macrontrois

Ce titre en forme de « r » grognon, tel le « cro-in » du porc signifie un désaccord grognon.

Démissionnaire du ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, Macron, le chéri de sa cougar, celui qui doit tout à Hollande, à Ricoeur, à Rothschild, au fusacq et bien sur à l’achat par Nestlé (plutôt que par Danone) d’une filiale de Pfitzer pour 9GE (nutrition infantile, en gros, les petits chinois). Cette présence de Nestlé, dont on attend ce qu’il fera à la mort de Liliane, faisant symptôme, on imagine les moyens dont il se pourrait qu’il soit doté en cas de besoin. Car il n’y a pas que les sondages qui rendent fou. Autant le dire clairement, vous avez compris, cela ne peut être que cela, une folie doublement motivée, et comme il se doit, motivante, la solitude ça n’existe pas.

On passera sur les costumes des banksters, ajustés aux taille juvéniles au millimètre que mesurent des tailleurs dont les hipsters n’ont pas l’habitude, faute de fonds. On passera sur la gestion de carrière Attali, Jouyet, l’inspection générale des Finances avec une curieuse contestation du classement final de la promotion Léopold Sédar Senghor, quand on a raté normale sup, on n’a plus droit qu’aux écoles de samba.

Il est membre en 2007 de la commission Attali (dont il ne fut que le rapporteur général adjoint, tout comme il ne fut que secrétaire général -adjoint- de la présidence de la république), gagne donc « beaucoup » comme banquier fusacq et triche comme un porc (d’où le titre) à l’ISF, une maison au Touquet sans doute, et à l’entretien couteux.

Il fut enthousiaste de Chevènement, jeune, (giligili sans doute), puis fréquenta Jouyet (les Gracques, ceux qui voulurent un ticket Royal Bayrou, vous savez, l’histoire du balcon). On arrête là. Tout ce qu’on peut imaginer de plus horrible, de plus inhumain, de plus inverti est là. L’intelligence, et surtout le vice, et surtout le service désintéressé du pays, l’honneur de la France, je ricane, je pleure.

Et puis l’histoire passe, Jouyet passe à droite, Macron refuse un poste chez Fillon, puis Jouyet passe à gauche, Macron fait le CICE depuis l’Elysée, et vibre tel la tapette entre Avril et Aout 2014, le temps que Valls premier ministre vire Montebourg. Le voilà ministre, on lui refusa le budget 3 mois avant, il accepta l’économie et surtout l’industrie, et aussi le numérique (…). 2 ans à faire le beau, avec un regard yeux bleux hypnotique dont l’intelligence convainct, celle que naturellement il accorde aux ébahis qu’il enc… , qu’il séduit. 2 ans à humilier une fois par semaine par une saillie le masochiste profond qu’il méprise et qu’il déteste, celui qu’il a vu sous Trierweiler et qu’il vient hier de trahir pour de bon.

Passons sur Valls, le dernier premier ministre de l’histoire, l’allergique immigré remis à sa place, celui qu’on a doublé sur l’autoroute en claxonnant. Nous voilà en marche (e.m. c’est ce qu’il a gravé sur son prince albert).

A part la folie on peut imaginer plusieurs explications. D’abord le remerciement pour services rendus, les joueurs d’échecs sous-terrains ayant décidé de flinguer Hollande pour défaut de popularité, le GODF s’inquiète, le soutien fanatique de Gerard Collomb est troublant. Ensuite l’authentique calcul droitier, la nécessité maintenant flagrante du libéralisme nécessitant un lièvre recruté depuis longtemps (j’aime bien celle là, la prise de Macron semblant contenter Fillon). Je reste malgré tout partisan de la folie, l’explication évidente pour qui a une claire conscience du niveau d’abaissement où nous a conduit la séquence Mitterand/Chirac/Sarkozy/Hollande soit 36 ans, l’âge de Macron en quelque sorte.

