Il s’en prend aux médias

« Vous en avez un peu trop fait », « C’est ça que vous appelez le fonctionnement normal de la démocratie », « aucun d’entre vous n’a eu d’interrogations sur la violence de ce qui vient de se produire », »lyncher, assassiner politiquement, comme finalement, vous l’avez fait », « pendant dix  jours, un candidat à l’élection présidentielle », « je pense que ça pose un problème », « que ça pose un problème démocratique ».

Les choses sont dites: le système médiatique français s’est mal comporté, en fait et de fait, de manière inacceptable et honteuse et il s’est même déshonoré. La petite camarilla de drogués et de gauchistes qui font les unes des journaux dit institutionnels est un ramassis de salopards, d’enculés et de cons qui vont le payer cher.

J’avais cessé de lire Le Monde et Libé. Le Point se signale en répétant, deux heures avant de se faire contredire par l’intéressé que Juppé est en discussion pour un plan B. Dans la même page web, les deux nouvelles contradictoires dont seule la deuxième est sure (« Non c’est Non, dit il devant témoins) sont affichées sans vergogne. La première est une intoxication de bas étage, une « fake news » minute, destinée à faire bouger les lignes dans un combat rapproché digne des saloperies les plus ignobles. Fausse nouvelle jetée comme un coup de pied dans les chevilles, un presse couille de mélées de singes.

Le Monde, publie peu avant la conférence de presse des comptes rendu d’audience, protégés par le « secret des sources », ses deux journalistes vedettes deux ans à l’Elysée sont en position bien sur pour les utiliser, les fameux secrets. Bien sur on déforme: le fils de Fillon a travaillé pour Sarkozy. Il faut que Fillon en parle lui même et dénonce le journal de l’establishment, pris la main dans le sac comme instrument de la propagande du gouvernement qui trahit sa confidentialité, et qui plus est, en faisant mentir !

C’est une honte absolue: Le Figaro compare Fillon a Cahuzac et Strauss Kahn en disant que tous les hommes politiques sont pareils et ont besoin d’exprimer leur regrets. Mathilde Siraud, journaliste. Mon commentaire disant que le Figaro a perdu la raison sera-t-il publié ? Tu parles, la charte éthique du Figaro serait violée sans doute… Complètement habitée par des stagiaires gauchistes dénués de bon sens, de culture et d’honnêteté, le torchon d’un corrompu condamné récemment est porteur de toutes les infamies, je ne vous raconte pas la suite des articles, tous consacrés à s’enferrer davantage dans un lynchage insupportable.

Il y a en eu comme ça de quoi lire pendant dix jours. Sans parler des télés, des talk shows et de tout le reste. Les grands éditorialistes, Mazerolles, Jeudy, Martichoux, tous ceux qui à longueur d’antenne nous dictent le point de vue objectif du réel s’enfoncent dans des dénonciations d’arrière garde, en tête de toute la meute de petits socialistes aux yeux injectés de sang, sur de tenir la bête, à la chasse à l’homme de l’ennemi de droite. Car bien sur j’ai encore une question vous avez menti je vous tiens, je vais vous tuer en direct, c’est mon courage à moi, mon éthique de journaliste que de le faire, j’ai un prix Pulitzer à la clé, que dis je, Albert Londres, gloire de mon éthique et de mon indépendance. L’horreur. Ce métier doit disparaitre, d’ailleurs c’est fait: l’internet et l’intelligence artificielle devrait nettoyer cette lèpre, et nous débarrasser de ces singes, je ne veux plus que l’AFP.

En parlant d’AFP, tous ces gens nous ont expliqué que DSK, violeur patenté devait être considéré comme un penseur économique important, et que Mazarine Pingeot n’existait pas (elle vécut 14 ans à mes frais, protégée par les services français) etc etc. Vive les journalistes.

En parlant toujours d’AFP, les comptes rendus de la conférence publiés par nos « analystes », ne mentionnent bien sur pas la dernière partie de la conférence. Voilà à quoi je sers: à informer gratos, on ne peut pas forcer les médias à parler contre leurs intérêts.

Ils ont perdu le droit à la parole, ils ne sont que des rats. Honte et mort médiatique aux enfoirés. Et bien c’est dit, on va foutre tout ça en l’air. Il y a un problème et on va se venger.

 

Le point de vue commun

Il existe dans la société un point de vue commun à tous qui justifie les conversations de bistrot: un équilibre que chaque intervenant modifie à la marge sans jamais cesser d’être globalement d’accord avec ses partenaires, amis et collègues. Formé de bon sens, d’évidences partagées, tout s’articule sur la base d’une morale commune, d’une éthique partagée, de règles et assentiments admis par tous. Relayé par les médias qui l’exploitent, par les politiques qui y font appel, il est le ciment du social, la décence commune propre aux peuples simples, au peuple tout simplement, nous, le seul réel, le vrai.

Pénétré de l’évidence, le participant doté de la confiance de tous qui s’exprime en premier peut souvent servir d’initiateur à une opinion, avis, jugement, intuition sentiment et pour finir condamnation partagée… Suivez mon regard, Fillon est corrompu, sa femme n’a rien fait j’en été sur. Le point de vue commun a jugé: il est foutu, je l’ai déjà dit.

Evidemment une campagne électorale est en cours, tous les candidats sont déclarés et commencent à s’affronter, les amis et les ennemis se contredisent, s’influencent et se combattent. Trente ans de domination sans partage de la gauche est en jeu, tous les moyens sont bons. Tous? Il y en a un, en vigueur précisément depuis trente ans, qui vient de se déchainer et ça se voit: le fameux point de vue commun, qui a statué comme on a dit. Macron élu peut déjà nommer à sa guise et démarrer la fuzak de l’Oréal avec Nestlé, c’est comme si c’était fait.

Beaucoup de gens, y compris les opinions modérées de la droite et du centre sont pris dans ce vent là: le point de vue commun est très fort et domine bien au delà de son pouvoir d’action effectif, car il règne et doit être respecté partout. Il est comme une substance unique, coloré par qui pisse le mieux dessus et se répand partout. C’est là qu’il sert le mieux. Quand soumis à une nouvelle contrainte non réfléchie, il décide brutalement et arrache littéralement le sentiment lors de la phase décisive de la cristallisation de l’opinion.

