cette semaine. On réfléchit à l’heure actuelle à limiter les prises en charge médicales de tout africain souffrant de maladies non traitées dans son village, s’il est au courant de la filière (s’il n’est pas au courant, il n’est que sans papiers, c’est à dire prioritaire).

Il n’y a pas de différence entre les migrations algériennes des années 70 et les syriennes ou afghanes des années 2000: un tiers monde adepte d’une religion régressive qui stérilisa sa culture et son avenir déverse une partie de ses naissances surnuméraires sur des terres mieux cultivées que les siennes. L’ampleur de ces migrations est excessive, pose des problèmes dans les zones d’arrivée, et doit donc être limitée, voire réduite.

Bien sur, il ne s’agit pas de la totalité de ces populations, car ces questions (les démographies, les développement économiques) sont d’abord LEURS problèmes et leur humanité à eux se doit de s ‘accomplir en en trouvant EUX MEMES la solution. Imaginer que des nations aux histoires millénaires, porteuses honorables et respectables de cultures infiniment diverses bref les nations des trois quarts du monde, doivent être « aidées » ou « incluses » pour finir de décider de ce dont elles sont est un non sens complet. Elles existent comme entités autonomes et comme toute l’humanité accèderont comme telles à la liberté et à la prospérité ou bien disparaîtront. Car on n’est pas différent sans en payer le prix, voilà l’évidence. Et elles sont différentes, voilà le point essentiel.

Cette différence est d’abord celle de leur géographie, ou elles sont là majoritaires, et celle de leur histoire; interrompues brièvement, il faut le dire, par des colonisations qui furent économiquement et historiquement des échecs et donc des erreurs. Il en reste des peuples et des pays différents, comme on ne le dira jamais assez.

Est donc acquise l’inéluctabilité anthropologique de la différence entre eux et nous. Eux les asiatiques et africains dont les migrations nous sont inutiles  et nous les européens nécessairement solidaires entre nous et comme eux d’ailleurs de par l’histoire.

D’abord foin de l’humanité souffrante: surnuméraires, les enfants des luttes inopportunes contre la faim le sont par définition. Il ne s’agit pas de les tuer après, mais avant: en forçant leurs mères à le faire, nous le faisons bien, qu’ils se débrouillent, en tout cas, nous ne pouvons pas payer le prix de décisions évidentes contre son bien être que leur parents  fertiles ou cyniques ont pris ou n’ont pas pris. Cela doit être dit.

Ensuite foin de notre besoin d’hommes venus de l’étranger: notre natalité est la notre et nous faisons ce que nous voulons. Même un peu décati, il est possible de vivre agréablement, et le nombre absolu de notre population, répartie selon nos moeurs entre vieux et jeunes peut varier ou évoluer encore sans menacer l’intégrité de notre histoire globale. L’imaginer remplacée par des peuples entiers qui plus est ceux là n’a pas de sens et nous en avons parlé plus haut: le sentiment de révolte qu’une majorité éprouve face à cette apocalypse là , s’il sert à identifier le meurtrier raciste,  sert aussi à l’exciter, à le rendre possible, à armer son bras, à le faire rêver. Cela est dangereux: les idiots utiles de la conspiration orientale seront massacrés aussi et je m’en chargerai (…).

Ensuite foin de leur utilité: inadaptées et discriminées  ces populations ne travaillent pas assez et sont au chômage excessivement en France au moins. La situation en UK et en Allemagne est similaire, avec la gravité que le statut de travailleurs pauvres y étant acquis, la précarité qu’ils y  acceptent même si elle peut arranger certains, n’est pas celle des industries  de pointe, tu parles, et certains circuits fermés se reconstituent vite, l’économie des grandes villes indiennes n’étant pas un modèle à suivre en Europe. Les populations musulmanes du moyen orient ou d’Afrique restent ce qu’elles sont une fois installées en Occident, par définition, sinon, et là l’argument est imparable, elle seraient restées chez elles.

