Les pathologies de la primaire

La première émission de Karine Lemarchand, encore toute fracassée et éborgnée des terribles raclées qu’elle reçu de l’immonde Lilian Thuram, il est vrai qu’elle perdit au tribunal, se trouve toute mutine et flirtante en charge c’était son idée, de tirer les vers du nez des candidats à la prochaine élection.

Cette première émission est un éloge du divorce et des problèmes psychiatriques dus au déficit d’image paternelle. Le Maire, Sarkozy, Le Pen, Montebourg n’ont pas de père, ou bien dans le cas de Le Maire un père haïssable, et pour Montebourg un grand père algérien de souche dont la photo en chèche et il en est fier illustre tout à fait l’amphigouri maniéré et frisé dont nous abruti le grand prétentieux, ministre, on s’en souvient du « redressement productif » pour notre honte et notre ruine.

On passera sur Le Maire, dont la masturbation dans sa baignoire, décrite dans ses livres et les fleurs pastels de son artiste de femme (sa video, on n’y comprends rien, la pauvre) ne sont là pour donner une épaisseur à son destin. Comme avec Montebourg, on ne perçoit que la prétention, et moi je la trouve exagérée voire insupportable. Le contentement avec lequel ils se font caresser par la très vicieuse hôtesse est surprenant: naïf et prétentieux, comme deux gamins vantards autistes, baladés par leur infirmière au jardin du luxembourg. Des gâteux qui bavent, Le Maire se permet même de pleurer, la spontanéité est la marque de la sincérité, ou de la connerie, c’est comme on veut. Surtout que les larmes évoquaient l’aimée, qui mis cinq ans, assistante parlementaire, à se désintéresser totalement de la politique.

Pour Sarkozy c’est différent. J’avoue ne pas avoir réalisé à ce point l’incroyable vulgarité du personnage. D’abord le résultat de la négociation avec Bernadette Chirac, qui le proclame le seul (sans doute mieux que son propre mari) à avoir « bien » parlé lors de la mort de sa fille. Cela couta un million à l’état français, les 3/4 de l’amende que Chirac du payer en 2011, une autre émission rappela le siège que Madame Chirac fit de Sarkzoy à cette époque, cela marcha. Elle renvoit ainsi l’ascenseur, le viol de sa fille par le fils héritier (mais elle ne fut déniaisée que politiquement ) et la trahison de son mari ne l’empêcha donc pas de le voir en secret, pendant toute la période 93 95 sans doute…

Car le petit caïd a la domination cruelle et les chaudron de courcel ont bien péréclité, ils ont manifestement un château à entretenir. La petite racaille vicieuse qui les tient encore veut toujours faire suer le burnous des blancs: malgré eux d’ailleurs (on le refuse à 80%) mais qu’importe, il y croit, c’est la marque de son « énergie ». Sa paternité heureuse, des femmes et des enfants partout, et une sentimentalité éclatante, enviable et heureuse affirmée avec le sourire est bien celle du rival de tous les hommes: il cocufia Jacques Martin mais aussi Donald Trump (et oui la balafrée, excisée sans doute, a couché avec tout le monde).

Une telle volonté de dominer les autres, non pas au nom d’un idéal, d’une croyance ou même d’une culture, mais du simple fait de l’absence d’un père qui ait pu le castrer convenablement en a fait une racaille pure, une haïssable petite plaie obsédée de lui même, menteuse et hâbleuse, persuadé que nier jusqu’au bout ses méfaits (une tricherie caractérisée à l’élection présidentielle) lui permettra de sauver sa gueule, la seule chose qui lui importe. Aveuglant et transparent, c’est bien ce qu’on voit à l’écran.

On passera sur Le Pen, qui est bien la bonne grosse bourgeoise manipulée qu’on savait. Grasse et vide, sans subtilité ni recul, elle dévide sa petite vie, elle aussi écrasée par l’absence de son père ou bien sa trop grande présence, en fait rien de  bien profond, sinon comme il est de mise dans ce type de famille, un gras héritage à préserver, les journaux nous ont déjà expliqué. Héritage qui dans ce cas, se partage entre celui de l’OAS, de la Waffen SS, et bien sur du cimentier qui rendit tout cela possible, sans oublier l’ami de Bousquet qui fit monter tout cela en neige.

Cette première salve de description rapprochée des intimités de l’ambition est évidemment consternante, on va voir la deuxième y a Fillon. J’ai peur…

P.S. Fillon s’en a assez bien sorti: il n’a pas arrêté de faire le malin devant Karine, lui montrant son drone, ses appareils photos, ses photos de montagne, ses souvenirs de Sarkozy qui eut peur en voiture avec lui, et en plus ses talents de cuisinier. Un régal, et il eut même le culot de montrer sa femme qui vanta sa force physique (il ne pleura pas) et une de ses filles qui parla du métier que selon son fils faisait son père premier ministre: réparateur d’ordinateur. Le seul faux pas fut cette salope de Karine qui lui conseilla de s’épiler les sourcils. Bon, le prix à payer.