« Je vous jure, pénélope n’a rien fait »: ah que c’est drôle et ça l’est: mais cela a pour but de convaincre, et profondément. Car la rumeur et la gestion de perception sont des convictions, à quoi on s’attache autant qu’à la beauté de sa femme (…) l’imposer et la contrôler c’est la marquer, c’est l’enfoncer, c’est la rendre utile…

Et puis il y a les communicants, du moins ceux qui, techniciens de la chose, jugent les tactiques. Il aurait fallu faire autrement, déminer à l’avance, mieux sourire en coin, avouer dés la veille de la parution, éviter les imprécisions interprétées trivialement.
Par exemple, les enfants: on dit les avoir employé comme avocats. La journalope relève immédiatement qu’il ne l’étaient pas encore et que DONC, il y a simultanément violation de la loi, mensonge, prévarication avouée cyniquement, erreur finale qui décrédibilise tout le discours. L’absurdité de ce jugement, relayé par tous les « fact checkers », est évidente: elle est prise au sérieux, relayée, amplifiée et citée en exemple, qualifiée de déroute, de fiasco, de naufrage et mélangée avec tout le reste, enduite, empoignée… Alors qu’un conseil de futur avocat, en qui on a la confiance du père, n’est pas une prestation tamponnée par l’université et l’employeur est totalement libre de prendre un stagiaire. Bien sur.

La révélation du « je n’ai jamais été assistante », extraite d’une vidéo enterrée, rachetée avec l’argent de la redevance par un enquêteur qui avoue n’avoir pas d’éléments à part quelques refus de répondre de la part de gens engagés dans une enquête de police est évidemment sans pouvoir de conviction: Pénélope ne fut jamais secrétaire de son mari, ni chargée de sa communication, tout le monde le sait. Ce qui est considéré comme un aveu et ainsi utilisé comme tel et donc comme titre de nouvelle dans l’information déversée en boucle n’a pas de réalité informationnelle et se trouve oubliée immédiatement. Juste un coup de griffe, un étron dans le potage, ça aura toujours un petit effet.

Ce qui pourrait au maximum une réflexion spirituelle du canard enchaîné, un entrefilet distrayant et ironique, qui pourrait faire sourire, se transforme en accusation définitive, en raison de rupture définitive, en cri de haine. Et on vous parle de « communication » à maitriser: un guerre est en cours, féroce et vicieuse, sans foi ni loi, ni règles. Un parti est à l’oeuvre, en marche en fonction en action et il roule pour quelqu’un cela se voit.

Que ce soit lepoint de vue commun qui soit le support de ces mensonges éhontés n’est pas surprenant. Il est en cause dans la campagne électorale, et il se défend. Car c’est sa destruction qui est en jeu. La France a changé et à part Jean Pierre Pernaud, et encore on tente de s’en prendre à lui, nul n’a pas de rôle dans une défense pied à pied contre l’inéluctable: la fracturation de la société entre irréconciliables appréciations du monde dont l’une hait profondément l’autre. Le pouvoir médiatique (ceux en charge des tam tams), est à gauche à 70% et règne dans les open spaces. Payé pour suivre et décrire lepoint de vue commun, il sait de quoi il parle et agit sur ordre, avec le sens du collectif qui fait les vrais complots sans organisation.

Alors on pourrait argumenter sur la thèse et dire que Hollande fut bashé pendant quatre ans sans relâche, ce qui démontre l’objectivité du monstre… Hélas: ce qui aurait justifié un coup d’état militaire dés les premiers six mois ne se produisit pas. Malgré le dégout, la honte, le mépris et une haine affreuse qui s’est répandue partout, à part une vitrine d’hôpital attaquée à la masse, il ne se passa rien. Chargé d’exprimer l’opinion publique, un commando de belges représenta brièvement ce que tout le monde voulait dire mais cette thèse là ne fut pas soutenue, on se demande bien pourquoi…

Toute la dernière année consacrée à placer ses amis, à réorganiser de fond en comble toutes les radios, tous les journaux subventionnés, tous les milliardaires amis appelés à la manoeuvre, plus une augmentation d’impôts pour financer la centième chaine publique d’informations: lepoint de vue commun fut bien étayé, et on le voit à l’oeuvre, ce qui doit servir sert.

Pourquoi n’est il pas « de droite » lepoint de vue commun ? D’une part, il l’est, c’est son coté « franchouillard », un peu macho, tout le canard, quoi. Mais il est aussi irrévérencieux et moqueur, et donc opposé à tout « sérieux » qui ne soit pas le réel sentencieux à quoi on se raccroche après un fou rire. Le sérieux ridicule de papa qu’on doit bien respecter si on veut son argent de poche. Certainement pas l’envie de projeter un positif qui aurait un sens politique, car cela est impossible. Cela est vrai à gauche tout autant: car la gauche a depuis longtemps cessé d’être une expression positive du politique: l’injustice n’est à supprimer que comme posture, et donc à garder. Le point de vue commun n’est partisan que du statut quo, et certainement pas d’un quelconque changement, naturellement: il est le conservatisme essentiel.

On arrive là à ce qui pour beaucoup est l’essence du réel, associée au point de vue commun et qu’on ne pourra/devra ainsi jamais changer: l’inéluctable conservation du même, les alternances n’étant que changement de la mode, on ne peut s’habiller tout le temps pareil.

Cette description pourrait être celle du fameux « système » que bien des gens s’acharnent à invoquer et que l’extrême droite de Polony à Lepen en passant par Michéa s’acharnent à identifier à une gauche qu’on voudrait dévoyée, alors qu’il s’agit en fait de l’essence même de la gauche et qu’ils en font partie, la preuve, ils furent (tous les trois) envoyés pour la protéger encore.  Le système c’est la gauche, c’est cette forme d’acceptation du monde qui caractérise la société médiatique depuis l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981.

Cette thèse n’est pas la thèse officielle, et Polony met aussi bien sur tous les libéraux dans le système, y compris le pauvre Fillon rejeté avec les autres et honni pour son immoralisme bourgeois. On se retrouve avec un système dont les bords droits et gauches se décalent suivant les analystes. Bien évidemment, on n’oserait pas y mettre le FN, créature et soutien objectif du PS pendant toute la période, aujourd’hui dirigés par des homosexuels partisans du mariage pour tous.  Dédiabolisés  en diable, corrompus et cyniques, ils sont de fait la part la plus pourrie du système.