Foin de leur assimilation ou intégration: on en est à l' »inclusion » en attendant pire, et l’évidence montre qu’il n’y a ni désir ni envie ni projet de participer à l’avenir de l’Europe autrement qu’en y fondant des annexes des peuplement orientaux, systèmes familiaux, religions, moeurs et langues compris. On ne vient pas à plusieurs pour rien et le dépaysement est tel, vous comprenez…

J’en déduit donc que l’arrivée de ces peuples doit être diminuée: cela se voit que l’on y gagne rien et que nulle nécessité ne nous y oblige. Il faut donc traiter le problème de population pour ce qu’il est et réduire les migrations dirigées vers notre zone géographique. Cet arrêt doit être explicite et public, exprimé fermement et noblement. Il doit s’accompagner de mesures de police pour signifier qu’il est irrévocable. De mesures de renvoi des bateaux de réfugiés, de la cessation de l’aide humanitaire sur le sol européen, par définition exempt du stationnement indéfini de populations misérables. Des mesures de police contre les trafiquants d’êtres humains. Des mesures de police contre les associations qui aident ces trafiquants à installer les migrants dans nos villes. D’actions militaires contre les gangs mafieux qui ont proliféré et contre les états faillis ou voyous qui les encouragent.

Pour commencer: la Turquie recommence à injecter des voyageurs cette semaine car elle s’impatiente de la lenteur de la bureaucratie européenne à lui donner des visas. Cela est inacceptable et il faut montrer les dents. Car il y a un problème et on sait pourquoi.

A Saint Denis les habitants d’une petite cité font plier des dealers qui occupent leur parking en restant la nuit entière devant leur immeuble. Un lycée en travaux du XVIII ème arrondissement de Paris occupés par migrants soutenus par l’association « La Chapelle Debout ». Et pour en finir avec l’actualité heureuse, la récitation complète, au grand dam d’un irakien chrétien d’orient de passage (on l’a fait taire), de la fameuse Fatiha, prière principale préférée des musulmans lors des cérémonies « écuméniques », comme début Avril en présence du Cardinal Barbarin, l’infortuné protecteur (aussi) des pédophiles. Qui est cette Fatiha ? Un prière lancinante qui se termine par des versets discutés abondamment et qui constituent en gros (d’après la tradition) une allusion lourde aux deux ennemis de l’islam : les juifs et les chrétiens:

« Le chemin droit est celui des gens que Dieu a gratifiés Et non pas le chemin des gens contre qui Dieu est en colère. Ni le chemin des gens qui sont égarés ».

J’avoue ne pas hésiter à attribuer la colère de Dieu aux juifs, et à ne considérer les chrétiens que comme des égarés, car l’inverse vexerait la bande de gaza.

Bien sur, il ne s’agit que d’une allusion, et la malédiction peut s’adresser aussi bien aux pédophiles, qu’aux évêques ou aux juifs exclusivement. Mais il y a clivage et le reconnaitre peut faire nos affaires, et c’est ce que je voulais dire.

Ni droite ni gauche

« je ne suis ni de droite ni de gauche ». Péremptoire, affirmatif, manifestement sincère, Florian Philippot, numéro 2 du Front National prend position à une heure de grande écoute à la télévision.

A ses cotés Eugénie Bastié, copine de Popolniette[1], tendance catho, anti libérale aussi. Opposée à l’obsolète division entre droite et gauche. Ca fait du monde sur le non créneau.

Passons sur l’évidente appartenance des deux zèbres à la droite, voire à l’extrême droite pour le très homosexuel contempteur des bonsai. Leur dénégation réjouissante en dit long sur leur volonté: se foutre du monde pour le bienfait de leur carrière, en cours et à ses débuts pour les deux.

Le slogan fut identifié au fascisme français par Zev Sternhell (Ni droite ni gauche. L’idéologie fasciste en France 1983) dans un classique des études politiques qui fut pas enseigné aux deux jeunes idéologues à moins qu’il ne paraisse si talmudique et réservé à l’élite, qu’on puisse faire fi des lectures du public cultivé à qui ils ne s’adressent pas. Quelque soit ce qu’on peut reprocher à Sternhell, ne pas considérer du tout ni l’existence ni la puissance de l’argument est saisissant et révélateur, d’où mes remarques désagréables.