Juppé fut lamentable, écroulé dans son canapé, sans accessoires, et poussé à parler de son époque volage entre divorces et affaires de la mairie de Paris. Sa condamnation tua ses parents en plus… On ne parla pas de son mysticisme, sinon en évoquant qu’il voulut être pape, enfant. Après Chirac, c’était mon tour, confia-t-il. C’est mon tour. Glaçant.

Les arguments de Fillon

Lors d’une émission récente (le 27 Octobre 2016) assez remarquable, ses fans, supporters et autres hypnotisés béats ignorant des sondages et des malédictions l’ont trouvé très bien. J’en suis.

D’abord, le visage, fripé par la campagne a me semble-t-il légèrement vieilli: les traits se creusent et surtout le regard, clairement, a pris le sombre et et le renfoncement de celui des éléphants, c’est le regard qu’avait De Gaulle. A la fois inquisiteur et méditatif, il est celui du souverain. Le calme et la chaleur du personnage, qui domine les situations de bout en bout est manifeste, naturel et expressif: il se confronte avec puissance et courage, le vrai, le frontal, le présidentiel. Pardon pour mon soutien à Mao, Staline et Kim il Jung, mais nous sommes en campagne, tout de même.

On le confronta: à un policier ennemi de ses réformes passées, à une lesbienne mère de famille non paritaire, adoption plénière plus PMA à l’étranger, à un leader guadeloupéen véhément qui le traita sans interruption de raciste et de criminel jusqu’à ce qu’on lui coupe le micro, à un journaliste économique qui voulu lui faire une clé au bras en élevant la voix pour lui faire avouer qu’il voulait baisser le pouvoir d’achat, et finalement à une comique troupière, qui évoquant les bougies que les bigotes s’enfilent, voulut conclure avec son ridicule chez les sikhs (la fameuse photo avec le bandana). Il conclut lui en évoquant avec calme et un brin de tristesse que l’importance des problèmes évoqués n’était pas à la hauteur de ce type de pratiques.

Les journalistes se regardaient en souriant: ils « compensaient » ainsi l’invité surprise, un juge anti terroriste (Marc Trévidic) qui approuva toute la tactique anti-terroriste de Fillon. Sauf le refus d’accueillir les retours de djihad. Car considérés déchus de leur nationalité suivant une loi issue du front populaire, le délit d’intelligence avec l’ennemi étant dans le code pénal, le juge le reconnut toutefois. La discussion porta alors sur les modalités: il faudra prévenir la Turquie que certains ne pourront être acceptés en France et ce ne seront pas les jeunes filles abusées, bien sur (autant le dire). Cela fera-t-il des clandestins ? Sans doute, mais la question des frontières est entière, et fait l’objet d’un autre débat.

Fillon alors, avec un culot inouï, demande conseil au juge. Dans un show médiatique où l’on ne cherche que le « buzz », où le dévoilement infâme est la seule chose poursuivie, s’amorce alors une discussion réfléchie et coopérative sur le destin de la France, à mille kilomètres des invectives, des véhémences et des leçons de morale. Eberlué, le journaliste alors demande si Trévidic sera ministre et le tout à coup rigolard Fillon lui répondit qu’il ne dira « rien du tout ».

Ce rire silencieux, regard profond et brillant de Fillon nous fut servi plusieurs fois et notamment face à la journaliste qui tentait de démontrer son coté « réactionnaire »: alors qu’elle formulait avec peine une question portant sur l’avortement, ou bien qui sait la sexualité hors mariage, le rigolard plissé l’interrompit par un « je vous vois venir de loin, madame » qui fit rire tout le monde. Il exprima alors quelque chose de subtil et profond qui dut séduire bien des gens: alors que la loi ne peut ni ne doit être mise en cause, il est possible d’avoir un jugement intérieur différent et de le manifester. Il parla ainsi en catholique, mais pas que.

Car c’est précisément la différence entre justice et morale, un concept qui fait défaut à tant de gens, et qui est la clé de la conscience de soi en société démocratique, en fait la condition fondamentale, sinon les choses seraient invivables, de l’assentiment collectif en démocratie.

Cela s’adresse à tous les sujets et conditionne la véritable attitude face au monde, et la nature de l’exigence morale face à la réalité des problèmes posés par le réel. Oui, l’école syrienne bombardée fut un crime, et les chrétiens d’orient bombardés dans le silence médiatique ? Qui commande les indignations ? Oui il faut considérer les demandes d’asile, non il ne faut pas abolir les frontières.

Non le droit à l’avortement n’est pas « fondamental », bien qu’il soit un droit, et il n’est pas punissable de critiquer son exercice, ou du moins de ne pas l’admettre pour soi. Non il n’est pas anormal de dire que soi même, on ne se présenterait pas à une élection si l’on était mis en examen. Il le réaffirme d’ailleurs et précisément dans ces termes.