Tétanisée par sa défaite, provoquée d’ailleurs par des irresponsables, qui pour notre malheur prirent finalement le pouvoir pour ne rien faire, la droite ne se releva jamais de la trahison de Chirac. Elle voulut faire la démagogue est communiquer elle aussi. Mais ses dérisoires tentatives d’investir le point de vue commun furent toutes battues en brèche. Fillon reste un abbé vicelard corrompu et le libéralisme n’est que culturel. Le sentiment de respect qu’on doit à la pauvreté et aux migrations continue de s’imposer, y déchoir c’est se déshumaniser. Le voilà le système, et il n’est lui, ni de droite ni de gauche, mieux il s’emploie à dénoncer ses vrais ennemis. Pour offense à la morale, et là c’est Michéa le gueux que je me veux empaffer: pour offense à la fameuse « common décency », le point de vue commun, cette morale de l’ouvrier communiste, racine du dévoiement de l’humain et de la ruine morale infinie du XXè siècle, l’atroce moralisme que je conchierais toujours. Ce qui en reste est le fameux point de vue commun d’aujourd’hui.

Cette chose infecte doit disparaître.

 

 

L’amoraline

La question de la morale, ou éthique (on prendra ici pour éthique l’acception surplombante qui est la réflexion sur les morales, ensembles particuliers de principes) a ceci de salutaire qu’elle doit s’affranchir du droit, simple règle jugeable. Le « moral » se pense dans l’esprit de l’individu et préside à la réflexion avant l’action, qu’elle soit délictueuse, digne d’éloges ou bien qu’elle ne soit qu’action de juger et de condamner « moralement », prélude au vrai procès et au supplice nécessaire à infliger.

Nous sommes donc avant, ou du moins avant de s’engager dans cette fameuse action. Prenons Fillon élu député en 1997, projeté dans cinq ans d’opposition surprise par la faute de ce crétin de Juppé. Il fallait se financer. Alors que le crétin pour le compte du grand cerf (Chirac le cocu de Mitterand) pouvait mettre la mairie de Paris en coupe réglée, Fillon n’avait que sa femme, et il dut se résoudre à rémunérer, comme le faisait tout le monde, celle dont on ne sait toujours pas ce qu’elle faisait.

La réponse est pourtant claire: Fillon fut lui même attaché parlementaire d’un homosexuel déclaré, Joël Le Theule à qui il prodiguait, rémunéré bien sur, ce que sa femme lui prodigua pendant des années. Le Theule était honni de Pompidou qui l’accusait plus ou moins du complot autour de l’affaire Markovic, il était ministre de l’information. Il fut donc blacklisté par Chirac, en fait il soutint Chaban, puis Barre dont il était ministre. Voilà le décor planté, homosexuel qui refoule son passé, Fillon dut payer sa femme qui le faisait chanter après l’avoir épousé de force juste après l’assassinat du mentor braguard. Les choses sont confirmées par les parents de Fillon, grands amis de Le Theule dont il n’ont jamais ni appris l’homosexualité qui n’était absolument pas ni revendiquée, ni même évoquée: il n’était pas marié, c’était tout. Typique: il se faisait leur fils en secret, c’est clair… Et puis que dire de cette morale républicaine là ? Prendre comme attaché parlementaire un cancre, fils d’un notaire qu’il faut soigner, il y a bien des raisons.

Les lettres de Le Theule retrouvées par Fillon l’auraient innocenté: tu parles, il a tout brulé et faussé à son avantage. Le complot est en place, on ne peut plus avoir confiance. Le salopegate va tout ravager. Car l’essentiel est là: la simple corruption qui consiste à se servir de l’argent public qu’on arrache aux pauvres ne suffit pas à tout expliquer. Et puis ce n’est pas fini ! L’avocat de Fillon, celui qui a rempli un sac à dos de faux documents pour aller innocenter la salope auprès du pole financier est le fils de Bernard Henri Lévy !

Et puis il y a le parti qui doit inéluctablement profiter de cette lamentable histoire, je veux dire le FN, (à défaut du PS qui sort de l’histoire demain) et qui pour prix de son programme de sortie de l’Euro, doit reverser 300 KE au parlement européen. Vous avez dit programme?

Bon, et alors ? Une fois nanti de ces vérités là, le Nietschéen que je suis peut se tourner vers l’avenir avec toute la volonté de puissance qui l’habite: il n’en a strictement rien à foutre de toutes ces lamentables reproches émis au second degré par des rats puants qui ne désaltèrent que dans les bénitiers putrides de leurs mosquées subventionnées. Il n’y a pas de morale, il  n’y a que la guerre et on va prendre par la chatte toutes les féministes, par les couilles tous les franc maçons et on va les jeter à la rue eux et leurs familles de merde. On va supprimer l’ISF et se gorger du pognon qu’on volera aux pauvres, on va supprimer les 35 heures et mettre au tapin les feignants à défaut de la retraite qu’on leur supprimera par la même occasion, on va égorger les bébés et virer les arabes. Ah que c’est bon de se rouler dans le sang de ses victimes: mort aux cons ! Gorgé d’amoraline, ivre et plein de son gout délicieux, que c’est bon, cela servira à quelque chose d’utile, enfin, on va sauver la France ! 

Mais reprenons la réflexion éthique plus calmement: il y a plusieurs niveaux de tolérance et de restrictions de son comportement suivant son niveau de libéralisme et d’attachement aux valeurs familiales. On va le faire par couples d’opposés.

Comparons les familles étendues en position de notable, la famille Fillon par exemple décrite plus haut. A la fois héritière et puissante mais libérale, tous ses enfants sauf le banquier et le lycéen sont avocats et firent du droit comme les parents. Point de carrière politique au demeurant, mais une vie de prise de parole en public, au moins en principe, la capacité d’agiter la légalité et aussi, c’est le rôle de l’avocat, de la réalité humaine dans le cadre de la loi. Sans doute des solidarités, mais le souci du légal, c’est sur: nous devrions être à milles lieux du cynisme voyou, ne pensez vous pas ?