Un truc marrant que les réactions de ses anciens collègues, notamment son ministre subordonné du numérique: « Il est super fort pour écouter, capter et saisir les opportunités. Mais son bilan, c’est la vente en douce d’Alcatel à Nokia ou la fusion avortée Orange-Bouygues ». Pas mal non?

Sarkozy va donc redresser la barre… Je rigole, c’est Juppé bien sur qui va le faire avec l’autorité incontestable que lui apporte sa condamnation et son slogan de campagne, qu’il défend mordicus: l' »identité heureuse ». Reste Lemaire, l’homme du succès d du CPE, un réformateur d’instinct, celui qui faut à nos détentes en baignoire.

Il n’y a donc personne d’attachant. Ah si… peut être, mais ça ne peut pas marcher…

 

En avoir ou pas

Lisant du coin de l’oeil le pauvre Boizard, je me vois obligé de témoigner des morsures que j’inflige à mes pauvres testicules afin de ne pas intervenir en direct, les païens que je croyais avoir éradiqué s’y livrant à des profanation de la cognition ordinaire, du bon sens et du simple honneur telles qu’on en a en plus les bras qui tombent…

http://fboizard.blogspot.fr/2016/08/islamisation-de-la-france-pas-de.html#disqus_thread

On commencera par Gordion, le païen gentil, qui commence par « Pour ma part, je pense que le recours à la psychanalyse n’est pas nécessaire » et termine par « Par contre, pour me référer à ce que dit Franck sur la dévirilisation et sur la féminisation des valeurs, et des confusions qui en découlent, je pense que la psychanalyse est utile pour décrypter ce phénomène. »

Ca commence bien…

On évoquera surtout le païen « viril » (Gordion gentil le rappelle d’ailleurs)  Euria/\e, dont la confusion  s’exprime positivement: « Les privés-de-couilles subissent le gémissement de leurs couilles fantômes ». Ravi de la figure, il ajoute que la privation de couilles c’est à dire de thymos etc etc. Cette histoire de thymos nécessite quelques précisions.

D’abord il faut savoir que c’est une glande de l’immaturité, active à l’adolescence et en charge de la maturation des lymphocytes. Prélevée chez le veau pour faire le fameux ris, plat d’un gout à la fois fort et délicat, je garde toujours des souvenirs émus de mes trop rares ris de veau bien faits.

Ensuite que les grecs y situaient l’âme, le centre des passions etc et que le « thumos » fut un concept dans les théories platoniciennes et aristotéliciennes des passions de cette âme.

Avant de décrire plus avant ces théories, terminons le fan de la grèce, le « gréceux » donc, qui confond thymus et testicules et donc voue à tout cela un culte indifférencié, vous ne rêvez pas. Loin d’encenser la bite, le monde antique considérant la petitesse de celle ci comme obligatoire, il révère donc en païen qui se respecte, il est bien le seul, une glande bi-polaire qu’il confond et mélange avec toutes les autres. Pitoyable et stupide, cette exaltation mal placée d’une virilité de pacotille est en fait l’expression des cotés les plus obscurs et les plus lamentables d’une homosexualité latente mal assumée. La pédale virile, celle qui n’est bien qu’à quatre pattes…

Passons à autre chose.

Le thumos est donc d’après Aristote, l’un des modes du désir avec la volonté et l’appétit. Il désigne à la fois la colère et donc l’impulsivité, la capacité de ressentir.

Alors que pour Socrate, les thumoeidis sont tels les chiens et les guerriers, ceux qui sont à la fois amicaux avec les proches (les philoi) et farouches avec les étrangers. Mieux, le thumos se trouve au centre de la conception aristotélicienne de la tragédie, d’abord drame de la colère exercée contre un proche. Créon contre Antigone, Etéocle contre Polynice, tout est là, et donc celle ci est le moyen pour les spectateurs de contrôler leur thumos. L’éducation consistedonc à le maitriser pour vouloir ce qui est noble « to kalon », le beau au sens moral et esthétique.