Présenter un argument construit, différenciant sentiment intérieur et loi publique, et donc exprimant la liberté personnelle fondamentale du citoyen face à l’état et au social, est ce que cet homme se permet calmement d’affirmer, dans les pires conditions médiatiques et sous le feu de ses ennemis. Fillon est un très grand communicant, et clairement, la concurrence n’est pas à la hauteur.

Toutes les concurrences, d’ailleurs, car c’est l’aporie de la position « de gauche » qui se trouve ainsi rendue manifeste: la relation de la morale et du réel, au coeur de la réflexion du citoyen moderne, balloté entre l’idéalisme utopique hors du monde et le cynisme méprisant toute morale. LE débat du politique, le noeud du débat. Il y est, il a la main dessus. Et il donne une clé, LA clé: le raisonnement juste et sain de la maitrise du monde, assumé avec courage et sans faux fuyant, c’est ce qui a toujours fait la grandeur des hommes et des pays. Il l’a.

Est ce cela la démonstration qu’il est « réactionnaire » et donc en désaccord avec le réel, et donc incapable de le contrôler en se faisant élire, ce qui suppose nécessairement d’être en phase avec le peuple et l’époque ? Ce fut l’enjeu du débat, et la stratégie des journalistes, et clairement à son avantage  !

Sa réforme économique serait-elle, elle aussi, en déphasage avec la société ? Reconnue pourtant nécessaire par l’opinion, la baisse des dépenses publiques est l’objectif essentiel de son projet, et il annonce qu’elle ne sera possible que si on fait travailler 39 heures les fonctionnaires. Seul à proposer cela, et seul, il l’affirme, capable donc de réaliser l’objectif. Courageusement, et frontalement il met en avant une durée supplémentaire du travail, compensée par l’espoir de meilleures carrières.

On chercha à lui faire dire qu’il voulait baisser le pouvoir d’achat, il réussit à glisser que c’était pour créer des emplois.

On chercha alors à lui faire « avouer » sa « méchanceté » et il se rebiffa. Le fit-il avec une meilleure efficacité que les autres, ce type d’échange, quasiment standardisé par les journaliste « professionnels » de l’époque, étant une constante ? Le fait est qu’il ne fut véhément que là et se permit alors des remarques contre le « médiatique », le journaliste économique au crâne rasé bien véhément lui même apparaissant singulièrement déphasé, à contre emploi, lui le libéral « scientifique » de d’habitude.

Ses arguments « prédictifs » contre les sondages furent les moins convaincants (pardon). Toute la sphère médiatique se refuse à les accepter, et se contente de le caractériser comme celui qui ne s’y soumet pas  (aux sondages). Le fait qu’il est bien tard, il faut le dire et l’égalité avec Le Maire dans ce domaine terriblement humiliante. Il n’en a cure, il continue d’avancer et sa supériorité personnelle et politique est patente, mais cela ne suffit pas: les singes méprisent les lions endormis. Ah si il pouvait prouver qu’il avait raison !

Sa légitimité serait alors quasiment divine ! Il aurait été élu par un miracle !

Confronté à Juppé, il ferait des étincelles, et on va voir (hélas, hélas) un Sarkozy (les sondages l’annoncent) se présenter avec hystérie pour nous donner à coup sur un centriste! Alors que la droite libérale et conservatrice avait un boulevard pour réformer massivement la France et la remettre sur les rails. Quelle tristesse !

Reconnu fiable calme et non sectaire, porteur d’un projet soutenu (hélas du bout des  lèvres) par tous les libéraux lucides français, il doit maintenant, dans la dernière ligne droite, absolument casser la baraque.

Mon avis est que quand on est en bout de course et qu’on a déjà été bien trop gentil, il faut maintenant frapper et tuer. Le parti « les républicains » qu’il a épargné en 2012, est conduit par un menteur corrompu qui bloque de par son hystérie droitière la nécessaire réforme du pays.  Cette chose doit être brisée et son leader abattu. Car il n’est pas possible de choisir la place de De Gaulle entre un repris de justice et un tricheur à l’élection présidentielle. Ce débat là est dangereux et sera exploité par tout ce que la société politique compte de pourriture! Au point peut être d’amorcer, il suffit que les taux se tendent, la violence qui doit arriver inéluctablement si la situation n’est pas maitrisée.

Aussi bien coté Juppé que des autres cotés et en particulier chez Le Maire, il faut que l’électorat de la primaire réalise la gravité de la situation: le futur pouvoir centriste ne tiendra pas et la France, confrontée à des vagues menaçantes qui arrivent vers nous à toute vitesse, est en danger. Empoulé Carmignola ? Tu parles ! Inquiet et partisan !

 

P.S. Fillon progresse et se trouve clairement le 3ème homme à l’heure actuelle d’après les sondeurs eux mêmes. Il peut au moins en principe s’imposer et ses prestations excellentes, pourraient faire la différence prochainement. Allez Fillon !

Les hommes de gauche

Chez Ruquier, le 15 Octobre 2016, on a Davet et Lhomme les deux investigateurs et aussi le très brillant Luchini, hilare.