Son  opposé, qui existe dans la fiction moraliste qui agite les purs libéraux est celle de l’abandon de toute relation familiale, une mère ne pouvant favoriser son gosse de riche de bébé en lui changeant ses couches, cela serait introduire une inégalité fondamentale d’avec le fils de migrants à qui l’on doit tout. Que voilà qui doit nous tenir éloigné du népotisme ! Tout n’est que politique et nous avons le choix et la liberté de vivre à notre aise.

Le pendant est le principe de la muraille de chine qui interdit de travailler avec sa famille.

On distinguera les emplois privés, l’interdiction au paysan de laisser sa femme traire les vaches étant le seul moyen d’empêcher les désastreuses prévarications qui pourraient affecter les subventions européennes, voir ce qui se passe au FN en ce moment; et les emplois publics, toute discussion politique au lit avec la femme du député se devant d’être enregistrée pour prouver qu’elle n’aborda pas les sujets sensibles qui nécessiteraient un paiement indu pour participation non déclarée à la vie publique, l’état devant se protéger des procès pour exploitation abusive des petites mains.

Oui la salope travailla au succès de son mari et aussi, de part sa connaissance des problèmes, à celui du suppléant. Alors que tout le monde sait que Mozart et Bach se virent dicter toute leurs oeuvres par leur soeurs et femmes, on feint de croire que ce ne serait pas vrai dans la Sarthe, dont tout le monde sait que les mâles gorgés de rillettes sont analphabètes?  Elle ne fut pas payée quinze ans et put enfin, sur le tard, s’acheter une ou deux robes, et on le lui plaint ? Franchement je n’arrive pas à me convaincre de l’ignominie de la chose.

Au contraire la simple évocation avec des larmes dans la voix, de la part d’un admirateur de Mitterand, d’un problème à traiter sur ces questions me rend fou de colère. Car il y a maintenant en plus du dégout, de la haine. Il faudra se venger et après la prise du pouvoir il y aura des sorcières à chasser, à questionner, à bruler et à faire dévorer par nos chats. Les traitres seront punis et serviront de cobayes dans les écoles de torture que nous allons ouvrir: rachida prépare tes grandes dents ! Ah l’amoral comme éthique, nous allons nous l’instaurer et changer la société avec. Voilà désormais le projet unique de Fillon: la vengeance !

Fillon est foutu

Fillon est foutu, déconsidéré, déshonoré. C’est fini, il lui faut se retirer, ce qu’il a fait est inadmissible, insupportable, atroce, indigne. Sa femme, cette salope, péné veut dire « sale » en gallois, cette vicieuse, suscitée pour nous nuire par l’anglais perfide, nous prive de De Gaulle et de tante Yvonne tout à la fois.

Un successeur de De Gaulle, cancéreux soigné aux médecines douces par un médecin doublement menteur qui signait de faux certificats de bonne santé, logea sa maitresse et sa fille batarde à mes frais pendant dix huit ans. Cela couta cher: protégés jours et nuits par l’élite de nos services secrets, on ne sut rien d’eux, ni d’ailleurs de la poignée de main avec Pétain, révélée sur le tard, il n’avait plus la force de commander l’assassinat ciblé des bavards. Son fils envoyé spécial se fit moquer par toute l’Afrique (« papa m’a dit ») et fut condamné pour trafic d’armes. Pas de quoi entacher sa mémoire, tous s’inclinent annuellement à Jarnac. Il est vrai qu’à l’époque, François Fillon commençait à rémunérer sa femme (elle collait des affiches et sans doute des timbres) et on avait le sens moral acéré.

Le président actuel emploie un coiffeur à temps plein, payé cinq ans le double de la femme de Fillon, et naturellement rémunéré sur son propre argent (non je rigole). On fera une enquête plus tard, ce n’est pas urgent.

Le ministre de budget actuel Michel Sapin, qui clôtura jadis le budget de 1993  en prévoyant une croissance de 2,6%  (elle  fut en fait de -0,9% ), fut obligé de rembourser des salaires indument perçus pendant cinq ans à sa marie d’Argenton sur Creuse. Loin de dire en public qu’il aimait sa femme, il se permit de faire claquer en public un sous vêtement féminin.  Nulle opprobre, juste quelques protestations de chtarbées, que l’on indemnisa avec une censure de l’internet à propos de l’avortement: un ministre peut tout oser, s’il paye.

En parlant de femmes, le vice président de l’assemblée (Denis Beaupin) continue de se défendre d’injustes accusations de harcèlement sexuel: co fondateur des verts, inventeur du vélib, il officiait au vu de toutes depuis quinze ans, et personne n’avait rien remarqué. A-t-on incriminé ceux qui n’avaient pas remarqué ? A peine: elle (Cécile Duflot) put licencier les assistants de son groupe en  grugeant l’URSAFF sans vergogne: cela est admis, voire recommandé pour un parti de gauche. A peine illégal, mais bien sur moral: c’était pour la bonne cause.

L’ex ministre de l’économie, Emmanuel Macron, qui ne payait pas l’ISF, ou du moins qui pensa longtemps, malgré sa formation d’inspecteur des finances, qu’il n’avait pas à la payer. Il fut humilié au delà du possible par un remaniement qui le privait de son rang protocolaire (ministre de l’industrie, il était placé après la grosse manipulée qui prenait la responsabilité de la loi moderniste qu’il préparait depuis un an). Imaginer qu’il ait pu, après avoir « levé le pied » (dixit Michel Sapin lui même), fonder un parti politique sans utiliser à aucun moment les ressources dont il disposait était bien sur inconcevable. Quel journaliste enquêta sur ce manifeste et évident détournement de sa fonction? Aucun: on s’intéressait au phénomène, aux sondages.

Un ex premier ministre, Manuel Valls dont les acrobaties fiscales pour ne pas payer l’ISF sont à la fois ultra complexes et vaines car il y est assujetti tout de même, sans qu’il le paye, bien sur. Charlie Hebdo qui en parla, en fut bien puni, autant l’insinuer, les choses seront plus claires. Il fit voter des lois en faveur des artistes, bien renseigné sans doute par ses relations dans le milieu (sa femme est musicienne et payée grassement pour cela), dont il se vante d’avoir continué la corruption: le monstrueux gaspillage qu’elle suscite en faveur des « productions » eut toutes ses indulgences. C’est à son honneur.