Car la prise de position est bien celle ci: refuser le système, s’affirmer comme nouveau et surtout mélanger les genres et prendre à tous les partis ce qu’il vous plait, de manière à instaurer un unanimisme au nom du bon sens évidemment formé d’anciens de droite et de gauche, pour ne plus y être, le changement sous mon égide, mais bon sang c’est bien sur.

On est donc anti libéral et anti féministe, et aussi anti européen. C’est à dire qu’on rejette toutes les valeurs de la gauche, sauf ses valeurs économiques, on prendra toutes les valeurs de droite, sauf ses valeurs économiques. On rejettera donc la totalité du libéralisme culturel et économique, pour se jeter dans l’autoritarisme total, dans le refus absolu de la liberté et de l’autonomie, dans le fascisme donc, comme le slogan l’indique.

Philippot qui désigna comme « ennemi » et contraire radical de lui même les crânes rasés et autre vieillards fondateurs de son parti (le culot du fripon est saisissant) dénigre la lutte contre le mariage pour tous. De manière étonnante, il s’oppose ainsi à Eugénie, mais aussi à Marion, sa rivale au « front »: le clivage sur ce point est intéressant à plus d’un titre et illustre, je crois magnifiquement, la nature du positionnement politique de toutes ces personnes.

Car il représente des aspects libéraux du monde moderne: homosexuel revendiqué avec un certain nombre (qui finissent par faire un grand nombre, voire un quasi complot) d’autres hiérarques du parti qui se débarrassa enfin de l’infâme Lepen, il se trouve ainsi représentant très moderne et très libertaire de toute une série d’autres inversions. Allant déposer des gerbes sur la tombe de De Gaulle, anti européen au point de récuser, c’est un comble, la collaboration entre la France et l’Allemagne des années 40, gourmand d’aller à la nuit debout pour s’opposer à l’infâme loi libérale El Khomeri (c’est dire) ,  il se trouve donc gauchiste sur tous les points, on se demande s’il n’est pas converti à l’islam pour mieux nous désorienter.

Héritier des pétainistes et autres OAS qui fondèrent le parti dont il veut bien sur changer le nom, il est comme Lepen lui même d’ailleurs, celui qui veille un mort et lui extorque sa fortune: de quoi se faire retourner dans sa tombe toute la division Charlemagne.

Il s’attire d’ailleurs de la part de Roger Holeindre, le vieux para copain du tortionnaire la remarque suivante:«Pour un mec comme moi qui a fait l’Algérie, être représenté par un pédé gaulliste, c’est quand même un peu gros».

Passons à la petite dame. Elle est chrétienne et écologiste. Elle veut faire un maximum d’enfants et aussi un maximum de décroissance économique. L’énergie vitale et naturelle qui émerge de cette verve fertile est ainsi paradoxale et réjouissante. Sa revue qui se prétend « écologiste intégrale » (on pense, mais je ne suis qu’un vieux réac cultivé, au « nationalisme intégral de Maurras) vise à rassembler sous le goupillon ou ce qu’il en reste, tout le complotisme rouge brun !  Copine de Elizabeth Levy, elle même copine de Zemmour, et bien sur de Popolniette comme on a dit, elle même copine de Chevènement le ressuscité, nous avons une clique, une bande, que dis je une colonie de martiens en charge du renouveau.

Au passage, les personnages sont intéressants: HEC, il échoua à Science Po mais réussit l’ENA. La ptite dame fit l’inverse, trouvant l’ENA trop technique. La jeune garde.

En parlant de jeune garde, il faut mentionner Emmanuel Macron, lui aussi adepte du slogan, mais sous une forme différente, il n’est « pas à droite et pas à gauche », mais bien adepte, lui aussi de la communication foireuse (on en a parlé), ce qui plait aux sondages.

Et bien tous ces aspects signent justement le coté « a politique » et déconnant de l’entreprise: ils ne sont rien, mélangent tout et n’existent pas. Car c’est cela le fond de l’affaire: sans ancrage historique autre que les confusions elle mêmes dégénérées des périodes médiatiques des années trente, ils disparaitront, tels les phares de la connerie de la non pensée, bientôt.