On voit donc les journalistes à l’origine de la terrible bronca qui agite la gauche toute entière à l’encontre de son chef, auteur de confidences qui seraient choquantes. Ils sont de gauche et content d’eux. Et puis, ils le disent, ils mettent en avant la richesse psychologique et le mot est utilisé, l' »épaisseur » du personnage, qui se dévoile finalement, à condition d’en lire les 700 pages, du livre.

Leur sourire, leur assurance, sont stupéfiantes et paradoxales, mais pas tant que cela, ils ont réussi pensent ils, l’improbable, voire l’impossible, c’est à dire un hagiographie qui ne soit pas de connivence, et c’est là la clé du mystère.

Dans un premier temps, l’homme de gauche est habité par une mystique irrésoluble, manifestée par le fait que toute tentative, au demeurant nécessaire, de réalisation de l’utopie ne peut qu’échouer. Par conséquent dans un second temps, l’expression de cet échec est un gage d’appartenance et la marque de l’adhésion, elle même soumise à la loi de l’échec, qui devient donc la seule réussite possible, mais cette fois habitée par la mystique. On a parlé de masochisme, c’est bien cela, en tout cas c’est sombre, très sombre. C’est ce qui est à l’oeuvre en ce moment pour mener le combat.

Venons en à la guerre, le lieu de l’affrontement, celui du politique, et c’est bien de cela que l’on parle. Car la mystique de la gauche n’est pas une poésie, mais un combat à mort, d’où d’ailleurs les terribles abimes que l’on doit côtoyer.

Qui dit guerre dit bunker, le lieu souterrain ou Hitler et Allende se cachèrent avec leur moustaches étrangement semblables (pas mal le point godwin en forme de quenelle, non?). Ne régnaient là que l’absurde, le promis déraisonnable et assumé à la mort et à l’oubli. Dans cet atmosphère puante et filandreuse, il n’y a pas d’objet, que des intentions: ils en parlent d’ailleurs, le politique n’est que combat, c’est à dire relation de domination calculée, capacité à jouer son rôle hors de tout objet, de toute intention ou de tout but qui ne soit pas la confrontation avec un rival méprisé sardoniquement.

Le voilà donc le combat contre Sarkozy, celui qui a besoin de Sarkozy à tout prix, celui qui donc fait abattre Fillon en transmettant des confidences au deuxième degré.

Le problème est que l’échec nécessaire à cette jouissance est bien là, à la fois cause et but de ces attitudes. Partout ruines, désolations, chômage, déclin, sentiment d’abandon et absurdes nécessités, on en rajoute même en défaisant ce qu’on a défait, les communistes votant un amendement voté avec la loi macron (lui c’est sur il n’est pas de gauche dit l’un des journalistes), elle même sensée réparer des errements initiaux… Cela s’appelle la gauche, engagée maintenant dans un combat crépusculaire d’auto-dévoration, la médiocrité absolue de son pouvoir étant gage de son absolue éternité.

Revenons à Hitler et à l’antisémitisme. La détestation du même dans la figure de l’autre, le juif, le « sioniste », l’équivalent de nous même qui veut notre mort et que nous devons soupçonner sous peine de mourir, que dis-je, de perdre notre essence et au coeur de cette folie, c’est ma thèse. Non pas que le clivage droite gauche soit l’antisémitisme, mais que le mécanisme de la haine absolue de l’autre de droite et d’ailleurs donc de l’autre de gauche, mais on en reparlera, EST cette haine là.

Car elle est là: le père de Hollande était d’extrême droite, et tout le monde s’en exclame, il a du vivre cette horreur là! (tiens, tiens, on le soupçonne et on l’excuse, voire on explique). On a donc bien le refus de l’être de l’autre, l’homme de gauche, on y vient ayant malgré tout fait des choses « de gauche ». Par exemple le CPA. Bien sur de gauche, la chose, une absurdité sans nom à l’écart du monde que rejettent les entreprises, en charge de la prospérité et qu’on assassine au nom de la gauche. Il s’agit d’une signe, d’un sacrifice humain inutile et de gauche qu’on agite avec l’échec pour marquer son appartenance au camp du bien.

Les hommes de gauche se caressent entre eux et hochent la tête, l’un des journalistes, la face avant serrée comme dans un étau, fronce le nez (c’est difficile à faire) et sourit tel le chacal, tristement.L’évocation des confidences faite par ruquier est terrible: regrettant la présence des roms, Hollande s’attire dans le texte du livre, de la part des journalistes, le reproche de n’être que la face cachée de Valls (on sait que la question des roms fut à l’origine de la rupture de Duflot et de Valls) alors, que, on le reproche aux journalistes, ceux ci ne disent rien du soutien au refus du peuple concernant les migrants, attitude d’extrême droite dit Yann Moix. Le dégueuli se mêle à la morve et à la chiasse: je veux voir tous ces hommes mourants sous mon démonte pneu. Reprenons nous.

