L’Algérie: une leçon d’économie

A propos de la déclaration carabinée de Macron sur les crimes contre l’humanité dont serait responsable la colonisation, de la réaction de Bernard Lugan(1)  à ce sujet et de l’oeuvre de Daniel Lefeuvre(2) sur la question, il convient de rappeler à ce propos que la colonisation et en particulier la colonisation de l’Algérie fut absolument ruineuse pour la France, couta des fortunes à l’Etat, ne rapporta rien, se fit en dépit de tout bon sens et fut une erreur géopolitique séculaire majeure dont les conséquences demeurent au détriment de la France.

On commencera donc par les absurdes subventions que l’on fit un siècle à la colonie, protégeant ses prix et l’en rendant ainsi exclusivement dépendante. Tout ce qu’on peut imaginer de pire comme encouragement à une économie primitive, de fait non productive, de fait chère, fut réalisé pour notre édification en économie. Notre édification? Hélas ! La leçon d’économie que nous fut administrée il y a soixante ans par la fin de la ruineuse affaire algérienne ne servit apparemment à rien. Les mêmes illusions, les mêmes préjugés absurdes règnent partout, dans tous les esprits dans tous les partis. Ils sont faux, à rebours de la vérité, mensongers et inexacts; ils enfument, persuadent et polluent les cerveaux et les esprits.

La chose est pourtant claire et couvre aussi, c’est sur, deux autres domaines et « paradoxes » eux moins connus, mais ressortant du même principe général: les questions des hydrocarbures et de l’immigration.

Pour faire court: le pétrole découvert à la fin des années cinquante en Algérie est à l’époque non rentable, de moindre qualité qu’en Libye, et fut exploré et foré à nos frais. Cela couta cher, ne rapporta rien et d’ailleurs ne rapporte toujours rien: c’est le gaz découvert bien plus tard qui fit la fortune de l’Algérie post coloniale, que dis je la fortune, la seconde partie de la ruine, la rente qu’elle donna à la bande d’imposteurs assassins qui en tira profit stérilisant définitivement l’économie de la malheureuse Algérie. Rien ne s’y fit, rien ne s’y développa, ni agriculture ni industrie, il n’y règne que le communisme nationalisé, c’est à dire le désert subventionné réprimé par l’armée.

La question de l’immigration est du même type: venus en France protégés par leur « statut » de pseudo français les travailleurs algériens d’avant l’indépendance, faiblement éduqués et qualifiés ne servirent qu’aux productions inférieures c’est à dire à maintenir viable les faibles productions, celles qui ne rapportent ni aux salariés, ni aux patrons, ni à la nation. C’est le principe bien connu de la basse qualité qui ne favorise, contrairement à tous les poncifs, que la misère.

Car si la force et la violence suffisait pour garantir la richesse et bien ce serait l’Afrique noire qui serait la puissance dominante: partout des exactions, la guerre, la violence et l’esclavage, mais aussi, bien sur la misère et pauvreté générale. Il n’y a bien sur de prospérité que dans la paix, la justice et les hauts salaires. La subvention à la misère est une bêtise et une folie.

L’immigration maghrébine fut délibérément menée de part et d’autre de la méditerranée au nom de tous les faux principes, de toutes les fausses nécessités, pour le malheur des gens, la faiblesse des nations et la perversion de l’économie. Non les travailleurs non européens ne servirent pas au développement pendant les trente glorieuses: elles les stérilisèrent au contraire et la preuve en est l’Allemagne, avantagée des les années 60 par la nécessité de développer une économie productive au lieu de rêver à continuer de faire suer les burnous misérables dans les déserts d’un pays stérile.

L’immigration fut faite avant et après l’indépendance, au nom de tous les principes, les plus généreux, les plus égoïstes et surtout les plus stupides. Car nous sommes toujours à l’aube de la raison, et la misère du sous développement généralisé, et d’abord de celui des esprits, règne partout.

On se finira par les crimes contre l’humanité. Le nombre de morts de l’affaire d’octobre 61, par exemple est largement reconnu comme essentiellement de la responsabilité implicite et explicite, du FLN. Acharné à sa guerre contre ses opposants, il organisa de manière délibérée une provocation criminelle qui servit admirablement à toutes ses propagandes et cela encore jusqu’à maintenant. Aucune noyade, aucun massacre, Papon et la police française, ne firent aucun mort qui n’ait été au préalable torturé et assassiné par le FLN et j’exagère à peine, ils eurent raison de réprimer comme il l’on fait, ces gens tuaient des policiers et surtout se tuaient entre eux et par milliers en France.

Pour les « crimes » commis pendant le siècle de la domination française en Afrique, on passera vite sur le cout militaire qui consista à faire galoper nos militaires à la poursuite des djihads des fins et débuts de siècles. Cela ramena la paix, arrêta les razzias séculaires et mit fin à aux esclavages et aux tribalismes. Les spoliations de terre en Algérie se firent au détriment de ceux qui ne profitèrent ni de l’attribution traditionelles des terres, ni des défrichages fait trop rapidement pour eux.

Car Abd El Kader était arabe, et que les royaumes noirs de l’époque étaient musulmans et que ce fut l’héritage arabo musulman qui fut utilisé par la colonisation européenne pour assurer la poursuite de la domination sur les peuples natifs berbères. C’est cela la lutte contre  l’islamophobie: une technique policière, laissez les caïds régner sur la sauvagerie…

Le destin de ces peuples ne sera jamais que le leur propre, malgré toutes les invasions, anecdotiques en réalité, qu’elles soient musulmanes ou occidentales. L’avenir est devant eux. Colonisés de partout, ils furent surtout victimes des crimes de la colonisation arabe et turque, qui détruisit leurs nations et leur religion pendant bien plus de temps que la parenthèse française.

En parlant d’avenir, il faut rappeler aussi que le colonial occidental démarra la grande expansion démographique. A rebours très exactement d’un crime contre l’humanité, quoique, ce fut le « blanc » qui transforma des peuples divisés et endormis à faible natalité en les monstres démographiques qu’on voit aujourd’hui. Ce fut cela l’erreur millénaire de l’Europe en Afrique et elle sera difficile à rattraper. Faite il y a moins d’un siècle, elle commence à faire effet, et se trouve être une source majeure de la convulsion identitaire du monde musulman à quoi nous assistons. Car ce monde « blanc » intermédiaire a horriblement peur du déclassement, bien plus que nous, et il voit arriver le tiers monde bien plus que nous. Son quasi nazisme vient de là.

 

(1) Bernard Lugan auteur du blog must absolu http://bernardlugan.blogspot.fr/ est un africaniste. Ne pas s’intéresser à l’Afrique, à sa réalité et à son avenir est un crime contre l’humanité, et Bernard Lugan nous en sauve.

(2) Daniel Lefeuvre (https://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Lefeuvre) est un historien universitaire prolifique, auteur du must absolu « Pour en finir avec la repentance coloniale ». Il a disparu trop tôt (en 2013). Il est le porteur non contredit de la négation totale de tous les poncifs coloniaux. Il doit être cité partout, à rebours de toutes les culpabilités , de tous les mensonges, de tous les préjugés.

(3) Ces deux hommes qui décrivent le réel, sont partiellement à l’origine des hurlements que je pousse ici ou là: ils continuent de porter dans un quasi anonymat le contraire d’une vérité officielle absurde et fausse et que nous devons tous détruire !

 

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