[1] Me permettant de me citer, j’avoue chérir mon déjà ancien: http://francoiscarmignola.hautetfort.com/archive/2014/12/29/penser-avec-son-c-5522376.html

Valls trouve normal de débattre

Un interview récent du premier ministre consacre son autorité, mais employée surtout à organiser des débats, gage de l’efficacité de ses actions réformatrices.  Il y liste les « débats » qu’il trouve « normal » ceux ci tous introduit par des personnes soumises à son autorité, d’abord des ministres: Leguen sur le cannabis, Macron sur le clivage droite gauche, Belkacem sur la candidature de Hollande.  Transformer ce qui est une  série de couacs  en un débat normal est une figure du communicationnisme, ici assumée dans un journal aux ordres, avec l’obligation de payer pour en avoir la totalité.

L’homme, énergique et combattif, assume la victoire du salafisme dans l’apartheid que ses ministres assument dans les « quartiers ». Débattant (bien sur ) au sujet du voile à l’université, il sera par contre intraitable sur la laïcité où que ce soit (bien sur).

Il a bien sur débattu avec énergie avec des lycéens qui ne voulaient pas aller se coucher et leur donna 500 millions d’euros pour se faire, la France a un souffle, on dirait que c’est le sien.

Après avoir annoncé qu’il irait jusqu’au bout sur l’essentielle loi travail  et en avoir abandonné la totalité ce qui pourrait fâcher, il reconnait des erreurs (ou accepte d’en débattre) et se glorifie de l’efficacité de ce qu’il en reste.

Il nous faut conclure, les maladies allergiques manifestement ayant un effet: la dilatation de l’oreille droite, gage de capacité d’écoute, ce qui garantit la fécondité des débats.

En parlant de débat, on peut continuer, le ministre de l’économie débat avec sa femme dont il critique la bêtise de se faire photographier dans Paris Match, ceci le jour de l’interview d’Hollande, maintenant officiellement candidat.

En parlant de Hollande, il eut l’occasion d’affirmer de manière véhémente que sur les questions des impôts, de la croissance, du chômage et aussi de la dette, cela allait mieux et qu’il « réformait » tous les jours avec succès. Au même moment des casseurs brisaient des vitrines dans le XIème arrondissement, ils venaient de la place de la République, occupée en plein état d’urgence par des jeunes idéalistes que le président salua. Au fait au métro Stalingrad, une bagarre opposa à cette heure là précise plusieurs centaines de migrants déjà évacués 3 fois en Mars: ils venaient de Calais, enfin si l’on peut dire.

Les commentaires se déchaînent sur France Culture: on dénie bien sur qu’il y ait la moindre réforme en cours en France (le minimum de la lucidité tout de même) et on célèbre l’Italie qui arrive à réformer bien qu’en régime parlementaire (alors qu’elle a réformé ses institutions pour ce faire). On parle aussi du clivage entre le social démocrate (Hollande y reste) et le social libéral (Macron), qui structure à lui seul le débat français.

En parlant de Macron, à la fois contre les 35 heures, mais aussi contre l’ISF, tout cela sans l’aide d’aucun socialiste du gouvernement auquel il participe, mais avec l’aide de sa femme qui l’aime beaucoup, mais ce fut une bêtise que de le dire en public nous dit il. Il est candidat lui aussi, et donc n’est sans doute pas un faux nez, mais plutôt un faux cul.

L’absurde, l’infamant, le mensonger et l’impuissant sont candidats à l’élection.

 

Les déradicalisations

Une polémique en cours agit l' »obz »: elle sépare Gilles Kepel et Olivier Roy et porte sur la relation entre  islam et radicalisation, le monde étant mu  par la radicalisation de l’islam (Kepel) ou par l’islamisation de la radicalisation (Roy).

Arabisant, lecteur des djihadistes, Kepel, on a parlé de ses théories ici, prend position en un seul jet dans Libération contre les indigènes de la république, l’islamophobie, et aussi les études post coloniales qu’il qualifie d’ « impostures ayant ravagé les campus américains ». Si c’est Kepel qui le dit, c’est donc doublement vrai !