L’épaisseur de Hollande est donc celle d’un président, c’est ce qu’on retiendra de la chose: confronté au réel de l’ère moderne soumis aux média, il va chercher l’impopularité au fond des chiottes pour mieux se mettre en avant, c’est l’époque des média connectés qui veut ça et sa sincérité est entière, il n’y a que la politique qui l’intéresse, rien de toute espèce de lumière qu’on peut trouver vers le haut (dit Luccini). Et puis quoi ? Le mépris de la justice est bien de gauche, et le mépris des migrants ? La jouissance des contradictions et des mensonges, pour mieux assurer, au nom de la « neutralité » (ils la bafouent bien sur mais cela en fait partie) la victoire du camp du bien est complète, on arrête là, bonsoir.

Ces deux hommes ont fait que je ne lirais plus jamais le journal « Le Monde », lieu où se livrent ces turpitudes morales et politiques là. Il y a aussi les autres, Libération, et bien sur l’Obs, où fut publié une tentative de contre (avec) feu: « je suis prêt » disait il. Et le même jour, l’ex, la blonde publiait le SMS des « sans dents »… Tout cela doit disparaitre à jamais.

Que ferons nous quand ils seront suppliciés et violentés par bien pire que nous ? Rien: on en rira, c’est bien fait dira-t-on.

Revenons en donc à ma détestation, et Luchini a bien lu du Céline en public: elle est partiellement celle des années trente quand on refusait absolument justement, non pas « la gauche », mais « les juifs ». A l’époque, la gueuse, la république ne se différenciait de la France que par, justement, ces juifs là, qui avaient corrompu l’essence virile du social. C’était cela le juif: le socialisme qui n’était tel que parce que acharné à la destruction, non pas de l’industrie française (on la détestait autant que le faisait la gauche), mais de l’esprit rural français, de sa pudeur, de son essence. Il était « hors sol », internationalisé, à la fois communiste et capitaliste et on ne le supportait pas. La figure même du libéral de droite que la gauche a construit et combat dans tous ses médias. Celui qui justifie son combat absurde et déshonorant. L’idéal antisémite, absurde, vain, sans causes justifie tous les abaissements, toutes les ruines, et c’est bien celui là qui en oeuvre. (Que voilà un beau renversement sur le dos: ma détestation est la leur en fait).

Quand est il donc de ma haine? Et bien elle n’est pas celle que je semble concevoir, avec mon démonte pneu. Elle n’est en fait que tristesse et accablement.  L’expression de la mort violente, disons le, nazie, que je semble souhaiter à ces gens est à la hauteur de LEUR abaissement (belle figure).  Cette haine n’est qu’un miroir en fait: celle dont ils ne rendent même pas compte qu’elle est la leur, et envers ma tristesse en plus: bien plus impitoyable et inhumaine.

Pauvres gens: bien sur qu’on les plaindra quand ils seront déchirés par le mal dont ils vivent et qu’il suscitent. On ira même les en défendre, et on ne les grondera même pas de l’avoir causé. Ils ne sont que des enfants malades, incapables et vicieux, mais il faut bien faire semblant de les considérer comme des égaux.  Ils ont des papiers, eux.

Et puis le temps, et la neige recouvrira les cadavres et les souffrances et on ne s’empêchera pas de recommencer, et c’est pour bientôt. Cela s’appelle le socialisme, cela fut inventé en France, et c’est horrible.

 

Un homme de gauche

François Hollande est sans doute, contre toute attente un homme de gauche. Il en a les caractéristiques, les qualités, l’esprit, la prestance. Cela est indubitable. Sur tout un tas de critères, il tombe pile dans les cases, comme on dit.

La première chose est son adéquation à la vie moderne et à sa sentimentalité sexuelle qui fait toujours joindre l’utile à l’agréable, à gauche: conjoint de ministre, de journaliste, d’actrice, il a toujours vécu dans le luxe de celui qui dispose des femelles dominantes du milieu qu’il dirige. Car  l’homme de gauche doit susciter l’adhésion, et la meilleure des adhésions est celle des femmes de l’entourage qui imposent le respect tout en donnant le plaisir. Leur rôle double, d’amante et de professionnelle dans un milieu qui norme, encourage et soutient la même personne est gage de l’aspect progressiste de la pratique, de son caractère « de gauche »: toute la vie est concernée par l’engagement suprême, on n’est pas à droite, nous, on a la respectabilité et plus que ça, un rôle à jouer, que dis je, deux rôles.

La chose est assez fréquente: la femme de Fabius fut celle de Baylet, Strauss Kahn n’en parlons pas, sa célèbre journaliste de femme fut bien sur triplement engagée, en comptant aussi, Hillary Clinton, en fut, les soins dépensés en soutient des dépravations, cause oblige. Mitterand consacra la moitié de sa vie politique à cacher la personne de ses soins, y compris la batarde cachée discrètement à mes frais, la transparence n’atteint pas ces pratiques. Michel Sapin épousa récemment une journaliste, qui plus est des échos, et on entendit même parler de crépage de chignons entre journalistes maitresses des deux amis…

Tous beaux gosses les dirigeants trotskistes maintenant vieillissants gardent de la séduction qui fit leur fortune, et je ne connais rien de leur vie privée. On sait celle de Montebourg, depuis l’aristo qu’il séduisit pour être élu naguère, jusqu’aux improbables couples avec une journaliste qui le critiqua  puis avec une ministre elle même assez libre. Un homme de gauche aussi.