On ne parlera pas bien sur de son ami de toujours Alain Bauer, visité par la justice cette semaine, ni de l’autre ami cher, Stéphane Fouks, tout entier consacré à la défense et à la communication de Jérome Cahuzac avant et après la révélation de ses « mensonges », et qui fut cru sur parole en toute innocence par l’administration fiscale dirigée par Pierre Moscovici, en charge d’informer le Président à qui tout fut révélé par les journaux, évidemment. Organisateurs de l’UNEF, le puissant aspirateur à détournement de fonds public qui fit leur  vie oisive d’apparatchicks et de communicants pendant trente ans, ces hommes sont irréprochables: ils vont voter une loi pour faire interdire ce qu’a fait Fillon.

Ces péchés véniels, ces « épaisseurs de trait » ne mirent pas en cause ces personnes toutes protégées par leur « présomption d’innocence » (leur innocence complète en fait,  du fait d’appartenir au camp médiatique du bien), tout cela étant du libertinage, c’est à dire du viol de bonniche, c’est à dire rien de grave, et  c’est l’Obs qui vous le dit.

Jusqu’en novembre dernier, le parti « Les Républicains » était dirigé par un homme mis quatre fois en examen, dont une fois pour tricherie à l’élection présidentielle. Protégé par tout le monde, tant on souhaitait qu’il soit le candidat (le candidat idéal) de la droite, personne n’osa insinuer qu’il puisse être coupable de quoique ce soit. Ah si Fillon osa: d’où le titre. Je me suis rongé les sangs de fureur pendant des mois, sans que l’on obtienne des journalistes plus que des allusions gênées; l’essentiel du dégout portant sur l’homme qui osait piétiner une présomption et dont on condamna la maladresse…

Fillon est foutu: sa réputation est entachée de bien plus grave, de bien plus affreux, de bien plus impardonnable: il avait le droit de faire ce qu’on lui reproche, tout comme le président de l’assemblée nationale, ex futur premier ministre, Claude Bartolone qui horreur horreur (pourquoi je dis ça, moi ?) fait travailler sa femme à son cabinet et cela est public. Fillon fit travailler sa femme pour lui de 97 à 2002, et la donna comme esclave sexuelle (rémunérée) à son suppléant lorsqu’il fut ministre sous Chirac. Depuis 2012, rien. Je suis choqué. Ah si il la paya 6 mois en 2012. Il faut le rappeler. C’était mal.

Il a même le culot d’avouer avoir payé, sénateur, ses fils « avocats » en oubliant de dire qu’il n’avaient pas leur diplôme à l’époque ! L’article du Point qui s’exclame, sur d’avoir pris l’homme sur le fait dans l’abjection de sa vilenie et de sa corruption est assez surprenant: comme si l’évidence du crime parlait pour lui même, comme si l’évidence d’une chose ordinaire et légale pouvait être habillée par clin d’oeil en preuve de concussion POURVU que cela soit l’occasion de l’affaiblir médiatiquement.

Car on peut et doit parler ici de la « sphère médiatique »: l’affaire s’y situe exclusivement et ne constitue qu’une lutte d’influence d’opinions, de rumeurs et de points de vue exprimés dans un espace ou l’on s’accorde à dire qu’il aura une influence sur le résultat de l’élection prochaine. Tous les coups qu’il est possible de jouer dans cet espace le sont. La présence de 70% de gens en faveur de la gauche parmi les foules prolétarisées qui se réclament du métier (peu rémunéré) de « journaliste » est un signe: les nouvelles ne sont pas bonnes, le lynchage sera délicieux.

Fillon a réagi: il a dit qu’il aimait sa femme qui avait les mêmes diplômes que lui, et regagné d’un coup ses partisans qui doutaient mais aussi les grandes sentimentales qui connaissaient déjà  son élégance soignée et sa galanterie de faux timide. Il défend donc sa femme, injustement attaquée. Bien sur, c’est lui qui est attaqué et il fait semblant de le prendre comme ça: c’est une habileté galante et ça marche. Pour ce qui le concerne, il dit que ça va le renforcer et qu’il se retirera si il est mis en examen. Soufflés, les journalistes supputent: les voilà qui raisonnent, interloqués… Bref, une magnifique sortie tout en souplesse, à peine énervée en plus, mais légèrement menaçante et pleinement maitrisée.

L’opinion ne se convaincra pas par le consensus médiatique mais par l’exploit d’un corps à corps direct avec le corps électoral, c’est pour ça qu’on l’appelle comme cela: le président n’est pas l’élu des médias, il doit parler au peuple et il va s’y employer, ça a commencé.

Car le salopegate doit se gérer uniquement avec les journalistes: il faut les embrouiller et leur donner envie de contredire une prévision qu’ils n’ont pas faite et qui les inquiète: et si Fillon se retirait ? L’idée fait son chemin et suggère ce qui pourrait faire peur au peuple, et lui donner encore plus envie de foutre en l’air l’immonde moralisme à l’oeuvre. Contredire l’opinion imposée, l’inévitable, l’écrit, l’obligatoire, le raisonnement prudent, réaliste, tout ce qu’on déteste, ah que ce serait bien.

Plus que jamais, Fillon est donc foutu auprès des journalistes. Il fait la planche, relax, dans la merde et le vomis médiatique, seul personnage doté de raison dans le foutoir des paumés. Ca se voit, et ça fait envie: et il n’a même pas besoin de s’énerver, les analyses qui le dévalorisent à défaut de le condamner ne font que le renforcer. Je l’avais mentionné alors que je désespérais de le voir au second tour de la primaire: s’il gagnait ça, il gagnait un pouvoir surnaturel, le mojo de l’enfer: l’accès à nos coeurs par l’accès à notre raison, malgré tout ce qu’ILS peuvent en dire. Vas y Fillon, tes foutu !

Hamon tladessus tu verras montmartre

Le candidat FNPS est presque Hamon. A moins d’un sursaut des anti dieudonnés (il en reste) ali hamon, dit le revenu de tout, sera le représentant de la gauche de gouvernement à l’élection présidentielle.

Totalement froid, insensible à tout et dénué de toute passion, sinon celle de son obsession inouïe à innover dans l’absurde, il est d’abord la quintessence de l’homme de gauche moderne post communiste, le calme représentant de la folie, de la cruauté, du mensonge et de l’implacable volonté de tout asservir et de tout ruiner. Que lui dire de ma colère et de mon envie non pas de le gifler mais de brandir sa tête au peuple pour mieux déclarer au monde que la révolution est terminée ? Il sourirait légèrement, son petit front cruel se riderait a minima, et il dirait calmement qu’il faut raison garder. Puis il passerait à autre chose, son regard fixe est bien celui là, celui des robots qu’il veut taxer.