Bref, on est très très loin de ce que le minable macho semi pédé veut imposer à Boizard dans la nuit de son catholicisme dévoyé et désespéré.

Néanmoins, c’est la deuxième fois qu’il me pousse à lire et je l’en remercie, la concept de sportivité charitable étant une vertu chrétienne, les deux mille cinq cent ans qui nous séparent des grecs ayant été heureusement occupés à raffiner leurs conceptions.

 

 

 

 

Le non évènement

Pressenti, que dis je nommé, pour le seul poste ridicule que Hollande peut attribuer avant de disparaitre, Jean Pierre Chevènement va donc nous résoudre le problème du coran.

A l’origine des vocations politiques, tenez vous bien, de Natacha Polony,  Alain Soral, Maxime Tandonnet, Florian Philippot, Paul Marie Couteaux, le gluant et efféminé déserteur des années Mitterand se fait « traiter » dans le canard de cette semaine d’une manière qui me révolte: comment peut on être aussi méprisant avec un humain ? N’y a t il pas quelquechose qui nous différencie des grenouilles, des lémures et des insectes ?

Non, rien, dit le canard: et il est impitoyable, voire cruel. Passons sur les démissions successives, suivies de retours en fanfare, il y en eut au moins trois, on se finit sur le gigantesque logement social qu’il occuppe près du Panthéon pour mieux spéculer à Ivry.

En charge de ne pas se présenter en 2017, la chevelue grosse chèvre ampoulée, le monstre que voit Montebourg dans la glace tous les matins, va nous la faire islamique six mois, à la fondation pour l’islam de france, rescussitée des morts pour l’occasion, ce sera la dernière blagounette du chauve coiffé, hi hi.

 

L’exil à Ventotene

Exilé à Ventotene, île glacée à la frontière du cercle polaire (je déconne), Altiero Spinelli y signa avec le groupe dit des « garçons de bain » (Ernesto Rossi en était), le manifeste de Ventotene pour une fédération européenne. Nous étions en 1943 et on pensait déjà à l’avenir. Une fois le monstre pendu par les pieds et les communistes, on put faire avancer les choses et on fonda le Mouvement Fédéraliste Européen, puis se fit élire apparenté communiste au premier parlement européen. Enterré dans l’île, tout comme Elie Wiesel qui se fit enterrer à Buchenwald, comme quoi il n’en eut pas que des mauvais souvenirs, je m’égare, il fut  à l’origine d’un projet d’union fédérale en 1984, qui fut à l’origine de l’acte unique européen de 1986, Mitterand ayant bien sur repris le flambeau que Pétain lui avait retransmis de la main à la main (1).

Il y eut cette semaine un sommet à Ventotene, dont les résultats furent discrets.

En tout cas, pour enfoncer le clou, Jean Claude Juncker dit « mirabelle » à cause de son alcoolisme, responsable du désastre grec, du désastre anglais et du désastre des migrants, ce pour quoi tout le monde demande sa démission, crache le morceau: « les frontières nationales sont les pires choses jamais inventées. Ever.

La réaction post brexit des britanniques ne fit pas attendre:

« Downing Street said Mr Juncker’s views on borders were ‘not something that the Prime Minister would agree with’. » Piquant.

Ent tout cas, cela fit péter les plombs à Maxime Tandonnet et fit rire certains. Fermée par icelles (les frontières nationales), la route des Balkans ne le fut pas par Juncker. Il ne la veut pas ouvrir pour autant: il se décide enfin à jeter les bases du NOWAY, car il a raison, les seules frontières ne sont que celles d’avec l’Asie et l’Afrique.

Une opération Eunavfor-Med-Sophia est en cours, avec des amiraux français, et il semblerait qu’on veuille s’en prendre militairement aux passeurs. Et bien c’est ce qu’il faut faire. NOWAY.

La conférence de presse de la fin du mini sommet se fit sur le Garibaldi, navire amiral anti migrants. Merkel réaffirma que la coopération avec la Turquie était une bonne chose… Nousn n’en sommes qu’au début.