La seconde chose est le mépris. L’homme de gauche est, bien plus que l’homme de droite, méprisant. Dépositaire de la cause, et ce d’autant plus qu’il en dirige les bras armés et disants, il dispose de l’arme suprême qui consiste à exprimer publiquement ce qui justifie l’engagement et l’assurance de disposer de la vérité morale: le mépris infini pour les salauds ou les non humains qui s’opposent à cette morale là. On y compte bien sur la justice, c’est la révélation récente qui le montre, mais cela va bien au delà: tenu informé pendant toute la période des décisions et des rôles des uns et des autres, sans doute en position de contrôler certaines actions, Christiane Taubira eut bien des velléités de nominations et disposait des fameuses écoutes, on l’a vu, il pesa à travers les journalistes sur ce qui était rendu public et exerça bien sur ce qu’il put sur les choses. Son secrétaire général convaincu pourtant de diffamation ne fut pas considéré par la justice comme incapable, ouf. Son mépris pour lui doit atteindre des sommets: Macron était son homme, quel succès… Sans parler de celui qu’il éprouve pour les footballeurs des cités, et en général tous les pauvres surtout ceux qui n’ont pas les moyens de faire jouer la sécu pour se faire repousser les dents. Passant plus de temps avec les journalistes qu’avec ses ministres, passionné par la communication en privé qui le rend si puissant (tu parles), il se fait maintenant mépriser par eux: qu’il aient couché avec lui ou non, ils ne font maintenant que révéler l’insondable abaissement auquel il se livre en permanence. Pour son plaisir apparemment.

Mais il y a plus: la justice est pour un homme de gauche à la fois toute puissante pour punir les pauvres et toute faible pour se coucher devant les puissants. Redoutable et lâche, elle est méprisable par essence, et bien sur, la gauche est ce qui s’en abstrait. Ecoutes brandies que l’on nie connaitre, prisons dont on nie l’utilité, ennemis de la France qu’on tente de réhabiliter par la psychologie, volonté de mettre le chef de la Russie devant un tribunal international, manipulation irraisonnée de la constitution pour lier son adversaire politique en face de l’ennemi, on est dans la confusion liée à l’absence de considération pour ce qui pourrait de manière indépendante décider d’un droit qui ne soit pas moral ou soumis à l’arbitraire de la décision « politique », c’est à dire arbitraire et en sa possession. Encore que son plaisir soit redoublé quand ce désir de possession se trouve contredit, en particulier par une humiliation publique: là il est (le plaisir) encore plus fort.

Le manque de respect s’étend bien sur à l’économique. Pouvant en principe, c’est un comble, s’opposer aux nécessités de la volonté morale issue d’une claire conception du monde, celui ci doit aussi se plier à la volonté bonne. Il sera brisé, tordu, et présenté sous la forme qu’il faut. Chômage en hausse qu’on inverse, croissance nécessaire que l’on annonce dans l’épaisseur de son trait, imposition que l’on augmente partout proclamée en forte baisse, fonctionnaires que l’on refuse de diminuer dans les domaines évidemment nécessaires embauchés massivement partout ailleurs, jeunes abandonnés sans éducation ni apprentissage (que l’on diminue) que l’on fait jardiniers municipaux sans obligation de présence à condition qu’ils soient issus de l’immigration, mise en formation d’agence entières de pôle emplois, du moins ceux qui ne sont pas radiés, comptés dans la baisse du chômage due à la bonne gestion.

On affirmera la maitrise des comptes de la sécurité sociale, après différents transferts et manipulation dénoncées par tous, à la hauteur des incroyables enfumages qui président à l’annonce d’un budget en équilibre que toutes les cours des comptes proclament insincère. La campagne électorale commence avec l’annonce à l’avance par le président de la commission des finances de l’assemblée d’un déséquilibre des comptes l’année de l’élection tout à fait excessif et sans commune mesure avec ce qu’annonce le gouvernement en place. Est ce la même république ? Est ce la même raison qui préside aux comptes de la nation ? Nous avons affaire à des hommes de gauche, et le copain de régiment du président en est aussi. En 1993, Michel Sapin, le même, présenta un budget bâti sur une prévision de croissance de 2,6 %. C’était avant de partir, et la croissance fut de zéro. L’homme de gauche est optimiste et voit toujours la vie en rose.

Michel Sapin fut condamné à restituer en septembre 2016 un trop perçu de la mairie d’Argenton sur Creuse (100 K Euros tout de même votés par la mairie pour compenser un manque à gagner que l’on s’était attribué un peu vite).  La presse régionale en parla, pas l’autre. Il bénéficia d’un non lieu dans une sinistre affaire de rachat ordonnée par l’état d’une perte importante (plusieurs milliards de Francs).