Olivier Roy est un ex maoiste recyclé par l’Afghanistan en spécialiste, ou plutôt en universaliste de l’islam: il porte l’idée qu’un musulman peut vivre en Europe en « queutard bourré » et se radicaliser en sortant du mac do comme tout un chacun, euh, tout comme lui même en fait, un homonyme, prénommé Quentin, vient de mourir en Irak auteur d’un attentat suicide.

Pour encadrer le débat, une vidéo gouvernementale en position publicitaire montre des hommes en robes, avec bonnets de bains, se lamenter paumes vers le ciel de voir une tête de cochon accrochée à un portail tandis qu’une voix féminine critique des voix masculines évoquant une lassitude envers la fameuse religion.

Revenons à Roy et à ses théories. Il dit donc que les frères musulmans ont perdu partout la partie, que les salafistes n’appellent pas au djihad, et qu’il faut préserver leurs libertés individuelles.

http://www.lesechos.fr/30/04/2015/lesechos.fr/02140075138_olivier-roy—-la-laicite-n-est-pas-une-reponse-au-terrorisme-.htm

« Quant au fondamentalisme religieux, la République n’a pas à l’interdire. C’est comme si on avait dit que pour répondre aux attentats d’Action directe, il fallait interdire les écrits de Karl Marx ou d’Alain Badiou. »

Roy est ainsi un « inclusif »: ils sont là et ils sont des nôtres. La déradicalisation peut donc se faire par les moyens ordinaires de correction des dérives de NOTRE société. On parle des stages de plongées en prison (plutôt que le « water boarding » pratiqué aux US), on parle aussi de stages où on ferait caresser des hamsters. C’est sa théorie, en quelque sorte.

Une recension de son récent livre http://www.nonfiction.fr/article-8169-la_communaute_musulmane_nexiste_pas.htm montre toute l’étendue du non problème: l’Etat islamique n’existe pas, pas plus que le communautarisme musulman.

Rassurant en diable, le spécialiste nous évite donc les guerres idéologiques et d’ailleurs les guerres tout court.

Kepel, lui est « excluant ». Il parle sans cesse d’un historien syrien, le fameux Abu-Musab Al-Suri, conseiller de Ben Laden 1997, puis en conflit avec lui, concepteur de la doctrine « nizam, la tanzim » (système, non organisation), tanzim signifie hiérarchie et se trouve nié), c’est à dire du djihad décentralisé, individualisé.

On a là quelque chose de beaucoup plus inquiétant, donc, et qui recouvre ce qu’on peut dire ou penser  quand aux poissons dans l’eau et autre environnements propices, thèmes qui se trouvent fort convaincants ou en tout cas de plus en plus.

Au passage, et on l’avait déjà dit, on peut noter les oppositions conceptuelles loup solitaire/terrorisme organisé et aussi criminalité individuelle/complot international qui structurent bien des débats, et qui se trouve abordées ici. Il faut y ajouter la dualité création de « zones libérées »/guerre civile mondiale, qui était ce que je reprochais à Kepel. Car il n’y a de guerre qu’avec des états et des doctrines.

De la même manière qu’il ne faut pas confier des criminels à des instituteurs, il ne faut pas envoyer les terroristes devant les tribunaux ni confier la guerre à des sociologues.

Car Kepel comme Roy considèrent comme acquis que le tiers monde islamisé installé en Europe l’est pour toujours et qu’on peut l’étudier à loisir. Ils ne sont ni dans le conflit nécessaire, ni dans les projets de résolution, ils ne sont que dans les radicalités qu’ils étudient, et pas dans celles qui pourraient se constituer à rebours de celles ci, beaucoup plus dangereuses car issues de nous, les européens.

Même si nous semblons gentils, faibles et impuissants, tout le blog de Boizard étant consacré à ce triste constat, nous étions, il y a à peine 70 ans en train d’organiser les déportations et les massacres massifs de populations européennes qui parlaient notre langue. Nos braves serbo-croates et balasko voyez comme elle est gentille, firent des massacres de musulmans il y a vingt ans sous notre nez. Qui sait ce qui peut se passer ?

 

 

 

Ca va marcher

Hier, Emmanuel Macron a lancé un « mouvement » nommé « En Marche », dont le clip de campagne, disponible m’a convaincu. On va en parler.