L’homme a lu tous les économistes, enfin quand je dis tous, plutôt tous ceux qui proclament la fin du travail humain désormais entièrement assumé par des robots devenus aujourd’hui en principe, demain en fait, imposables, le reste de l’humanité, migrants de toute l’Afrique compris, étant assujettie au revenu universel à percevoir de sa propre main, merci Benoit.  Au fait, en prime, on travaillera 32 heures, robots oblige, merci à eux une deuxième fois.

Que dire ? Que tout le bon sens, toute l’histoire, toute la culture proclame qu’une telle rupture, démentie par toutes les expériences, toutes les réalités n’a aucune espèce de réalité ni consistance, ni vraisemblance ? Un sourire y répondrait, et l’affirmation que grâce à cela le dimanche, la question sociale a pu être débattue à table, plutôt que celle de l' »identité », qu’il résume, au cas où en en douterait, aux discriminations subies par les immigrés et les homosexuels, qui sont depuis cinq ans mieux accueillis dans les commissariats…

Au passage, le pape François est un grand homme et on le suivra en tout, je suis chrétien dit Hamon, et donc pro migrants, ou du moins en faveur de leur accueil sans conditions, l’humanité est une. Voilà qui est clair, et pourquoi s’en plaindre, c’est aussi l’avis de Macron (mais pas de Mélanchon).

J’oubliais l’écologie, pendant de la question sociale (au sens de deuxième pilier de l’attitude): les perturbateurs endocriniens seront poursuivis tous autant qu’ils sont. Je vous raconte pas Notre Dame des Landes: on va y construire une statue de punk à chien. Passionné par l’herbe, sans oublier celle que l’on fume, on se fout de la dette, mais pas de la seule qui vaille, la dette écologique. Il faut donc s’endetter à mort pour ne pas laisser à nos enfants une nature détruite, il fallait y penser.

Bref, le vote djeun fait battre les coeurs et le monsieur, à qui je souhaite le score le plus haut possible, sera en pointe pour faire battre Macron, la jeunesse française va se trouver déchirée en deux, c’est cela le renouveau: costard contre costard.

Que va dire Mélanchon ? Vont ils se faire concurrence pour célébrer les fantômes puants de Chavez et de Castro ? Bref, le délire festif nouvelle vague des jeunes classes urbaines tentées par l’altermondialisme va-t-il se manifester ? Vont ils négocier leurs députés de perdants à la présidentielle ? Voilà qui me parait vraisemblable voire presque sur, et ce sera bien sur l’enjeu des discussions. De quoi bien sur, du point de vue de Mélanchon de faire au parti socialiste, ou du moins de la partie du parti qu’il vise, ce qu’il a fait au parti communiste. Pas mal, non ?

A moins que la décomposition explosive de la gauche ne se poursuive: Hamon déjà en concurrence avec Macron sur les migrants, l’est aussi avec Mélanchon sur l’écologie, devenue le centre du repas de midi. On pourrait imaginer assez rapidement des sondages vraiment très mauvais pour le candidat de la belle alliance populaire. Surtout qu’il couche avec un cadre très sup de LVMH: merci patronne!

A moins que l’inverse ne se produise: perdus pour perdus, les jeunes gauchistes pourraient se toquer du petit Benoit, et laisser tomber le vieux sénateur amer.  Car il y a des différences: Mélanchon est très anti européen, un peu trop, et aussi contre le revenu pour tous, ce qui n’est pas branché. Le deuxième beau gosse de la gôche pourrait alors, fort de ses soutiens cartonner à la présidentielle et instaurer le seul face à face qui vaille vraiment, De Gaulle contre les communistes, Mitterand serait alors complètement effacé, les trente ans purgés et les deux vraies modernités enfin face à face.

Ah l’espoir fait vivre, d’où le titre.

 

 

Les paroles de la gauche publique

La primaire de la gauche n’est pas intéressante. Pas de grande gueule, du type Filoche ou Mélanchon, pas d’envolée, par d’idéal. Rien que du froid, du mortuaire, du policé gêné, du Hollande, quoi: son ombre à l’haleine chargée recouvre tout, on a envie de se mettre un masque, l’odeur, peu forte, mais perceptible, s’insinue partout. On se croirait dans une morgue.

On sait le parler en public difficile. L’orateur s’expose toujours à exprimer sans toujours le vouloir des à-peu-prés absurdes voire stupides, voire gênants. Quand on les perçoit, on peut les ignorer, et après tout, cela passe, autant être indulgent, je n’ai pas bien compris et puis cela n’a pas d’importance, ou bien on peut s’acharner et en déduire bien des choses, aussi bien sur la culture de la personne que sur la terrible incapacité de la parole publique a être quelque chose de signifiant dans bien des cas: emporté par l’exercice de leur métier ces hommes là sont souvent en roue libre.

La plupart d’entre eux vivent de cette parole, exclusivement vouée à justifier la présence de leur personne et ne s’imposent qu’indirectement, dans le langage, sans jamais vraiment exprimer de point de vue ou même de volonté politique. Simplement, du fait de l’imbrication de sous entendus allusifs destinés à « attraper » des auditeurs disparates, il s’agit de faire « comme si » ce qu’on disait avait du sens et exprimait ce qu’on pourrait légitimement attendre: un projet, une politique, une action, alors qu’il n’y en a en fait aucun.

Le champion du monde de cette incapacité totale à communiquer du sens est évidemment Hollande, le maitre de la synthèse, à la fin tout le monde est d’accord sur ce qu’il a dit. C’est donc lui le chef. Tout le monde s’essaye à l’exercice, le style, heurté, formé d’une suite d’assertions disparates pas toujours en regard, pouvant devenir véhément à l’occasion, gage de sincérité sans doute, en tout cas manifestement, suivant l’auteur.

Valls, dit manu la tremblotte a bien sur épousé le style et s’en veut le successeur. Une étrange sortie lors du débat, le montre: il se lança brièvement dans une dénonciation des médias acharnés, « c’est ce que nous ressentons …. depuis des jours… depuis des semaines…  » à faire perdre la primaire de gauche. Et là le peuple de France, qui l’a démontré à l’occasion de la primaire de droite, ne se laissera pas imposer un choix.