On a décrit ici le mépris pour ses alliés et complices, tous ceux qu’il nomme en les humiliant à des charges grotesques pour mieux les tromper et les capter. Ce mépris s’étend on l’a vu à bien d’autres domaines et il caractérise le dominant de gauche.

On voudra aussi décrire celui qu’il voue à ses adversaires politiques: au Fillon qui vint lui demander (d’après le forcément intime ex ministre qui est son conseiller) d’influencer Taubira, et bien sur au Sarkozy qu’il accabla de sa moralité dans une longue série de prétentions qu’il viola toutes.

Mais on a aussi décrit dans d’autres textes que ce mépris à s’étend à bien plus: à lui même.

Car François Hollande doit supporter et cela l’identifiera à ce que l’on doit appeler maintenant le type anthropologique de l’homme de gauche, le mépris masochiste pervers qu’on voue à sa propre personne. Ce mépris là il s’en punit publiquement et en tire sans doute les infinies jouissances qu’amène l’absolue sureté du mépris souverain de tous à l’égard de sa propre personne, enfin exceptionnelle. Non pas le caractère du « perdant », qui aurait le mérite de se soumettre à une destinée, non, mais la volonté couronnée de succès de se détruire moralement devant le monde rassemblé: l’homme public porté au maximum de la honte et donc de la puissance, voilà sa vie, toute entière consacrée à la politique du moins cette idée là, celle qu’il s’en fait.

On avait vu en 2002, le sommet de sa carrière de premier secrétaire du parti socialiste, consacré à éviter un second tour à son candidat à la présidentielle. Sommet redoublé en 2005 par un vote contraire au sien de la moitié de son parti, gage d’un non retentissant à l’Europe.  Il fallait se méfier de cet homme, qui consacra la victoire à la primaire, puis la défaite à la présidentielle de la mère de ses enfants, il vivait à l’époque à l’insu de tous avec une journaliste connue. Mais cela n’était que véniel: le masochisme profond, l’amour de la défaite se devait d’aller bien plus haut. Nous y sommes. Tout fut fait, la pluie, les hésitations sous les yeux de Merkel, qu’il provoqua (évoqua sa défaite à une élection, et perdit tout crédit peu après), et tout le reste. La loi sur la déchéance de nationalité, négociée avec son ennemi intime, qu’il ordonna à son premier ministre de défendre de toutes ses forces et qui fut abandonnée en public faute de parlement, et puis le scooter, ah le scooter. Pris sur le fait rue du Cirque, en plus… Le mensonge « cru » de son ministre du Budget fut aussi à noter, l’ex chirurgien capillaire, dont il fut sans doute débiteur, sans parler du coiffeur hors de prix à temps plein, le cheveu rare sur le front étant une constante historique du personnage, marqué à vie par cette affreuse calvitie affreusement rattrapée, surtout quand il pleut, on ne se refait pas.

On parle de mépris, et il y eut une exception, mais qui fut fait au bénéfice de son masochisme: la trahison de Macron qu’il nia au delà du possible jusqu’à l’offense finale qu’il du boire avec délice: c’était ce qu’il voulait.

Une telle somme de déboires, d’humiliations insensées, de hontes aussi abominables peut elle porter atteinte à l’image du président de la république française ?  Non, à moins que nu agenouillé dans la boue, on ne lui coupe les oreilles à la télévision et qu’on le massacre à coups de fouet. Il jouirait enfin. Ne lui donnons pas ce plaisir là. Evoquons le.

L’homme est un masochiste au sens strict. Il jouit de sa déchéance, c’est sa sexualité à lui et on peut effectivement lui reprocher d’en faire l’unique guide de toute sa vie, celle du vrai chef, celui de tous les hommes de gauche qu’il plonge ainsi dans la même glaire ignoble, celle que l’on devinait être bien cela et dont on n’arrivait pas à se convaincre que c’était bien ça. Ca l’était.

Les discours de Fillon

François Fillon ne dit pas tout le temps la même chose: son discours, varié, reprend régulièrement, je dirais évidemment, les mêmes thèmes, mais les présente sous des formes diverses avec des subtilités étonnantes. Ca et là, on observe la force de ses arguments, qui associent subtilement toujours deux aspects.

Par exemple, la suppression de la durée légale du travail: elle changera la vie de bien des gens, mais surtout, elle va inaugurer un dialogue social qui changera en profondeur le fonctionnement des entreprises, que dis je il va créer un nouveau dialogue social ou en tout cas l’occasion d’icelui.

L’agriculture: on va supprimer toutes les normes environnementales qui ne sont pas celles adoptées par l’Europe. Quelles aides peut on accorder à un secteur en difficulté ? Lui retirer ce qu’on lui demande à tort et qui l’étouffe, à rebours d’un assistanat à la fois immoral et ruineux.

Sur les deux thèmes, on a une conception du libéralisme qui n’est pas celle de la baisse de l’impôt ou de l’identification à une soit disant nécessaire cruauté du monde « libre ». Elle est celle de la conception stricte de la liberté: la levée des contraintes inutiles et la capacité des acteurs, en bas de l’échelle, de se déterminer eux mêmes.