 

(1) Au sujet de la fédération européenne, il faut voir qu’il y a des socialistes français qui ne sont pas en reste: https://www.docdroid.net/5XwqsD7/a-propos-n-18-ventotene-v2.pdf.html

 

 

Tous pourris en France

Un mis en examen pour financement illégal de campagne électorale lors de la dernière élection présidentielle qu’il perdit propose de sauver la France après sa victoire à la prochaine. Comment ?

D’abord, avec un slogan (tout pour la France) aisément détourné en le titre. Il y avait aussi, toute pourrie la France. Fallait il qu’il soit saoul, ou perfide, le communicant taré qui a fait ce design là ! Tant mieux, cela ne fait que faciliter notre tâche: abattre le chef de la famille, l’ami de Tapie (Mitterand était bien l’ami de Bousquet), le fraudeur à l’élection de 2012, le fils de de l’immigré clandestin déclaré inapte par la légion, le petit cycliste varois, bref le nain mondialisé.

Son programme est donc public, maintenant.

D’abord le plus surprenant à mon avis: il double le CICE. On pourrait penser qu’il allait le supprimer tout de suite, mais non, il le double. Les subventions conséquentes reçues par la poste et la grande distribution, caractéristiques de cette usine à gaz inutile et dispendieuse, exemple même de l’impuissance hollandaise à stimuler les exportations sera donc doublée, pour deux fois plus d’ineffacité. Ca commence bien. On passe sur les supressions d’impôts tout azimuths, immédiates et sans nuances, 10 % de baisse d’ISR comme golden hello, la suppression de l’ISF, la défiscalisation des heures supplémentaires, la non taxation des successions jusqu’à 400K. Ce sera d’abord cher, très cher.

Sinon toute la partie centrale est du Fillon d’extrême gauche: 37h plutôt que 39 dans la fonction publique, 64 ans plutôt que 65, 300 K fonctionnaires en moins plutôt que 500K et surtout 3x heures payées 3x partout: vous qui espériez des économies, oubliez! Ce sera cher. La baisse des dépenses publiques, ce ne sont pas les 110 G de Filon, mais 100G. Au fait pour Lemaire c’est 90K.

L’immigration: ah l’immigration ! On l’arrête avec des quotas. Bien. Mais aussi en « supprimant le regroupement familial » , (on parle de « moratoire »), ce qui semble plus sévère que le projet des Républicains, qui lui se contente d’un contingentement.

Pour la justice, on peut dores et déjà l’appeler toubiroute: il la démantèle complètement et supprime le juge d’application des peines, fusionne intérieur et justice, c’est à dire l’exécutif et le législatif (serait ce cela le « grand ministère de la sécurité » ?). N’importe quoi.

Ah au fait, il démissionne de la présidence des républicains APRES ses vacances. C’est normal il est plus à gauche que Fillon et fait respecter ses droits acquis.

Au fait aussi,  79 % de l’opinion d’après le sondage du jour, ne souhaite pas qu’il soit président et 59% « s’inquiètent » de sa candidature. Il semble pourtant persuadé de ses chances et va tenter d’hypnotiser une partie de la droite avec son « énergie ». De fait, il est un « lapin »: dans le viseur de tous, il se fera fusiller dans les phares de tous.

En parlant de sondages, Fillon au 23 Aout dépasse nettement Sarkozy et Lemaire. Il est le second avec 66% derrière Juppé. Sarkozy peut avant sa déclaration de candidature a donc énervé tout le monde. ll faut maintenant le chasser et le tuer. Merci Mélanchon de commencer la traque, on va t’aider.

Le match Fillon Juppé, la seule chose qui vaille le coup, se profile à l’horizon. C’est évidemment ce qui est souhaitable, et digne de notre pays.