Mais d’abord qu’est ce ? Un mouvement ‘à mi chemin entre le laboratoire d’idées et le parti politique » d’après le nouvel obs dont le reste de l’enquête est payante. Pas mal pour quelqu’un qui n’a pas sa carte du PS, et qui est ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique en exercice. Comment fait il?

On pourrait dire qu’il concrétise là un ensemble de sondages favorables, en particulier auprès des jeunes, sa juvénilitude marquée, pour ne pas dire son look de petite tapette à la voix efféminée marquant son image publique.

On pourrait dire qu’il s’ennuie, ses velléités de réformation ayant été frustrées et au combien par l’attribution de tout macron 2.0 (quelle humiliation tout de même) à une grosse marocaine aussi ignorante que ses sourires permanents.

On pourrait dire qu’il fut vexé de sa régression dans l’ordre protocolaire en deçà de la femme de l’inventeur du vélib Denis Baupin, l’obèse en charge du logement, et donc deuxième des sous ministres au rang 14 entre le logement et la culture. Il y a de quoi, la marocaine qui le coiffa est au rang 9, de quoi casser des vases, comme Trierweiler.

Au fait, je viens de comprendre. Hollande est bien le pervers vicieux que décrit Fillon: il a attribué le macaron du marocain de macron à la marocaine !

(voir http://www.liberation.fr/france/2016/02/11/la-composition-du-nouveau-gouvernement_1432711).

On évoque une manoeuvre de Hollande, Macron étant présent (et pas Le Foll) à la réunion récente de préparation de la ré élection à qui Brice Teinturier (et pas Couturier) présenta l’état de l’opinion puis quitta la salle. Macron populaire (l’enquête présentée

http://www.lemonde.fr/politique/article/2016/03/30/presidentielle-les-francais-de-plus-en-plus-hostiles-a-un-nouveau-duel-hollande-sarkozy_4892328_823448.html

le qualifie à la primaire vu ses scores auprès de l’électorat du Front National), serait une « fusée » dont on voudrait qu’elle ne se lance pas et qu’il faut « synthétiser ».

Le lancement de la (longue) marche serait donc la marque du refus, un pied de nez. Tralala, encore une manoeuvre de Hollande qui échoue.

Car le cauchemar du maso déclaré (les  pinces à linges qu’il porte sur le sexe en permanence étant maintenant visibles de tous) continue. Nous en sommes à l’humiliation permanente, la vie n’étant que cela et se devant d’être vécue de cette manière. La semaine dernière fut grandiose de ce point de vue, on était content pour lui.

Passons au clip. Il ne nomme rien (sinon le « mal français »), ne décrit rien (sinon des « blocages ») et se trouve constitué de la juxtaposition avec musique soft porn, de clips achetés sur le marché mondial de la motivation par l’exemple. On parle d’immobilisme, de marche. Une impression de très grande froideur. La voix féminine rappelle la publicité pour Tic Tac: une gravité froide un peu rauque. Le petit journal, qui présente la cérémonie de présentation ou Macron annonce sa recherche du vrai et de l’authentique,  confirme et montre des clips de Bernie Sanders (ils partagent une jeune black symbolique), les banques d’images utilisées et même un couloir d’école américaine photoshopée pour traduire une phrase anglaise qui apparait sur un mur….

Fillon est à 8% de la primaire à droite.

Lui aussi a un clip de campagne, on le voit lui, il parle de liberté, conduit une voiture en passant une vitesse avec énergie, et se donne un peu plus que d’habitude.

 

 

Pour engager le débat, voici de  la propagande ennemie (un peu ancienne, mais significative), moi j’aime bien.

 

Voilà, dans un an exactement, on saura DEJA qui sera le président…

P.S. Nous sommes fin Aout 2016, Macron a démissionné du gouvernement (pour mieux confirmer les intuitions de certains au sujet d’une manipulation Hollandaise ourdie par Jouyet) et je réalise que le mouvement « En Marche » a pour initiales celles d’Emmanuel Macron lui même ! Vous imaginez, sur la fesse de la cougar, sur la gourmette de la tapette, les même initiales, obsédantes…