Cela s’applique à l’éducation: irréformable le système est trop centralisé et ne peut changer que par le bas: il faut donner de l’autonomie et laisser les équipes éducatives se déterminer.  Comme cela parait simple ! Bien sur cela s’applique aux universités, d’autant plus. Sauf la tenue unique, réservée à l’école primaire, et sans doute pas, il est trop libéral pour ça, au voile à l’université.

Pour l’apprentissage, proposition dont la force met en lumière ce qui constituera un changement extrêmement important dans la société française: séparé de l’éducation nationale, le système de l’alternance travail étude, remis aux régions est en fait une révolution. Qu’il devienne l’aspect central de l’éducation et l’axe principal de l’adaptation de la société au monde futur.  On n’est plus dans une réforme sur ces trois points: on est dans une transformation. Ce qu’il dit.

Sur le déficit et la dette: on ne pourra commencer à faire baisser qu’à la fin du quinquennat à venir, et le déficit 2017 qu’il faut non pas « proposer », mais constater et il sera de 4,7%, sera celui des décisions prises aujourd’hui ! L’inversion de la courbe de la dette va prendre du temps, et on lui reproche d’être excessif , ou bien au contraire laxiste ?

Aux questions sur la pauvreté, des jeunes, des vieux, des usines, il répond toujours la même chose: on va changer un système qui fonctionne mal plutôt que faire une charité ruineuse aux victimes des politiques passées. Parle-t-il de mesures particulières, de solutions « généreuses » ? Non. Il va mettre en place l’organisation qui résoudra ces problèmes, comme l’on fait les pays voisins, voilà la subtilité, elle est grande pour des français.

Trois arguments voisins et en apparence contradictoires mais assez puissants et dans cet esprit: les petites retraites ? Il faut passer toute les retraites à 65 ans pour les payer. Les régimes sociaux à améliorer ? On mettra dans la constitution le principe de leur égalité. La possibilité de changements soudains ? Mitterand y est bien arrivé, lui , tout comme De Gaullle, le libéral de 1958.

Une reprise de la discussion avec Alain Juppé: la fameuse théorie de la goutte d’eau qui permet de ne pas aller « trop loin » peut être présentée comme un signal de la défaillance possible et donc comme ce qui permettra aux adversaires de s’opposer. Elle est le signe de la possibilité de l’échec. La radicalité des propositions est donc, est c’est là la subtilité de la chose, une condition de réussite. En parlant de radicalité, une autre version de l’argument, qui mentionne le Front National: la preuve qu’il faut être radical est qu’il y a ce score important pour un parti radical : il y a du radical dans l’air !

L’Europe ? Une chose à faire: harmoniser les fiscalités des entreprises. Cela peut être fait entre chefs de gouvernement, à l’écart de la commission européenne. En cinq ans voilà l’objectif. Bien mieux qu’un nouveau traité, qui ne peut être envisagé pour des raisons évidentes… Serait ce une application du principe des acteurs qui s’arrangent entre eux?

Pour ce qui concerne l’Euro il doit être un outil de souveraineté face au dollar et au yuan. c’est un opposant au traité de Maastricht qui le dit. Utiliser le dollar a un cout: les amendes à payer quand on désobéit à son possesseur. Et bien vive l’Euro !

Le monde? Il vit une menace mondiale qui est un totalitarisme qu’il faut combattre. Car, il a le culot de le dire ce n’est pas le terrorisme qui nous menace, mais cette ennemi, là, qui est étranger. Pour le combattre, il faut chercher des alliés même peu recommandables et pour protéger le pays, il suffit d’appliquer la loi, par exemple celle qui concerne l’intelligence avec l’ennemi, trente ans de prison. Ceux qui combattent avec l’ennemi, et bien il cessent d’être français. C’est dans les lois. Là encore, guerre et lois s’articulent. Il suffit de vouloir, c’est un comble, appliquer la loi.

La laïcité ? Elle concerne l’islam, en fait une partie de celui-ci, qui se fait dominer par un intégrisme à combattre. Là encore: on fera pour l’islam ce qu’on a fait pour le catholicisme. Et il ne s’agit pas de lutter contre les religions en général, seulement contre le dévoiement de l’une d’entre elles. Ce retournement de l’argument qui permet sans inconvénient de vouloir dissoudre les associations se réclamant du salafisme et il le répète, des frères musulmans est évidemment efficace. Comment s’en priver ?

En tout cas, et cela s’articule avec le redressement de la France: l’Europe ne pourra fonctionner que si la France est elle même en état de le faire. Ici encore, autonomie, logique et cohérence sont à l’oeuvre. Fillon finalement, c’est un jardin, un jardin à la Française.

Quelques slogans sobres et très vaguement humoristique:

« Pour restaurer l’autorité de l’Etat, il faut changer de président de la République.  »

« Le service militaire ? Faut il attendre 18 ans pour apprendre la discipline? «