Il n’est pourtant pas précisément prévu, les sondages mentionnés, « de popularité », étant nettement contredits par les prédictions de la primaire qui suivant le nombre de votants anticipés (peu ou beaucoup) mettent Sarkozy et Juppé à égalité ou Sarkozy nettement distancé, dans les deux cas Lemaire étant devant Fillon…

La campagne commence.

 

To Brice Couturier, with love

Ma tête de turc du matin, celui que j’ai conchié pendant des années pour son « je suis charlie », mais révéré pour sa personne de journaliste, pour son autonomie d’homme libre est viré de France Culture et se répand dans la presse en vidant son sac.

http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2016/08/19/31002-20160819ARTFIG00333-brice-couturierle-parti-des-medias-et-l-intelligentsia-meprisent-la-realite.php

Il fut attaqué à France Culture par un belge qui lui reprocha de qualifier (ce qui stigmatise) des terroristes de « terroristes ». Je ne le savais pas: il fut ainsi victime de complot gauchistes de bas étage, donc. Il quitta un plateau des matinales de France Culture car entourés de nuit deboutistes qui l’avaient gonflé (on le serait à moins).

Donc pour l’année électorale, Fourest, Couturier, Manière sont privés de leur billets solitaires. On les regroupe le vendredi pour les faire débattre et on remplace tout ça par des trucs sur « la vie des idées ». C’est Sandrine Treiner qui nous le dit:

http://www.lemonde.fr/televisions-radio/article/2016/06/25/faire-rimer-reflexion-et-plaisir_4957945_1655027.html

J’avoue être un peu largué (je ne suis pas du sérail et n’ai pas suivi en détail la terrible reprise en main de l’audiovisuel public à un an de l’élection) mais en fait j’aimais bien Brice Couturier. Je l’insultais tout ce que je pouvais et me suis foutu de lui et de son libéralisme d’ex maoiste chtarbé, mais ne lui en ai jamais voulu vraiment: il me nourrissait intellectuellement, et en plus c’était son métier, je le remercie du fond du coeur pour tous ses écrits sans exception.

D’où le titre.

J’espère qu’il continuera à officier dans ce monde déstructuré que nous vivons tous. Il est sur que dans le genre, il est bien à l’ouest, mais au moins il représente une liberté de ton, de pensée et d’agir qui le rend à jamais et pour toujours respectable et aimable. Un point intéressant est que l’avis qu’il exprime est structurellement et fondamentalement non partisan et que donc il est capable de séduire ou d’irriter n’importe qui sur n’importe quel sujet, sa réflexion et son histoire personnelle le rendant pratiquement insaisissable  (on le voit d’ailleurs à l’interview en exergue). Il est porteur d’autre part d’une somme de lectures variées sur tous les sujets qui le rend imbattable. Un vrai journaliste donc, d’où le titre.

Par exemple, il fit un éloge muet de Fillon dont je l’ai félicité (tous ces commentaires là sont plus ou moins perdus, maintenant, sauf quelques uns, voir plus bas), il devait être vert, et cela lui a peut être nui, ce que dont je lui demande pardon. Bon, je regrette un peu ça, mais ça m’avait fait marrer:

https://francoiscarmignola.wordpress.com/2016/03/26/le-nouveau-liberal/

Je ne sais s’il trouvera cela ni si cela lui fera plaisir, mais je lui souhaite le meilleur.

Vive la liberté de la presse !

videotrons

Recommandées par  mes lectures, des vidéos me sont proposées et je me les tape en accélérant un peu. Le sujet est l’intégration des populations africaines en France.

D’abord le documentaire en 3 parties « les musulmans de France »

<https://www.youtube.com/watch?v=uF-Y1YKen50&gt;

(pardon, pour moi un url c’est un pointeur, pas un encart).