Ce type de sujet, totalement vide se retourne contre son auteur, qui d’ailleurs s’en moque, l’essentiel étant de marquer un territoire réthorique pas de parler en adulte. La gauche explosée, en échec, abandonnée par son chef, humilié et trahi par ses ministres est victime d’un complot médiatique: la preuve, Fillon a gagné la primaire de droite, car le peuple de France (droite et gauche confondues, à des primaires différentes) reste libre… Un tel monceau de stupidités ridicules, de la part d’un premier ministre juste démissionnaire, montre bien l’intensité de sa gouvernance il y a un mois. Je lui aurais bien mis une autre gifle. Inutile de dire que la totalité de ses prestations reste de cet acabit.

Au fait, il « propose » un service civique obligatoire de six mois, tout comme Montebourg d’ailleurs. Là ce n’est pas une gifle qu’il lui faut, mais un rafale de kalachnikov, un sac de purin, un haussement d’épaules ?

Pour se défendre de l’accusation de ne pas prendre assez de migrants, proférée avec indignation, générosité et connerie par tous les autres, il se lance alors dans la danse du contrefeu, qui consiste à accuser de manière véhémente « ceux » qui refusent de prendre en compte les souffrances de l’humanité. Un relent de mazout alors se répand…

Peillon qui va disparaitre bientôt, confond tout: il parle de fils prodige (g=j)  (sa mère juive devait penser cela de lui) pour désigner Macron, double connerie qui montre bien son inconscient sémantique et surtout son absence totale de culture catholique (bien qu’on le sache déjà). Au passage, il propose un patrimoine pour tous aux frais des riches pour corriger l’inégalité devant l’héritage. Il fallait y penser: un pigeon passe,défèque du cerveau et repart en suisse. Au passage, comble du dégueuli, il veut mettre le travail de ceux qui sont privés d’emploi « au coeur » de notre modèle économique… Affligeant. Au passage, dans le débat, il eut un doute: Macron a-t-il été ministre de Valls ou non? Je confirme, sourit Valls. Presque incroyable: le superficiel dégouline, et tout se passe comme si il l’avait oublié, c’est plausible.

Hamon met de l’eau dans son vin: ce ne sera pas tout de suite qu’il dépensera les 400 miyards de la gabegie absurde qui consiste, et là j’avoue que Filoche a raison, à donner un revenu de base à Liliane Bettancourt. Il attendra que les robots taxés soient assez nombreux, du moins ceux qu’il devra aller taxer en Allemagne, là où ils ont déjà fui. Sinon, il est moderne en presque tout le chéri d’Aubry, 32 heures (ça c’est bien vu, mais à sa décharge, ce n’est qu’un encouragement), PMA (aussi pour les homos et les femmes seules (watte ze feuque?), mais pas GPA), euthanasie, taxe hallal et bien sur les migrants, les migrants on nen veut.

Montebourg veut redresser la production, comme toujours. Voulant faire à la France ce qu’il s’est fait à lui même (pour encloquer Filipetti, il a du en prendre, du viagra), il insiste donc sur la « clause d’embauche » (watte ze feuque?) qui lui permettra de mettre au travail productif (encore une histoire sexuelle sans doute) les « quartiers populaires » , la prononciation, impayable (aaah +  èèèè ) ayant pour objet de séduire le vote immigré à la primaire. Bien sur il se plaint que le FAMAS ne soit plus fabriqué en France: à part que le FAMAS ne sera plus fabriqué du tout, on a changé de fusil, et d’ailleurs il était ministre au moment de la décision.

Des comme ça, il y a en a plein. L’abjection dans laquelle ces hommes sont tombés est sidérante: une honte totale, que j’identifie à ce qui ne me convient pas et que je veux à toute force voir humilié, renvoyé et oublié. Mieux les châtiments corporels devrait s’appliquer et confirmer l’évident manque de dignité de ces misérables.

Ils sont la gauche d’Etat, qui vient de diriger (ruiner ) la France pendant cinq ans.

Voyons ce qu’en pense la cour des comptes à qui on vient de soumettre triomphalement les réductions de déficit de la sécurité sociale et de l’état: les comptes sociaux sont soumis à une dette insoutenable qui ne réduit pas, et à une réforme des retraites vieille de six ans qui représente la moitié de la réduction présentée; l’Etat reporte en 2017 tous les résultats positifs, la baisse historique des taux d’intérêt expliquant la moitié des « économies »  faites.

La démagogie, la ruine, la honte, le mensonge et la corruption sont encore au pouvoir. En paroles et en actes ces hommes sont des monstres et il faut s’en débarrasser à jamais.

Je n’irai pas voter à cette primaire là. Bien sur, il est possible que Valls gêne Macron, mais est ce que Macron va gêner Hamon ou Bourre&Monteuh ? Tout ce qui a touché Hollande est pourrave, tout ce qui touche à la gauche est impur, sale, et horrifiant de connerie. Je ne voudrais me salir mes mains que dans leur sang.

Fillon et l’immigration

Les positions de Fillon sur l’immigration sont assez puissantes, voire très puissantes.

En gros, ce qu’on pourrait souhaiter est sur la table. A sa décharge, c’est la politique du Canada, digne d’un pays dont les quotas votés permettront d’accueillir 300 000 immigrés en 2017. Sinon, c’est un ensemble de mesures racistes insupportables quasi nazies, qui semblent bien rompre avec ce qui est le contraire de son corollaire,  c’est à dire avec l’encouragement sans limites à l’installation en France de toute personne qui le désirerait.

La modification expliquée des « politiques » existantes permettent de se faire une idée de celles-ci, et on peut se demander à quoi bien elles pouvaient servir. En tout cas, au cas où on ne connaissait pas leur existence, ce qui les remplace semble bien cruel, je dirais de toute évidence. On dirait que la France serait prête à changer quelque chose de ce point de vue. Un petit florilège, on se prend à douter: et si il y en avait encore d’autres, des cachées, des qu’on ne connait pas, des qui seraient encore plus généreuses mais qu’on n’oserait pas citer, de peur de d’avoir honte ? On reprend donc les termes d’un discours presque exclusivement consacré à cela et qui met bien les points sur les « i ».

