Les me(r)dias

Il faut bien le dire, même ralentis, les merdias continuent de se tortiller. Aux US et en France. Pour les US, il faut un Trump en pleine forme, qui entame son face à face avec une presse déchaînée qui continue encore et encore à vouloir imposer sa méthode, la même que partout et qui se voit, et qui se sent et qu’on ne supporte plus. Enfin que JE ne supporte plus et cela peut s’expliquer.

L’affaire Flynn: le conseiller à la sécurité du président démissionne: affaire scandaleuse s’il en est, il est confronté à la révélation par le FBI auprès de journaux de conversations téléphoniques avec l’ambassadeur russe mentionnant un éventuel allègement des sanctions envers la Russie après l’élection. D’abord niée, la teneur de ces conversations est considérée comme un mensonge au vice président, et le conseiller forcé de démissionner. Les sanctions envers la Russie sont un aspect particulièrement stupide de la politique d’Obama, les conversations sont anodines, et toute la polémique porte sur la soit disant intervention de la Russie qui aurait fait perdre Clinton, due à une soit disant collusion de Trump avec les russes. N’importe quoi. Alors qu’elle, Clinton, est objectivement responsable, de la fuite de milliers de mail gérés avec la dernière imprudence. Rendus folles par une défaite qu’elles refusent, les gauches américaines pètent les plombs.

La presse démocrate accuse donc Trump de racisme, d’antisémitisme, et de collusion avec la Russie. Par un lynchage médiatique caractérisé pendant l’installation du nouveau président, elle attaque tout azimuts sur rien, sur le symbole potentiel d’une collusion, sur un principe moral, mieux, et c’est là où je veux en venir, sur la confirmation indicielle de l’amoralité de la victime. Trump est mauvais et vicieux: regardez son ongle rongé: il est le signe objectif, la preuve et la marque de sa culpabilité. L’ongle  EST le crime et doit être puni.

Ce deuxième degré dans l’accusation, le petit rien qui déclanche l’hystérie du lynchage, les hurlements et le déchaînement de la foule toute entière rassemblée pour arracher un morceau de chair à la victime est la marque précise de la folie médiatique support et proie de l’horreur sacrificelle qui EST le lynchage. Particulièrement en pointe dans ce domaine, cela fut pratiqué jusque dans les années trente aux US, la société américaine pratique le lynchage comme un phénomène social, une activité, un sport, une pratique et un défoulement.

Quand il se déclenche, rien ne peut l’arrêter, sinon la dernière violence, mais celle là tournée contre la foule. Il faut des canons chargés à la mitraille et des milliers de morts pour la calmer. Quand la foule se retire laissant les corps sanglants des plus furieux de ses assassins, elle est enfin repue de ce qu’elle voulait: du sang, n’importe quel sang. Car l’injustice dont elle se repait est ce qu’elle cherche, ce qu’elle veut provoquer. Un seul, la victime expiatoire, ou bien une partie du peuple ? On laissera la victime unique, c’est moins cher…

Passons à la France. Le futile de l’accusation qui déclenche la folie collective est le ressentiment contre le reproche que l’on fait depuis toujours en silence: la haine de la gauche contre sa propre impuissance, contre sa propre déchéance. On se jette alors sur celui qui représente le reproche, celui qui pourrait par sa victoire le manifester dans toute son ampleur. Et « en plus », il nous donnait des leçons de morale ! Le caractère du symptôme futile est encore renforcé par cette remarque, élément caractéristique de la folie violente, ultime renforcement de l’autorisation que l’on se fait à soi même d’aller aussi prélever le morceau de viande sur la victime vivante. Triplement coupable, le mauvais qui prétendait ne pas l’être…

Qui se laisse aller à la chose? D’abord l’électorat qui a mis au sommet de l’Etat un petit menteur faiblard, pourtant sanctifié par vingt ans de magouilles dans le petit milieu socialiste. Dégouté au bout d’un mois du monsieur qui conjugua immédiatement des vacances ridicules et une soumission instantanée à l’Allemagne qu’il avait défié, il déchire lentement depuis cinq ans son bouc émissaire. Au moment d’en changer, littéralement privée de dessert par l’abandon final de son souffre douleur, elle se trouve perdue: de qui cela pourrait il être le tour ?

C’est alors que se conjugue ce qui finalement devait confusément être le plan depuis longtemps: la divulgation du privé. Ingrédient fondamental du vrai journalisme, la communication par le laisser voir l’intime, seule rapport au réel de la représentation publique se manifesta à rebours des envies pendant tout le quinquennat. Il faut dire que géré quasi volontairement, le masochisme de Hollande ayant là peut être une origine, la lamentable exposition publique de toutes les humiliations possibles submergea littéralement un journalisme pourtant entièrement acquis à la gauche et ennemi mortel du bling bling sarkozyste. Depuis la maitresse trompée qui se venge jusqu’aux secrets défenses exposés, on assista à une stratégie de communication destinée à éviter le supplice: la victime était déjà démembrée, c’est ça le vrai masochisme: une conjuration de l’inévitable.

Cela a marché: sa popularité en hausse, le lémure donne des leçons d’exemplarité (sans cela l’autorité n’est pas possible nous dit il) et commande le jour même l’annonce non pas de la fin du supplice, mais celle de la poursuite sans raison de celui ci. Obéissante et télécommandée la procuresse , qu’il a nommé pour que Cahuzac soit oublié plus vite, parle de « fondement de la démocratie ». La jouissance du monsieur ce jeudi là fut intense.

Le privé du donneur de leçons révélé dans toute sa saleté: famille bourgeoise et argent, tout ce qu’on jalouse et veut détruire. Cela est le fait de celui qui précisément donna tout à ce thème sous la forme contraire: femme rivale, enfants associés à sa propagande, maitresse ennemie, deuxième maitresse quasi ministre

Vexé et sans nourriture le journalisme doit maintenant passer à la « critique » de la droite. Constitué d’analystes de football et de sondeurs, sans parler des demi sels mal payés qui pensent pouvoir dénoncer l’affaire culcul-gate du siècle (la vocation c’est celle d’avoir une gorge profonde à soi), il fait son métier: exciter l’opinion publique au meurtre collectif, la seule valorisation de la nouvelle étant la réaction salutaire que le public aura enfin: ce chien écrasé mérite une révolution !

On pourrait imaginer que la presse est, et elle l’est dans beaucoup de cas, une édifiante description du monde et de sa complexité, une peinture du réel avec ses faits et surtout les différentes possibilités, discutés, de les appréhender. Un journaliste, spécialiste de rien, mais intelligent sur tout, peut avec son bon sens retranscrire la vérité bien mieux que beaucoup d’acteurs.

Il peut aussi n’être qu’un journalope, l’employé fictif des merdias, la hyène moraliste dégénérée qui nous fait la leçon au nom de son maître qui le paye mal et dont il espère rester la danseuse. La pourriture qui fait mine d’avoir des convictions éthiques alors qu’il se déshonore. Dieudonné ! Dieudonné !

 

 

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