En résumé, la conclusion: après un exposé monté par interviews de quelques instants, ce qui est un mode narratif vidéo pénible, haché, et dont l’écriture globale un peu saoulante est toujours porteuse de sa conclusion qui se trouve ainsi prouvée automatiquement, un peu par fatigue. Donc la conclusion, et c’est la très « beurgeoise » Bariza Khiari qui le dit, Partie 3 : 1.01.34 « nous étions des beurs, issus de l’immigration, … , mais tout cela va disparaitre, il y a une chose qui ne disparaitra pas, nous resterons des musulmans ».

« ceux qu’on appelle depuis peu les ‘musulmans de France’ « . « Une appellation paradoxale, et réductrice car elle désigne aussi des athées … mais qui permet de se faire reconnaitre comme issu d’une histoire particulière. Exister en tant que minorité c’est échapper à l’invisibilité des générations précédentes ». « C’est créer un pays nouveau ». Nous y sommes,  donc, ainsi, il n’y a plus d’immigration, il y a « les musulmans de France »…

Voilà donc la dernière mouture, après toutes les autres dont on nous a fait l’historique pendant tout le reste de l’émission, de la fameuse histoire commune du vivre ensemble…

D’où la question, évidente, et sans doute pas tout à fait prévue par les auteurs: par quoi cette mouture là sera t elle remplacée ?

Voyons voir l’historique.

La question de l’islam est assez intéressante: elle commence en 14 par un respect de l’inhumation religieuse musulmane des morts (qu’évoque le documentaire), et par une volonté d’échapper à la propagande allemande qui aurait poussé (je ne le savais pas) les colonisés à se révolter. Que du généreux donc (c’est ce qui est dit…). Abdel Raouf Dafri, le scénariste de « un prophète » et de « braco », celui qui s’était opposé à Finkielkraut au point d’avoir justifié les fameux « taisez vous » véhéments, se permet pour commenter cet historique là d’évoquer le nécessaire envoi à la mort des « métèques » plus l’évidence de la chose qu’il considère presque comme normale.

Aucune allusion à la réalité historique, même si le chiffre correct est donné (80K africains morts dont 40 K de maghrébins), on ne mentionne pas les 16.5% de pertes, le même pourcentage pour tous les sous ensembles qui combattirent africains noirs et maghébins, français d’Algérie et de métropole compris.

ILNYAPASEU  de chair à canon en 14 d’une part, et d’autre part la participation en volume des colonies aux combats et aux morts fut quasiment négligeable 5% des troupes engagées. Voilà pour l’histoire commune. La ramener alors qu’on l’a vu on fut correct avec les morts est désagréable.

Extrêmement désagréable, ce défenseur intégré là (il est chevalier des arts et lettres mazette) qui se fit nommer Francis Panama pour échapper au racisme, nous parle des « arabes » kpour mieux nous parler des excuses qu’il trouve à ceux qui ne sont pas ses semblables mais dont il décrit les travers (la prison du prophète, les truands de braco) avec une gourmandise qui sent son Scorcese, il y fait allusion d’ailleurs, tout comme l’identification à James Brown, qu’il comprenait comme « proud to be arab ». Le métèque au sens strict, l’avant garde quoi, celui qu’on devrait aimer, mais pas comme Henri Salvador. Selon lui, les harkis sont bien les « baisés de l’histoire »: mon père disait d’eux « nique leur mère » et il crachait. Cette partie là du reportage est particulièrement édifiante. « C’est horrible hein ? », dit il en vidant un verre.

Que voulait il dire ? Une possibilité: il n’en est pas, et donc n’a pas eu lui trahi son pays. Il s’impose en tant qu’adversaire, intact et pur, et cette déloyauté là lui semble part d’un nouveau sentiment national français. Une autre possibilité serait qu’il assume humainement le jugement de son père et qu’il le signifie avec la fierté normale qu’exige un nouveau sentiment national français qu’il estime nécessaire, ne concédant qu’une rasade pour signifier de manière allusive qu’il désapprouve ce qu’il vient d’exprimer. Un peu théatral mais désagréable.