Il y a 9 millions de chômeurs, l’immigration doit être réduite au minimum. Point final. Cela concerne l’immigration illégale, mais aussi l’immigration légale: les visas accordés en 2015 sont 40% supérieurs à ceux accordés en 2012. Les quotas seront décidés par l’assemblée avec un système de quotas géographiques et seront exécutés par l’exécutif. 

L’immigration en France n’est pas l’avenir de l’Afrique, dont la population va doubler. La question de l’immigration ne doit plus être un tabou dans la relation avec les pays africains.

Le fasciste racisant maintient le droit d’asile, mais veut faire cesser son détournement: il faut accueillir les vrais réfugiés, par exemple Romain Gary.  Ceci car 70% des demandes ne seraient pas fondées et se font au service de passeurs, les passeurs de faux rêves sont des passeurs de mort.

4% des déboutés de l’asile sont éloignés actuellement, il faudra demain qu’ils quittent le territoire tous, et les originaires de pays surs seront retenus administrativement pendant l’examen de leur demande. Les demandes d’asile doivent être formées à l’étranger. 120 jours d’examen maximum. L’hébergement en France sera assuré  par rétention dans des centres dédiés.

La directive éloignement de Valls instaurant une assignation  à résidence  est un échec. La rétention administrative sera portée à 180 jours, elle est illimitée au UK et aux Pays Bas, et de 18 mois en Allemagne. Ce délai permettra ainsi de négocier le retour dans le pays d’origine, le retour étant à la charge du pays en question (lié aux politiques de développement). On a donc, en quelque sorte,  un mur construit par les pays d’origine.

Par contre les enfants ne sont pas responsables de l’immigration illégale et resteront scolarisés (prend ça Le Pen).  Les mineurs isolés qui veulent franchir la manche devraient le pouvoir, les britanniques doivent en prendre leur part et les accords du Touquet renégociés. Nous avons ici le seul bémol libéral de tout l’exposé, au demeurant un cookie pour sarkozyste, la renégocation ne pouvant être faite sans les anglais, eux mêmes sans doute peu désireux de nous aider à continuer de vider Calais. Bof.

Il faut réformer Schengen et faire des vraies frontières extérieures. Les pays extérieurs qui ne peuvent l’assurer devront quitter Schengen. En attendant, on rétablit les contrôles aux frontières nationales. Aussi simple que ça. Dans un contexte terroriste, dans un contexte de guerre, l’Europe et ses pays membres doivent se défendre. Maintenant. Cela est dit à Nice, et les gens de la région ont sans doute vu le problème.

Mais il y a aussi  l’immigration intra européenne, et la directive sur le travail détaché devra être renégociée: à travail égal, salaire ET cotisations sociales égaux. Là encore, une difficulté se présentera, car une renégociation n’est pas toujours si simple. Une pastille à sarkozyste ? Sans doute aussi.

L’AME dont le cout dépasse le milliard d’Euros, et qui a augmenté de 50% depuis 2012 sera supprimée et limitée à la lutte contre les maladies infectieuses. Ouf, bien sur.

Les étrangers condamnés seront expulsés, et la naturalisation conditionnée à une assimilation au minimum liée à la maitrise de la langue française: l’assimilation c’est aimer la France (on n’osait pas le dire). Le nombre de naturalisations par décret a augmenté de 30% en cinq ans. Ces décrets signés Valls (le cri de la bête sans doute) seront abrogés, et la durée minimale de séjour exigée pour être naturalisé sera portée à 8 ans comme en Allemagne, et les condamnés au pénal refusés. Cinq ans de vie commune seront exigés des conjoints candidats et les enfants d’étrangers devront faire une démarche explicite à leur majorité. Si on ne peut pas limiter le regroupement familial à cause de la CEDH, et bien on prendra ses responsabilités…

Le déroulé de ces « propositions » ne se fait pas de manière exaspérée, ou en affirmant son évidence autoritaire haineuse. Ca c’était du temps de Sarkozy et le flou des dénonciations indignées, qui semblaient impliquer des actions à venir, ne fut pas suivi de grand chose. Ici on a un déroulé de mesures, groupées, au service d’un discours calme basé sur un constat partagé par bien des gens. Quand on parle de déroulé, on dirait plutôt une campagne de tirs depuis un cuirassé, destiné à vider la totalité des soutes à munitions. On met tout amiral ? Oui, on met tout. A vos ordres amiral.

Voilà, c’est dit et cela devrait correspondre à ce que bien des gens pensaient nécessaire depuis des années.

Parmi eux les désespérés de chez Le Pen, qui s’étaient habitués à voir associer cette forme de bon sens là à des politiques absurdes ou racistes proposées par des démagogues. A eux de voir si ils veulent, déprimés, continuer de voter dans leur cloaque, au service de ce qu’ils condamnent: un ex premier ministre (Manuel Valls), hors sol, naturalisé lui même et qui fait venir sa famille mondialisée à tour de bras pour remercier un pays d’accueil qu’il vérole de toutes ses forces.

Parmi eux aussi les gens normaux, qui commençaient à perdre patience et à qui on vient de rappeler que les politiques laxistes de Sarkozy furent suivies d’une folie d’invasion digne de Mars Attack ! 4 ans à accumuler toute l’érythrée face à la mer, puis dans des châteaux  partout en France (seul celui de Fillon fut épargné), 4 ans à tout multiplier par deux aux frais de la princesse, sans raisons autres que la faiblesse et l’antiracisme.

En face, la tapette à cougars (Macron) rappelle que les migrations sont une opportunité économique et que Merkel a eu raison de prendre son million de violeurs. L’appétit sexuel des ses vieux mentor(e)s est inépuisable, il leur en en faudra toujours plus. Un deuxième tour portant sur ces questions est peut être possible, et cela serait donc la victoire de l’extrême droite ? Ah que Fillon est délicieusement d’extrême droite, dommage qu’il ne s’énerve pas plus dans ses discours, (je rigole). Il faudra laisser donc la voix aigüe et les cris de putois à la concurrence.

En attendant, pour la première fois depuis trente ans, un homme politique met sur la table une politique globale raisonnable et acceptable qui traite un problème majeur de l’occident développé de manière effective, positive, sincère et convaincante.