Et bien je fais partie de ceux qui refusent absolument ces attitudes, que je considère comme insultantes et inacceptables. Je refuse de changer les règles et considère ce type comme un insupportable paumé et je le méprise lui et son père de ne pas avoir le courage de vivre dans leur pays, celui des assassins, et qu’ils ont honteusement quitté parce que pire des harkis : nahdine bebek !

En Algérie entre 70 K et  100 K  d’entre eux furent exécutés, souvent avec sauvagerie (2 fois plus de morts qu’en 14, tout de même), mais le reportage qui n’en parle pas, fait ainsi bien pire que de nous montrer l’idéal d’indépendance qui commence « et qui ne remplit pas ses promesses ». Extraordinairement désagréable et signifiant.

Encore mieux, maintenant c’est Bariza Khiari, qui se plaint:  « la vie qu’ils ont vécu dans les camps est indigne. Mes parents ont fait des choix différents, certes mais c’est indigne de la république française ». Elle est binationale franco algérienne, absolument opposée aux statistiques d’origine. On se demande la manière dont son père, ou elle même d’ailleurs, doit cracher (nahdine mouq) sur la conception qu’il se font de la France. Tout exprime de sa part, un féroce ressentiment, issu ou non du beau parti dont elle n’a pas démissionné et qui fut « raciste » à son égard (elle évoque un souvenir bénin qui l’a marquée à vie). Elle assume donc le massacre des harkis et se plaint du sort que la France leur réserva; elle se plaint du PS raciste qui instrumentalisa la marche des beurs pour mieux les rejeter, les hiérarques qui organisèrent cette ignominie (Dray, Désir elle même) en touchant toujours les bénéfices au sommet de l’état. Prodigieusement désagréable.

Au passage, figure de l' »islam libéral » (qui a ri du terme ? ) Khiari a un dossier chargé chez Ikhwan info, son dernier exploit étant d’avoir participé à la fameuse pétition qui oubliait les victimes juives de l’hypercacher, on ne peut pas penser à tout.

Ensuite, un témoin crache  non pas le morceau, mais une variante d’i celui. C’est un exil, et l’exil n’est pas un choix, mais un destin. Les familles surnuméraires faméliques envoient un de leur enfants ailleurs charge à lui d’envoyer à manger. Si tu deviens Français, tu ne pourras pas devenir musulman, tu sera un traitre, voilà ce qu’on lui a dit, de plus. La première génération, les parents de ceux qui pour mieux partager l’histoire commune nous expliquent avec un sourire narquois qu’ils sont français de naissance… La franchise et l’affreux cynisme de cette description de ce destin là est saisissante et parfaitement déagréable.

On raconte alors bien l‘histoire de la guerre MNA/FLN puis du terrorisme FLN en France et de sa victoire totale (après les assassinats, en France, de tous les représentants de ce qui représenta longtemps l’immigration algérienne, le parti de Messali Hadj). Puis la trés brutale répression française, c’est « Elise ou la vraie vie » et Maurice Papon qui réprime la manifestation « absolument pacifique » du FLN… La nuance n’est pas de mise à ce sujet mais là il semble que le commentateur qui accentue avec exagération et exotisme le « r dur » du Ahmed  Benbella et qui fait une allusion mystérieuse aux enfants juifs déportés vingt ans avant se fasse ainsi prendre la main dans le sac: Papon n’a pas déporté que des enfants, voyons, les adultes aussi… Bref, ce mémoriel là, qui plus est signé, est extraordinairement désagréable. 

La conclusion déjà mentionnée est donc bien  l’esprit du message. Il y a bien tentative de reconstituer ce qui fonctionna splendidement (tu parles) dans l’Algérie coloniale: la soustraction à l’athéisme républicain de populations qui ne peuvent qu’être soumises à leurs lois du fait de leur « culture », de leur « histoire » ou de leur fierté mal placée.  C’est ce que fut le caïdat, et il ne fallait certes pas être islamophobe (c’est de là que vient le mot): déléguer aux indigènes à jamais enfermé dans la non citoyenneté le droit de vivre leur « culture » c’est avoir la paix doublement. D’où l’identification « musulman/arabe » vers laquelle se tourne maintenant en France l’immigration frustrée par son échec économique.

Rien d’utile là dedans, et rien d’agréable. Juste le divorce mémoriel et national d’un échec du mélange impossible entre des peuples qui semblent bien se détester mutuellement. J’espère que cela ne finira pas mal, mais pour l’instant ça ne le fait pas et tout le monde le dit et le voit.

Pour finir une remarque: la naïveté, la gentillesse et la bonne humeur, l’humanité et sincérité des organisateurs de la marche des beurs en 83 est patente dans le reportage. Je me souviens de « carte de séjour » et du sympathique Rachid Taha dont on se moque: comme les harkis, furent ils des « baisés de l’histoire » ?

C’est en gros ce qu’explique le « mémoriel » de ce documentaire. Il faut donc passer à une nouvelle étape, celle de la revendication dure qui appelle un chat un chat, et c’est eux qui en décident. Voilà donc comment s’occidentalise l’immigration.

Ensuite ce n’est pas une occidentalisation: les peuples qui migrent ont renoncé à s’occidentaliser, ils viennent vivre en Europe selon leurs lois. Ce mensonge ils se le sont fait à eux mêmes (le documentaire évoque en détails les illusions de retour qui ont tant marqué les premières générations) et aux autres, aux français républicains ensuite, dont ils veulent singer les libertés pour mieux défendre les leurs. Car c’est cela le mensonge: celui de l’assimilation (impossible d’évoquer la chose) mais aussi bien sur celui de l’intégration et aujourd’hui la revendication effrontée, au nom des « musulmans de France », de l’autonomie culturelle, la revendication prenant sous son ombrelle tout ce qui est taggé « afrique » animiste congolais compris, tout ça c’est le post colonial, qu’on a renommé « musulman », c’est ce qu’on nous explique.

On passera sur l’évocation de la guerre d’Algérie, qui ne concerne tout de même que la moitié de l’immigration maghrébine (les marocains qui revendiquent avec raison l’autre moitié des mosquées financées par un pays quasiment en guerre avec l’Algérie pendant toute la période,  ont tout de même droit de cité aussi, avec une autre histoire et un autre sentiment national, tout de même.

On passera aussi sur la guerre civile Algérienne des années 90, comparable à celle qu’ils continuent de reprocher à la France. Bref, il y a au sein même de l’immigration, toujours un problème spécifique avec l’Algérie.

Les chiffres: la guerre d’Algérie couta 300 000 morts à l’Algérie, et 30 000 militaires pour 5000 civils coté français. Il y eut 10 000 morts liés au conflit FLN/MNA et la décennie noire (91/2000) causa  100 000 morts.

On passera aussi sur les africains noirs, dont l’arrivée massive commence à se voir. Elle commença à partir de zéro dans les années 80 avec ce que n’aborde pas le documentaire, tu parles, et c’est l’expansion quantitative du phénomène.  Car depuis trente ans, il n’y a pas eu que le vieillissement gentillet des sympathiques jeune beurs qui écoutaient « carte de séjour ». Il y a eu l’arrivée à raison de 100 à 200 K par an ( 1 à 2 M tous les dix ans)  d’environ 3 à 6 Millions d’Africains en  France pendant les trente dernières années. En gros, le plus important apport de population étrangère de toute l’histoire du pays. La mise à disposition de statistiques « d’origine « dés l’année prochaine devrait donner  au peuple français une idée plus claire de ce qu’il en est, car il faut bien sur compter les descendants de toutes ces personnes.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Immigration_en_France

En gros: 20 à 30 % de la population aurait un parent né hors d’Europe. Ce sont donc les musulmans dont on nous parle. Quoiqu’on en dise ou en pense, il nous faut considérer la réalité.

Mon avis est qu’elle est gérable avec des politiques adaptées, mais qu’il y a des risques.